mardi 16 mai 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-20VE01503 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET BAZIN & ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
Procédure contentieuse antérieure :
La commune de Corbeil-Essonnes a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté n° 2018-1256 du 1er août 2018 et la décision du 3 août 2018 du président de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux et de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1809212 du 24 avril 2020, le tribunal administratif de Versailles a annulé la décision du 3 août 2018 et la décision de rejet du recours gracieux y afférent en tant qu'elles fixent la date de réintégration de M. C au sein de la commune de Corbeil-Essonnes au 1er septembre 2018 et qu'elles portent refus de continuer à prendre en charge la rémunération de l'intéressé à compter de cette date, a mis à la charge de la communauté d'agglomération la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et a rejeté le surplus des conclusions.
Procédure devant la cour :
I. Par une requête et un mémoire enregistrés le 26 juin 2020 et le 9 mars 2023, sous le n° 20VE01503, la communauté d'agglomération Grand Paris Sud, représentée par Me Polderman, avocat, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement ;
2°) de rejeter la demande de première instance de la commune de Corbeil Essonnes ;
3°) de mettre à la charge de la commune de corbeil-Essonnes la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le jugement est irrégulier car les mémoires sont visés mais pas correctement analysés ; le tribunal n'a pas répondu au moyen tiré de l'absence de preuve par la commune de l'absence de poste vacant ;
- la demande de première instance est irrecevable car le courrier du 3 août 2018 n'est pas une décision faisant grief et il s'agit d'un courrier confirmatif de celui du 16 novembre 2016 ; aucune obligation nouvelle n'était mise à la charge de la commune ; la réintégration était une obligation résultant du retrait de l'arrêté du 16 avril 2018 ;
- la commune n'apporte pas la preuve de l'absence de poste vacant à compter du 1er septembre 2016, ainsi qu'elle l'a soutenu en première instance ; le poste de directeur général des services était vacant en décembre 2018 ; elle n'était pas tenue de rémunérer M. C jusqu'à la date à laquelle le détachement devait prendre fin et il revenait donc à la commune de le rémunérer faute de démonstration de l'absence de poste vacant ; la situation de M. C doit être traité en vertu des articles 67, 97b et 97 bis de la loi du 26 janvier 1984 et non de l'article 53 en l'absence d'option ; faute de poste vacant, il devait être placé en surnombre au sein de la commune à la date d'échéance anticipée de son détachement ; une obligation de continuer à rémunérer M. D ne pouvait excéder une année ; au-delà, M. C devait être remis à disposition du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) par la commune avec paiement d'une contribution ; faute de demande de l'application de l'article 53 de la loi du 26 janvier 1984, la carrière doit être gérée par l'administration d'origine et il appartient à la commune d'apporter la preuve de l'absence de poste vacant.
