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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-20VE03311

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-20VE03311

mardi 14 juin 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-20VE03311
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantGOEAU-BRISSONNIERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 10 septembre 2020 C lequel le préfet du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le Système d'information Schengen.

C un jugement n° 2009493 du 28 octobre 2020, la magistrate désignée C la présidente du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

C une requête enregistrée le 18 décembre 2020 et des mémoires enregistrés le 23 avril 2021 et le 3 juin 2022, M. B, représenté C Me Goeau-Brissonnière, avocat, demande à la cour :

1° de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2° d'annuler ce jugement ;

3° d'annuler cet arrêté ;

4° d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;

5° de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la régularité du jugement :

- la première juge n'a pas respecté le principe du contradictoire ;

Sur le bien-fondé du jugement :

En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté dans son ensemble :

- il est entaché d'erreur de fait ;

- il méconnaît les lignes directrices de la circulaire du 28 novembre 2012 ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée de défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît son droit d'être entendu ;

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :

- il est illégal dès lors qu'il se fonde sur l'obligation de quitter le territoire français qui est elle-même illégale ;

- il méconnaît le II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'erreur d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans :

- elle est illégale dès lors qu'elle se fonde sur l'obligation de quitter le territoire français qui est elle-même illégale ;

- elle méconnaît son droit d'être entendu ;

- elle est insuffisamment motivée dès lors que le préfet n'a pas pris position sur les quatre critères énoncés au III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît ces dispositions.

La requête a été communiquée au préfet du Val-de-Marne qui n'a pas produit d'observations.

C une ordonnance en date du 31 mai 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 juin 2021, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

La demande d'aide juridictionnelle présentée C M. B a été rejetée C décision du 13 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées C des ressortissants étrangers en situation irrégulière ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () C ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. M. A B est un ressortissant bangladais né le 12 janvier 1994 à Munshiganj, qui a déclaré être entré en France le 1er janvier 2016, pour y solliciter l'asile. Interpellé le 10 septembre 2020, il a fait l'objet le même jour d'un arrêté du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. B relève appel du jugement du 28 octobre 2020 C lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

3. Selon l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, susvisée : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () C la juridiction compétente ou son président. ". Aux termes de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, (). L'admission provisoire est accordée C () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme C l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. ".

4. C une décision du 13 décembre 2021, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Versailles a rejeté la demande d'aide juridictionnelle présentée C M. B. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de statuer sur sa demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur la régularité des conclusions d'annulation dirigées contre le signalement aux fins de non- admission dans le Système d'information Schengen dont M. B fait l'objet :

5. Aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger à l'encontre duquel a été prise une interdiction de retour est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (CE) n° 1987/2006 du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 2006 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen de deuxième génération (SIS II). Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées C voie réglementaire ". En vertu du second alinéa de l'article R. 511-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour prise en application du III de l'article L. 511-1 sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription au fichier des personnes recherchées.

6. Il résulte des dispositions précitées que, lorsqu'elle prend à l'égard d'un étranger une décision d'interdiction de retour sur le territoire français ou prolonge l'interdiction de retour dont cet étranger fait l'objet, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le Système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet en tant que telle d'un recours pour excès de pouvoir. C suite, les conclusions tendant à l'annulation du signalement aux fins de non-admission dans le Système d'information Schengen dont le requérant a fait l'objet, sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur la régularité du jugement :

7. Il ne résulte d'aucune disposition du code de justice administrative ni d'aucun principe que le juge du contentieux de l'éloignement, lorsqu'il statue en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative sur les requêtes instruites selon les dispositions du I bis de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne puisse rejeter une demande sans mémoire en défense. Le moyen tiré de ce que la première juge aurait méconnu le principe du contradictoire en statuant sur la demande de l'intéressé alors même que le préfet n'avait pas produit de mémoire en défense doit être écarté.

Sur le bien-fondé du jugement :

En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté dans son ensemble :

8. En premier lieu, le requérant doit être regardé comme soutenant que l'arrêté contesté, dont la formulation implique que son entrée en France le 1er janvier 2016 n'est qu'une allégation, alors qu'elle est avérée, serait entaché d'une erreur de fait sur ce point. Toutefois, en tout état de cause, cette erreur qui n'a pas eu d'incidence sur le sens de la décision du préfet est sans conséquence sur la légalité de l'arrêté contesté.

9. En deuxième lieu, M. B ne se prévaut pas utilement de la circulaire susvisée dès lors que celle-ci ne contient que de simples orientations générales et n'est pas opposable à l'administration en application des dispositions des articles L. 312-2 et L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration.

10. En troisième lieu, M. B se prévaut de sa présence en France depuis 2016, des études qu'il aurait suivies en France dès son arrivée et de son intégration professionnelle, ayant été employé en 2020 comme commis de cuisine puis comme animateur médiateur depuis le mois de juin 2021. Il soutient également vivre aux côtés de son frère titulaire d'une carte de résident valable dix ans et aider celui-ci, qui est gravement malade, dans les actes de la vie quotidienne. Toutefois, malgré le diplôme obtenu en langue et civilisation françaises au titre de l'année universitaire 2018-2019, et compte-tenu du caractère récent de sa résidence habituelle alléguée sur le territoire national et de son embauche, les éléments invoqués ne suffisent pas à caractériser une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale. En effet, l'intéressé ne fait état d'aucune autre attache familiale que son frère malade en France. Il ne justifie pas suffisamment de la nécessité de sa propre présence aux côtés de son frère en produisant une attestation de ce dernier et un certificat médical daté du 30 mars 2022 qui mentionne que son frère doit être aidé d'un " accompagnant ". Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste qu'aurait commise le préfet dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté dans son ensemble sur la situation personnelle du requérant, doit être écarté.

11. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, déjà soulevé en première instance et à l'appui duquel le requérant ne fait état d'aucun élément nouveau susceptible de remettre en cause l'appréciation portée C la première juge, doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus à bon droit C le tribunal au point 9 du jugement attaqué.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté contesté qu'avant de le prendre, le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier et suffisamment approfondi de la demande de l'intéressé.

13. En second lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne s'adresse non pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Toutefois, il résulte également de la jurisprudence de la Cour de justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux États membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Une atteinte au droit d'être entendu n'est toutefois susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

14. M. B soutient ne pas avoir été mis à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision d'éloignement prise à son encontre. Il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment du procès-verbal de l'audition de M. B C les services de police, le 10 septembre 2020 à 12h05, que celui-ci a eu la possibilité de présenter les éléments pertinents relatifs à sa situation personnelle. Il ne se prévaut devant la cour, d'ailleurs, d'aucun élément qu'il n'aurait pas mentionné alors, mais qui aurait été susceptible d'avoir une incidence sur la décision d'éloignement dont il a fait l'objet. Dès lors, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :

15. En premier lieu, il ressort de ce qui vient d'être dit que M. B n'établit pas que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. C suite, il n'est pas fondé à soutenir que le refus de lui accorder un délai de départ volontaire devrait être annulé C voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

16. En deuxième lieu, le requérant conteste le risque de fuite sur lequel le préfet s'est fondé pour prendre la décision en litige. Toutefois, contrairement à ce qu'indique le requérant, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il pourrait présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Au demeurant, il ressort des procès-verbaux relatif à son interpellation que le requérant, qui n'a pas été en mesure de présenter aux forces de police des documents autorisant son séjour ou son transit sur le territoire national, a lui-même déclaré ne pas posséder de passeport. Dès lors, en estimant que M. B risquait de se soustraire à la décision d'éloignement qu'il prononçait à son encontre, le préfet n'a pas méconnu le principe général du droit d'être entendu, qui est au nombre des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne.

17. En dernier lieu, compte-tenu de la durée alléguée du séjour de l'intéressé en France et de la faiblesse relative de ses liens avec ce pays, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en l'obligeant à quitter sans délai le territoire français.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans :

18. En premier lieu, il ressort de ce qui vient d'être dit que M. B n'établit pas que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. C suite, il n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français devrait être annulée C voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

19. En deuxième lieu, M. B soutient ne pas avoir été averti de la possibilité de faire l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français et donc de ne pas avoir été mis à même de présenter ses observations de façon spécifique sur l'interdiction prise à son encontre. Toutefois M. B, qui a été entendu C les forces de police ainsi que cela a été précédemment dit au point 14 de la présente ordonnance, n'allègue d'aucun élément pertinent qui aurait pu influer sur le contenu de la décision contestée. C suite, l'interdiction de retour sur le territoire français litigieuse ne méconnaît pas son droit d'être entendu.

20. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () III. - L'autorité administrative, C une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger. / Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. / () La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III () sont décidés C l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

21. D'une part, après avoir apprécié la situation de M. B, le préfet a estimé sans commettre d'erreur que celui-ci ne justifiait d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Il préfet était, dès lors, tenu de prendre cette interdiction. D'autre part, compte-tenu de compte-tenu de la situation irrégulière en France de l'intéressé, de la durée de son séjour dans ce pays, de ses liens personnels sur place, de la qualité de son intégration sociale et professionnelle en France et dès lors que la décision litigieuse ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale, telle qu'elle ressort notamment de ses déclarations, une atteinte disproportionnée, c'est C une application exacte des dispositions précitées et en tenant compte de l'ensemble des critères qu'elles prévoient que le préfet en a fixé la durée à deux ans.

22. D'autre part, les motifs mentionnés au point précédent et sur lesquels le préfet s'est fondé pour prendre l'interdiction de retour sur le territoire français en litige et pour en fixer la durée ont été exposés dans les termes mêmes dans lesquels cette décision a été libellée. Dès lors que le préfet a estimé que la présence de M. B ne constituait pas une menace à l'ordre public et n'a pas constaté que celui-ci avait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, il n'était pas tenu de le préciser expressément. Le préfet a donc, en tout état de cause, suffisamment motivé sa décision.

23. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées, en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précité. Il en va de même, C voie de conséquence, de l'ensemble de ses conclusions présentées à titre accessoire, y compris les conclusions présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, mais à l'exception de celles tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au préfet du Val-de-Marne.

Fait à Versailles, le 14 juin 2022.

Le Conseiller d'État,

Président de la cour administrative d'appel de Versailles

T. OLSON

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

3

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