mardi 26 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-20VE01599 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET HUG & ABOUKHATER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. D B a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler l'arrêté en date du 5 août 2019 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné, d'enjoindre à cette même autorité de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1909511 du 16 juin 2020, le tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 5 août 2019 du préfet de la Seine-Saint-Denis, enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement, mis à la charge de l'Etat le versement à M. B d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et rejeté le surplus des conclusions de la demande.
Procédures devant la cour :
I°) Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2020, sous le n° 20VE01599, le préfet de la Seine-Saint-Denis demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter la demande présentée par M. B devant le tribunal administratif de Montreuil.
Il soutient que :
- les premiers juges ont, à tort, estimé que l'arrêté du 5 août 2019 était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les autres moyens soulevés par M. B devant les premiers juges ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2022, M. B, représenté par Me Hug, avocat, conclut au rejet de la requête, à l'annulation de l'arrêté contesté, à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler durant le temps du réexamen de sa demande, et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il fait valoir que le moyen d'appel soulevé par le préfet de la Seine-Saint-Denis n'est pas fondé.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 décembre 2021.
II°) Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2020, sous le n° 20VE01606, le préfet de la Seine-Saint-Denis demande à la cour de prononcer le sursis à exécution de ce jugement.
Il soutient que :
- les conditions exigées par les dispositions de l'article R. 811-15 du code de justice administrative sont remplies, compte tenu de la situation d'urgence et du doute sérieux quant aux bien-fondé du jugement ;
- il en va de même des conditions exigées par les dispositions de l'article R. 811-17 du même code.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2022, M. B, représenté par Me Hug, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il fait valoir que les dispositions des articles R. 811-15 et 17 ne sont pas applicables en l'espèce.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 décembre 2021.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant malien né le 31 décembre 1985 à Marena (Mali), a sollicité le 12 janvier 2019 son admission exceptionnelle au séjour. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a, par arrêté du 5 août suivant, rejeté sa demande motif pris de l'absence de circonstances exceptionnelles ou de motifs humanitaires attachés à sa situation, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la requête enregistrée sous le n° 20VE01599, le préfet de la Seine-Saint-Denis fait appel du jugement du 16 juin 2020 par lequel le tribunal administratif Montreuil a notamment annulé cet arrêté. Par la requête enregistrée sous le n° 20VE01606, le préfet demande, en outre, à la cour de prononcer le sursis à exécution du même jugement.
Sur la jonction :
2. Les requêtes précitées n° 20VE01599 et n° 20VE01606, qui tendent respectivement à l'annulation et au prononcé du sursis à exécution du même jugement, présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour qu'elles fassent l'objet d'un même arrêt.
Sur la requête n° 20VE01599 aux fins d'annulation du jugement attaqué :
3. Pour annuler l'arrêté du 5 août 2019 du préfet de la Seine-Saint-Denis, les premiers juges ont estimé que, eu égard à l'ancienneté du séjour en France de M. B et à son insertion dans le tissu social français, notamment par le travail, l'intéressé était fondé à soutenir que le préfet ne pouvait prendre à son encontre un tel arrêté sans entacher celui-ci d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
4. Aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 ".
5. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement des dispositions précitées, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
6. M. B soutient que, s'il ne peut justifier de son entrée sur le territoire français le 8 novembre 2012, il établit y résider depuis 2013, et qu'il est solidement inséré sur le marché du travail. Il fait valoir, à cet effet, travailler depuis le 3 novembre 2015 auprès de la société Jac Net, disposer de trente-six bulletins de salaire correspondant à un emploi à temps plein, et n'avoir jamais dissimulé avoir travaillé sous couvert d'une fausse carte d'identité. Il se prévaut d'une promesse d'embauche émanant de son actuel employeur. Toutefois, la seule durée de résidence habituelle en France ne saurait, en la supposant même établie, constituer un motif d'admission exceptionnelle au séjour. Par ailleurs, si l'intéressé produit plusieurs bulletins de salaire en qualité d'agent de service, au titre des années 2015 à 2018, ces derniers font état de montants faibles et très fluctuants jusqu'en avril 2017 et il n'est ni établi, ni même soutenu, qu'un contrat de travail aurait été conclu, même s'il est vrai qu'une autorisation de travail a été déposée par la société Jac Net. M. B ne se prévaut d'aucune insertion particulière dans une communauté de travail, ni de perspectives professionnelles envisagées, alors qu'il est constant qu'il travaillait, sans disposer, au demeurant, de qualification professionnelle, sous une fausse identité et disposait d'une fausse carte d'identité et qu'il a dissimulé cette circonstance à son employeur ainsi que le révèle le courrier de ce dernier du 7 janvier 2019. Par suite, en l'absence de situation professionnelle réellement stable et d'insertion socio-professionnelle établie, les circonstances alléguées et les documents produits ne suffisent pas à établir l'existence d'un motif d'admission exceptionnelle au titre du travail. Par suite, les moyens tirés de ce que l'arrêté attaqué méconnaîtrait, pour les motifs susmentionnés, les dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
7. Il résulte de ce qui précède que préfet de la Seine-Saint-Denis est fondé, pour ce motif, à soutenir que c'est à tort que, par le jugement entrepris du 16 juin 2020, le tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 5 août 2019 pris à l'encontre de M. B.