Par des mémoires en intervention enregistrés le 7 octobre 2021, le 14 février et le 6 mars 2023, M. B C, représenté par Me Bodson, avocat, conclut dans le dernier état de ses écritures à l'annulation du jugement du tribunal administratif de Versailles, à ce qu'il soit enjoint à la commune de le réintégrer et d'en tirer les conséquences sur sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt et sous astreinte de 500 euros par jour de retard, de procéder à la reconstitution de sa carrière en ordonnant sa réintégration effective et juridique à compter du 1er septembre 2016 en le plaçant à l'indice HEC3 à la date de l'arrêt, et à lui verser la somme de 396 027,24 euros au titre des arriérés de traitement du 1er septembre 2016 au 1er mars 2021 avec intérêts au taux légal et capitalisation, de verser la somme de 174 863,64 euros à la CNRACL, de lui verser la somme de 300 000 euros en réparation de ses préjudices et de verser la somme de 60 000 euros à l'Ircantec et les points de retraite complémentaires et cotisations, avec intérêt au taux légal à compter du 1er septembre 2016, de lui verser son traitement à compter du 1er jour suivant la date de notification de l'arrêt à intervenir sur la base de l'indice HEB3, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, de lui verser la somme de 63 589,20 euros à raison du traitement restant dû entre le 1er mars 2020 et le 1er mars 2021 sous astreinte de 500 euros par jour de retard, de lui verser la totalité des traitements dus depuis le 1er mars 2021 sous astreinte de 500 euros par jour de retard et la somme de 226 301,28 euros au titre de la période au 1er mars 2021 au 1er mars 2023, de verser la somme de 99 922,08 euros à la CNRACL ou à lui à titre subsidiaire, de lui verser la somme de 100 000 euros en réparation de ses préjudices à compter du 1er mars 2021 et de mettre à la charge de la commune de Corbeil- Essonnes la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'il est recevable à intervenir à l'instance d'appel et qu'il s'est associé en substance aux conclusions de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud dans cette instance et dans l'instance 20VE01505 ; que contrairement à ce que soutient la communauté d'agglomération, le jugement n'est pas irrégulier ; la demande de première instance de la commune est recevable ; le jugement est entaché d'une erreur de droit car la commune avait l'obligation de le réintégrer dès le 1er septembre 2016 et devait lui proposer l'emploi fonctionnel correspondant à son grade ; il ne ressort pas des pièces du dossier que la commune n'était pas en mesure de lui offrir un emploi correspondant à son grade en 2017 et 2018 et c'est à tort que le tribunal a jugé, en application de l'article 67 de loi du 26 janvier 1984, que la commune ne disposait d'aucun poste d'administrateur territorial au 1er août 2018 ; il aurait dû être remis à la disposition de sa collectivité d'origine le 1er septembre 2016 en application de l'article 67 de la loi du 26 janvier 1984 comme le soutient la communauté d'agglomération et réintégré à l'indice HEB bis 3 ; le maire a abbrogé son détachement à compter du 1er septembre 2016 par arrêté du 9 juin 2020 portant réintégration; la décision du 25 juin 2016 de la commune est illégale ; il peut prétendre au versement des traitements qu'il aurait dû percevoir pour la période du 1er septembre 2016 au 29 février 2020, sur une base de 9 429 euros par mois sur 42 mois, soit 396 027,24 euros ; de verser à la CNRACL la somme de 174 863,64 euros ; la commune a commis une faute en refusant de gérer sa situation et peut prétendre à une indemnisation de 100 000 euros au titre du préjudice de carrière, de 150 000 euros au titre de ses troubles dans les conditions d'existence et de 50 000 euros en raison de son préjudice moral ; la commune doit être condamnée à verser à l'institut de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'Etat et des collectivités publiques la somme de 60 0000 euros avec attributions de points de retraite complémentaire et paiement des cotisations, avec intérêt au taux légal à compter du 1er septembre 2016 ; la commune, qui a cessé de le rémunérer à compter du 1er mars 2021, doit prendre en charge sa rémunération à compter du 1er mars 2020 et jusqu'à sa retraite ; c'est à tort qu'il a été placé en surnombre le 9 juin 2020, la commune n'apportant pas la preuve de l'absence de poste vacant à compter du 1er mars 2020 ; il aurait dû être réintégré sur le poste de directeur général des services, vacant en janvier 2021 ; il peut prétendre au versement du traitement correspondant à compter du 1er mars 2020 et au versement des arriérés de traitement, primes et indemnités entre le 1er mars 2021 et la date de l'arrêt, sur une base de 9 429,22 euros mensuels nets, à parfaire selon reconstitution de sa carrière et un indice HEC3, et entre le 1er mars 2020 et le 1er mars 2021, sur la base de l'indice HEB 3, à raison de 9 429,22 euros mensuels sur 12 mois, déduction faite des 4 130,12 euros versés par la commune, soit 63 589,20 euros ; la commune a commis une faute en refusant de gérer sa situation à compter du 1er mars 2020 et il peut prétendre à une indemnisation de 10 000 euros au titre du préjudice de carrière, de 60 000 euros au titre de ses troubles dans les conditions d'existence et de 10 000 euros en raison de son préjudice moral ; de verser à la CNRACL la somme de 99 922,08 euros du 1er mars 2021 au 1er mars 2023.
Par des mémoires en défense enregistrés le 15 février et le 7 mars 2023, la commune de Corbeil-Essonnes, représentée par Me Bazin, avocat, conclut au rejet de la requête, au rejet des conclusions de M. C et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés ; que l'intervention de M. C est irrecevable et mal fondée.
II. Par une requête et un mémoire enregistrés le 29 juin 2020 et le 15 février 2023, sous le n° 20VE01505, la commune de Corbeil-Essonnes, représentée par Me Bazin, avocat, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement en ce qu'il fixe la date de réintégration de M. C au sein de la commune au 1er septembre 2017 et juge qu'il appartient à la commune de prendre en charge sa rémunération après le 29 février 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions présentées par M. C, intervenant à l'instance, sont irrecevables ; il ne s'associe pas aux conclusions de la commune et la communauté d'agglomération Grand Paris Sud n'a pas produit de mémoire en défense ; il ne peut pas présenter de conclusions propres ;
- elle n'avait pas à prendre en charge la rémunération de M. C à compter du 29 février 2020 et M. C ne devait pas être remis à disposition de la commune à compter du 1er septembre 2017 ; il est nécessaire de combiner les articles 53 et 67 de la loi du 26 janvier 1984 dans l'unique hypothèse du non-renouvellement d'un fonctionnaire sur emploi fonctionnel ; en cas de détachement prenant fin à son terme, la règle est celle de la réintégration dans la collectivité d'origine et, en cas d'absence d'emploi vacant, de prendre en charge l'intéressé dans le cadre des dispositions de l'article 67 de la loi du 26 janvier 1984, renvoyant à son article 97 ; l'article 53 déroge à la règle en faisant peser une obligation de reclassement sur l'organisme d'accueil ; il n'existe pas de droit d'option en cas de fin de détachement anticipé sur emploi fonctionnel et l'organisme d'accueil doit soit reclasser le fonctionnaire dans ses effectifs, le licencier ou le placer en congé spécial, soit en cas d'impossibilité de reclassement le réintégrer sur un emploi vacant d'administrateur territorial le remettre à disposition du CNFPT, ou du centre de gestion avec paiement de la contribution prévue à l'article 97 bis ; la communauté d'agglomération doit donc rétablir la rémunération de M. C depuis le 1er septembre 2017 et prendre les mesures nécessaires à sa prise en charge par le CNFPT et l'intéressé ne peut pas être réintégré dans les effectifs de la commune à compter du 1er septembre 2017 ni voir sa rémunération prise en charge par la commune à compter du 29 février 2020 ;
- les éléments produits par M. C ne démontrent pas que le poste de directeur général des services était vacant le 1er août 2018 ; elle n'a pas commis de faute s'agissant de la gestion de la carrière de M. C et il appartenait à la communauté d'agglomération Grand Paris Sud de le prendre en charge jusqu'au 1er mars 2020 selon le tribunal administratif et il devait être pris en charge par le CNFPT depuis le 1er septembre 2017 ; elle n'a pas commis de faute s'agissant de son obligation de reclassement ; les préjudices allégués ne sont pas justifiés.