8. Il appartient toutefois à la cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par M. B devant la cour et le tribunal administratif de Montreuil.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
9. En premier lieu, il ressort de l'arrêté n° 2019-1062 du 29 avril 2019, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives du même jour, que le préfet de la
Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. C, sous-préfet du Raincy, pour signer dans les limites de l'arrondissement du Raincy " les arrêtés refusant ou retirant un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée doit être écarté.
10. En second lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
11. La décision contestée vise les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment les articles L. 313-10 et L. 313-14 de ce code. Elle fait, également et en particulier, état des éléments avancés par M. B relatifs à sa situation professionnelle et de ce que sa situation ne répond ni à des considérations humanitaires, ni ne relève de motifs exceptionnels, permettant de prétendre à une admission exceptionnelle au séjour. Par ailleurs, le préfet de la Seine-Saint-Denis a relevé que l'intéressé n'établissait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine ou tout autre pays où il est effectivement réadmissible. Dans ces conditions, la décision en litige comporte l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait qui le fondent au sens des dispositions précitées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et doit être regardée comme étant suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision contestée doit être écarté comme manquant en fait. Par ailleurs, la circonstance que le préfet aurait omis de mentionner certains éléments de la situation de l'intéressé et donc de les prendre en considération, si elle peut affecter la légalité interne de la décision attaquée, est en tout état de cause sans incidence sur la régularité formelle de sa motivation et ne saurait en l'espèce, contrairement à ce que soutient le requérant, permettre d'établir que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation. Le moyen soulevé à ce dernier titre doit, par suite, également être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'établissant pas que la décision portant refus de séjour serait entachée d'une illégalité, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision.
13. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ".
14. M. B fait valoir l'ancienneté de sa résidence en France depuis 2013 et son insertion professionnelle. Toutefois, outre que sa présence en France depuis la fin de l'année 2012 n'est pas établie, il ne conteste pas être célibataire et sans charge de famille. Il n'établit, ni même ne soutient, être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de vingt-six ans. De surcroît, il ne justifie pas, par les seules pièces qu'il produit, d'une insertion particulière personnelle, professionnelle, amicale ou sociale en France. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 5 août 2019 du préfet de la Seine-Saint-Denis. Ses conclusions à fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées, sous le n° 20VE01599, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
Sur la requête n° 20VE01606 aux fins de sursis à exécution du jugement attaqué :
16. La cour statuant par le présent arrêt sur les conclusions de la requête n° 20VE01599 du préfet de la Seine-Saint-Denis tendant à l'annulation du jugement attaqué, les conclusions de sa requête n° 20VE01606 tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement sont privées d'objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais de l'instance :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. B demande, sous le n° 15VE01606, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
DÉCIDE :
Article 1er : Le jugement n° 1909511 du 16 juin 2020 du tribunal administratif de Montreuil est annulé.
Article 2 : La demande présentée par M. B devant le tribunal administratif de Montreuil ainsi que ses conclusions présentées devant le juge d'appel sont rejetées.
Article 3 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête présentée par le préfet de la
Seine-Saint-Denis et enregistrée sous le n° 20VE01606.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. D B et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Bresse, président de chambre,
Mme Danielian, présidente assesseure,
Mme Deroc, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 26 juillet 2022.
La rapporteure,
M. DerocLe président,
P. BresseLa greffière,
C. Fourteau
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,
Nos 20VE01599
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
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Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026