Par des mémoires en intervention enregistrés le 7 octobre 2021, le 14 février et le 6 mars 2023, M. B C, représenté par Me Bodson, avocat, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à l'annulation du jugement du tribunal administratif de Versailles, à ce qu'il soit enjoint à la commune de le réintégrer et d'en tirer les conséquences sur sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt et sous astreinte de 500 euros par jour de retard, à ce qu'il soit enjoint à la commune de procéder à la reconstitution de sa carrière en ordonnant sa réintégration effective et juridique à compter du 1er septembre 2016 en le plaçant à l'indice HEC3 à la date de l'arrêt, de lui verser la somme de 396 027,24 euros au titre des arriérés de traitement du 1er septembre 2016 au 1er mars 2021, avec intérêts au taux légal et capitalisation, de verser la somme de 174 863,64 euros à la CNRACL, la somme de 300 000 euros en réparation de ses préjudices et de verser la somme de 60 000 euros à l'Ircantec et les points de retraite complémentaires et cotisations, avec intérêt au taux légal à compter du 1er septembre 2016, et de lui verser son traitement à compter du 1er jour suivant la date de notification de l'arrêt à intervenir sur la base de l'indice HEB3, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, de lui verser la somme de 63 589,20 euros à raison du traitement restant dû entre le 1er mars 2020 et le 1er mars 2021 sous astreinte de 500 euros par jour de retard, de lui verser la totalité des traitements dûs depuis le 1er mars 2021 sous astreinte de 500 euros par jour de retard et la somme de 226 301,28 euros au titre de la période du 1er mars 2021 au 1er mars 2023, de verser la somme de 99 922,08 euros à la CNRACL ou à lui à titre subsidiaire, de lui verser la somme de 100 000 euros en réparation de ses préjudices à compter du 1er mars 2021 et de mettre à la charge de la commune de Corbeil-Essonnes la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'il est recevable à intervenir à l'instance d'appel et qu'il s'est associé en substance aux conclusions de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud dans cette instance et dans l'instance 20VE01503 ; le jugement est entaché d'une erreur de droit car la commune avait l'obligation de le réintégrer dès le 1er septembre 2016, devait lui proposer l'emploi fonctionnel correspondant à son grade ; il ne ressort pas des pièces du dossier que la commune n'était pas en mesure de lui offrir un emploi correspondant à son grade en 2017 et 2018 et c'est à tort que le tribunal a jugé, en application de l'article 67 de la loi du 26 janvier 1984, que la commune ne disposait d'aucun poste d'administrateur territorial au 1er août 2018 ; il aurait dû être remis à la disposition de sa collectivité d'origine le 1er septembre 2016 en application de l'article 67 de la loi du 26 janvier 1984 comme le soutient la communauté d'agglomération et réintégré à l'indice HEB bis 3; le maire a abrogé son détachement à compter du 1er septembre 2016 par arrêté portant réintégration du 9 juin 2020 ; la décision du 25 juin 2016 de la commune est illégale ; il peut prétendre au versement des traitements qu'il aurait dû percevoir pour la période du 1er septembre 2016 au 29 février 2020, sur une base de 9 429 euros par mois sur 42 mois, soit 396 027,24 euros et au versement à la CNRACL de la somme de 174 863,64 euros ; la commune a commis une faute en refusant de gérer sa situation et il peut prétendre à une indemnisation de 100 000 euros au titre du préjudice de carrière, de 150 000 euros au titre de ses troubles dans les conditions d'existence et de 50 000 euros en raison de son préjudice moral ; la commune doit être condamnée à verser à l'institut de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'Etat et des collectivité publiques la somme de 60 000 euros avec attributions de points de retraite complémentaire et paiement des cotisations, avec intérêt au taux légal à compter du 1er septembre 2016 ; la commune, qui a cessé de le rémunérer à compter du 1er mars 2021, doit prendre en charge sa rémunération à compter du 1er mars 2020 et jusqu'à sa retraite ; c'est à tort qu'il a été placé en surnombre le 9 juin 2020, la commune n'apportant pas la preuve de l'absence de poste vacant à compter du 1er mars 2020 ; il aurait dû être réintégré sur le poste de directeur général des services, vacant en janvier 2021 ; il peut prétendre au versement du traitement correspondant à compter du 1er mars 2020 et au versement des arriérés de traitement, primes et indemnités entre le 1er mars 2021 et la date de l'arrêt, sur une base de 9 429,22 euros mensuels nets, à parfaire selon reconstitution de sa carrière et un indice HEC3, et entre le 1er mars 2020 et le 1er mars 2021, sur la base de l'indice HEB 3, à raison de 9 429,22 euros mensuels sur 12 mois, déduction faite des 4 130,12 euros versés par la commune, soit 63 589,20 euros ; la commune a commis une faute en refusant de gérer sa situation à compter du 1er mars 2020 et il peut prétendre à une indemnisation de 10 000 euros au titre du préjudice de carrière, de 60 000 euros au titre de ses troubles dans les conditions d'existence et de 10 000 euros en raison de son préjudice moral ; la commune doit verser à la CNRACL la somme de 99 922,08 euros du 1er mars 2021 au 1er mars 2023.
Par un courrier du 29 mars 2023, la cour a informé les parties, dans l'instance n°20VE01505 et en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, qu'elle est susceptible de relever d'office le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité de la requête, qui se borne à contester les motifs du jugement sans demander la réformation de son dispositif.
La communauté d'agglomération Grand Paris Sud a produit des observations le 30 mars 2023.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Moulin-Zys, rapporteure publique,
- et les observations de Me Polderman représentant la communauté d'agglomération Grand Paris Sud et de Me Marginean représentant la commune de Corbeil-Essonnes.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, administrateur territorial hors classe de la commune de Corbeil-Essonnes, a été détaché sur l'emploi fonctionnel de directeur général des services de la communauté d'agglomération Seine-Essonne pour une durée de 5 ans à compter du 1er mars 2010. Ce détachement a été renouvelé pour une durée de 5 ans à compter du 1er mars 2015. A compter du 1er janvier 2016, la communauté d'agglomération Seine-Essonne a fusionné avec celle d' Evry centre Essonne, de Sénart, le syndicat d'agglomération nouvelle de Sénart en Essonne, et la commune de Grigny, pour devenir la communauté d'agglomération Grand Paris Sud. M. C a été temporairement placé sur un poste de directeur général adjoint, conformément aux dispositions de l'article 114 de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015, pour une période maximale de 6 mois. Par un arrêté du 23 août 2016, le président de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud a mis fin au détachement de M. C à compter du 1er septembre 2016 et l'a remis à disposition de la commune. Par un courrier du 16 novembre 2016, le directeur général des services de la communauté d'agglomération a informé M. C que, à défaut de réintégration par la commune de Corbeil-Essonnes, la communauté d'agglomération Grand Paris Sud le rémunerait dans des conditions équivalentes à une période de surnombre. Par un arrêté du 20 décembre 2017, la communauté d'agglomération Grand Paris Sud a placé M. C en surnombre jusqu'au 28 février 2020. Par un arrêté du 16 avril 2018 retirant le précédent, la communauté d'agglomération Grand Paris Sud a placé M. C en surnombre jusqu'au 31 août 2018. Par un arrêté du 1er août 2018, le président de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud a retiré cet arrêté. Par un courrier du 3 août 2018, le président de la communauté d'agglomération grand Paris Sud a indiqué au maire de Corbeil-Essonnes que M. C était remis à disposition de la commune, qu'il lui appartenait de le réintégrer dans ses effectifs à compter du 1er septembre 2018 et que la communauté d'agglomération ne prendrait plus en charge sa rémunération à compter de cette date. M. C a été réintégré en surnombre dans les effectifs de la commune par arrêté du 9 juin 2020 et payé par cette dernière à compter du 1er mars 2020. M. C a été radié des effectifs de la commune par arrêté du 19 mars 2021, à compter du 28 février 2021. Il a été pris en charge par le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) le 24 mars 2021. La commune de Corbeil-Essonnes a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 1er août 2016 et le courrier du 3 août 2016, ainsi que les décisions de rejet des recours gracieux y afférents. Par un jugement n°1809212 du 24 avril 2020, le tribunal administratif de Versailles a annulé la décision du 3 août 2018 en tant qu'elle fixe la date de réintégration de M. C au sein de la commune de Corbeil-Essonnes au 1er septembre 2018 et qu'elle porte refus de continuer à prendre en charge la rémunération de l'intéressé à compter de cette date, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux dans cette mesure, et a rejeté le surplus des conclusions aux fins d'annulation. Par des requêtes enregistrées sous les numéros 20VE01503 et 20VE01505, la communauté d'agglomération Grand Paris Sud et la commune de Corbeil-Essonnes relèvent appel de ce jugement.
2. Les requêtes 20VE01503 et 20VE01505 sont dirigées contre le même jugement et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul arrêt.
Sur l'intervention de M. C :
3. M. C, qui fait valoir qu'il intervient au soutien des conclusios présentées par la communauté d'agglomération Grand Paris Sud et soutient que la commune devait le reprendre en charge au terme de son détachement, justifie d'un intérêt à la réformation du jugement en litige et il y a donc lieu d'admettre son intervention dans les présentes instances. En revanche, M. C, qui n'est pas une partie à l'instance, pas plus en appel que devant le tribunal devant lequel il n'est pas intervenu, n'est pas recevable à présenter des conclusions propres, en particulier des conclusions indemnitaires présentées au surplus pour la première en appel. Il y a donc lieu d'accueillir la fin de non-recevoir soulevée par la commune de Corbeil-Essonnes et de rejeter les conclusions, notamment indemnitaires et de paiements divers, présentées par M. C ainsi que ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud :
4. Si la communauté d'agglomération Grand Paris Sud soutient que le jugement serait irrégulier faute d'avoir correctement analysé les mémoires produits en première instance, elle indique elle-même qu'ils ont été visés et ne soutient pas, à l'exception de ce qu'elle présente comme un moyen relatif à l'absence de preuve par la commune de l'absence de poste vacant dans ses effectifs, que le tribunal n'y aurait pas répondu. Le moyen tiré d'un défaut d'analyse des moyens soulevés, au demeurant dépourvu de précision, ne peut donc qu'être écarté. Par ailleurs, le tribunal a estimé, au point 10 de son jugement, que la commune n'avait pas de poste vacant qu'elle pourrait proposer à M. C. Ce faisant, le tribunal a nécessairement écarté l'argument de la communauté d'agglomération tiré de l'absence de preuve apportée par la commune d'une absence de poste vacant.
5. Si la communauté d'agglomération Grand Paris Sud soutient que la demande de première instance est irrecevable car le courrier du 3 août 2018 ne serait pas une décision faisant grief et serait confirmatif de celui du 16 novembre 2016, il est constant, ainsi que l'a relevé le tribunal administratif de Versailles, que ce courrier indique à la commune de Corbeil-Essonnes qu'il lui appartient de réintégrer M. C dans ses effectifs à compter du 1er septembre 2018 et de prendre en charge sa rémunération à compter de cette date. Ce courrier, qui intervient après le retrait de deux arrêtés plaçant M. C en position de surnombre et alors que la communauté d'agglomération Grand Paris Sud a pris en charge la rémunération de M. C depuis le 1er septembre 2016, date à laquelle son détachement a pris fin, ne peut être regardé, eu égard à sa teneur et à ses effets, comme un simple courrier d'information, pas plus que comme une décision confirmative de celle du 16 novembre 2016 eu égard à l'évolution de la situation administrative de M. C entre ces deux dates.
6. Aux termes de l'article 53 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Lorsqu'il est mis fin au détachement d'un fonctionnaire occupant un emploi fonctionnel mentionné aux alinéas ci-dessous et que la collectivité ou l'établissement ne peut lui offrir un emploi correspondant à son grade, celui-ci peut demander à la collectivité ou l'établissement dans lequel il occupait l'emploi fonctionnel soit à être reclassé dans les conditions prévues aux articles 97 et 97 bis, soit à bénéficier, de droit, du congé spécial mentionné à l'article 99, soit à percevoir une indemnité de licenciement dans les conditions prévues à l'article 98. / Ces dispositions s'appliquent aux emplois : / () - de directeur général, de directeur général adjoint des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre de plus de 10 000 habitants () ". Aux termes de l'article 67 de cette même loi, " () Le fonctionnaire détaché qui est remis à la disposition de sa collectivité ou de son établissement d'origine avant l'expiration normale de la période de détachement pour une cause autre qu'une faute commise dans l'exercice de ses fonctions et qui ne peut être réintégré dans son corps ou cadre d'emplois d'origine faute d'emploi vacant continue d'être rémunéré par l'organisme de détachement au plus tard jusqu'à la date à laquelle le détachement devait prendre fin. () ". Enfin, l'article 97 de la loi, dans sa rédaction applicable au litige, dispose que : " Dès lors qu'un emploi est susceptible d'être supprimé, l'autorité territoriale recherche les possibilités de reclassement du fonctionnaire concerné. / I.- Un emploi ne peut être supprimé qu'après avis du comité technique sur la base d'un rapport présenté par la collectivité territoriale ou l'établissement public. () Si la collectivité ou l'établissement ne peut lui offrir un emploi correspondant à son grade dans son cadre d'emplois ou, avec son accord, dans un autre cadre d'emplois, le fonctionnaire est maintenu en surnombre pendant un an. Pendant cette période, tout emploi créé ou vacant correspondant à son grade dans la collectivité ou l'établissement lui est proposé en priorité () Au terme de ce délai, le fonctionnaire est pris en charge par le centre de gestion dans le ressort duquel se trouve la collectivité ou l'établissement, ou par le Centre national de la fonction publique territoriale s'il relève de l'un des cadres d'emplois de catégorie A auxquels renvoie l'article 45. ".
7. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'il est mis fin au détachement d'un fonctionnaire territorial sur un emploi fonctionnel mentionné à l'article 53 de la loi du 26 janvier 1984, à l'initiative de la collectivité ou de l'établissement au sein de laquelle ou duquel il est détaché sur un tel emploi, que cette fin de fonctions intervienne avant le terme normal du détachement ou résulte du non-renouvellement de celui-ci, ce fonctionnaire est en principe réintégré dans son corps ou cadre d'emplois et réaffecté à la première vacance ou création d'emploi dans un emploi correspondant à son grade relevant de sa collectivité ou de son établissement d'origine en application de l'article 67 de la même loi. Si sa collectivité ou son établissement d'origine n'est pas en mesure, à la date à laquelle la fin du détachement prend effet, de le réaffecter sur un tel emploi, le fonctionnaire est en droit, dans les conditions prévues par l'article 53 de la loi du 26 janvier 1984, de demander à la collectivité ou à l'établissement dans lequel il occupait l'emploi fonctionnel de bénéficier d'un reclassement, d'un congé spécial ou d'une indemnité de licenciement. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'article 67 de la loi du 26 janvier 1984 n'est plus applicable à la situation du fonctionnaire territorial qui demande le bénéfice de l'une des facultés qui lui sont offertes par les dispositions de l'article 53 de la même loi.
8. Il ressort des pièces du dossier que, après avoir mis fin au détachement de M. C sur l'emploi fonctionnel de directeur général des services à compter du 1er septembre 2016, la communauté d'agglomération Grand Paris Sud, faute de reprise en charge de l'intéressé par la commune de Corbeil Essonnes, a continué à payer l'intéressé jusqu'au 1er septembre 2018, après l'avoir placé en surnombre à compter du 1er septembre 2017. Il ressort en outre des pièces du dossier que M. C, qui a bénéficié d'un entretien avant qu'il soit mis fin à son détachement, n'a pas sollicité l'application des dispositions de l'article 53 lorsqu'il a été mis fin à son détachement et qu'il a été constaté que la commune n'était pas en mesure de le réaffecter dans un emploi correspondant à son grade. Ainsi que le soutient la communauté d'agglomération, il aurait donc dû, en application des dispositions de l'article 67 précité, être remis à disposition de la commune de Corbeil-Essonnes au terme de son détachement. Si la communauté d'agglomération ne développe aucune argumentation contre le jugement en tant qu'il a jugé que la décision du 3 août 2018 est illégale en tant qu'elle remet M. C à disposition de la commune à compter du 1er septembre 2018 et non du 1er septembre 2017, elle soutient en revanche qu'elle n'était plus tenue de continuer à prendre en charge financièrement M. C à compter du 1er septembre 2018. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que la commune, qui n'est pas tenue d'en justifier par la production d'un document particulier, aurait disposé d'un poste vacant d'administrateur territorial ou eu connaissance, le 3 août 2018 ou même avant cette date, d'un poste susceptible de se libérer. S'il ressort des pièces du dossier qu'un poste d'administrateur était vacant dans la commune en décembre 2018, après le décès de son directeur général des services, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette vacance aurait pu être connue ou simplement envisagée à la date de la décision en litige, le 3 août 2018. Il suit de là, ainsi que l'a jugé le tribunal administratif de Versailles, et au regard de la situation connue au 3 août 2018, qu'il appartenait à la communauté d'agglomération Grand Paris Sud de continuer à prendre en charge la rémunération de M. C jusqu'à la date à laquelle le détachement devait prendre fin, en application des dispositions de l'article 67 précité et sauf changement de situation postèrieurement à cette date.
9. Il suit de là que la communauté d'agglomération Grand Paris Sud n'est pas fondée à se plaindre de ce que le tribunal administratif de Versailles a annulé la décision du 3 août 2018 et la décision de rejet du recours gracieux de la commune en tant qu'elles fixent la date de réintégration de M. C au sein de la commune de Corbeil-Essonnes au 1er septembre 2018 et qu'elles portent refus de continuer à prendre en charge la rémunération de l'intéressé à compter de cette date.
Sur les conclusions de la commune de Corbeil-Essonnes :
10. Si la commune de Corbeil-Essonnes, qui se borne à contester les motifs du jugement sans demander la réformation de son dispositif, soutient que M. C ne pouvait pas être réintégré dans les effectifs de la commune à compter du 1er septembre 2017 ni voir sa rémunération prise en charge par la commune après le 29 février 2020, il résulte de ce qui a été exposé au point 7 que, s'il ne ressort pas des pièces du dossier que la commune disposait d'un poste vacant d'administrateur territorial ou avait connaissance de la vacance prochaine d'un tel poste à la date de la décision en litige, le 3 août 2018, elle était tenue, faute d'exercice par M. C de l'option prévue à l'article 53 de la loi du 24 janvier 1984, de le réintégrer dans son corps ou cadre d'emplois et de prendre en charge sa rémunération, en l'absence de poste vacant, après le terme théorique de son détachement, soit le 29 février 2020. Il suit de là que la commune de Corbeil-Essonnes n'est, en tout état de cause, pas fondée à demander la réformation des motifs exposés au point 10 du jugement attaqué.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud et de la commune de Corbeil-Essonnes présentées sur leur fondement.
D E C I D E :
Article 1er : Les interventions de M. C sont admises.
Article 2 : La requête n°20VE01503 de la communauté d'agglomération Grand Paris Sud et la requête n°20VE01505 de la commune de Corbeil-Essonnes sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de M. C tendant à la condamnation de la commune de Corbeil-Essonnes et celles présentées au titre des articles L. 911-1, L 911-3 et L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à communauté d'agglomération Grand Paris Sud et à la commune de Corbeil-Essonnes.
Copie en sera adressée à M. B C.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Albertini, président de chambre,
M. Mauny, président assesseur,
Mme Troalen, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2023.
Le rapporteur,
O. ALe président,
P.-L. ALBERTINILa greffière,
F. PETIT-GALLAND
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
N°S 20VE01503-20VE0150500
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026