jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-20VE03321 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | GUILLIER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C A a demandé au tribunal administratif de Versailles, d'une part, d'annuler la décision en date du 2 mai 2018 par laquelle le recteur de l'académie de Versailles " a confirmé son licenciement intervenu le 13 avril 2018 ", ainsi que la décision en date du 11 juillet 2018 par laquelle ce dernier a rejeté ses demandes gracieuses et indemnitaires présentées le 18 juin 2018 et, d'autre part, de condamner l'État à réparer son préjudice financier constitué des sommes qu'il aurait perçues du 6 avril 2018 au 7 juillet 2018 en application de l'article 3 de son contrat de recrutement incluant sa rémunération, ses indemnités, primes et droit à la retraite, dans la limite de 30 000 euros, et son préjudice moral qui s'élève à la somme de 5 000 euros et, enfin, de condamner l'État à lui verser les intérêts au taux légal sur ces sommes à compter du 21 juin 2018 et la capitalisation de ces intérêts à compter de cette même date.
Par un jugement n° 1806458 du 15 octobre 2020, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête sommaire enregistrée le 15 décembre 2020, et un mémoire complémentaire enregistré le 29 décembre 2020, M. A, représenté par Me Guillier, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler la décision du 2 mai 2018 par laquelle le recteur de l'académie de Versailles a mis fin à son contrat de travail à compter du 20 avril 2018, ensemble la décision en date du 11 juillet 2018 par laquelle ce dernier a rejeté ses demandes gracieuses et indemnitaires présentées le 18 juin 2018 ;
3°) de condamner l'État à réparer son préjudice financier constitué des sommes qu'il aurait perçues du 6 avril 2018 au 7 juillet 2018 en application de l'article 3 de son contrat de recrutement incluant sa rémunération, ses indemnités, primes et droit à la retraite, dans la limite de 30 000 euros, et son préjudice moral qui s'élève à la somme de 5 000 euros, assorties des intérêts au taux légal à compter du 21 juin 2018 et la capitalisation de ces intérêts à compter de cette même date ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement attaqué est entaché d'irrégularité dès lors qu'il se fonde sur un jugement du tribunal administratif de Paris n°1717718 du 19 avril 2019 non encore définitif ;
- il est insuffisamment motivé, les faits ne pouvant être regardés comme établis par simple référence à un jugement n'ayant pas un caractère définitif ;
- les décisions contestées ont été prises par des autorités incompétentes ; la délégation de signature de M. D résultant de l'article 8 de l'arrêté du 21 février 2017, ne couvre pas explicitement les décisions de licenciement ;
- il n'y avait pas lieu de faire droit à la demande de substitution de motifs présentée par le recteur d'académie dès lors, d'une part, qu'il a interjeté appel contre le jugement du tribunal administratif de Paris n° 17017718/5-3 du 19 avril 2019, et d'autre part, que les faits retenus étaient matériellement inexacts à la date des décisions attaquées ; le recteur de l'académie de Versailles ne démontre pas avoir eu réellement connaissance des motifs de son licenciement précédent par le recteur de l'académie de Paris ; les motifs que le rectorat a entendu voir substitués à ceux de sa décision sont, en tout état de cause, infondés ;
- le motif de son éviction est entaché d'une erreur de qualification juridique des faits ou d'une erreur de droit au regard des articles 45-2 et 45-3 du décret du 17 janvier 1986, dès lors que les faits qui lui sont reprochés ne constituent pas une insuffisance professionnelle ou un manquement à sa manière de servir ;
- la décision de licenciement est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle est manifestement sans rapport avec les faits qui lui sont reprochés ; elle est en tout état de cause disproportionnée ;
- si le licenciement est dorénavant fondé sur la participation à un site au contenu sexualisé, il s'agit d'une sanction déguisée et seule la procédure disciplinaire aurait dû être mise en œuvre ; faute d'avoir eu connaissance des faits reprochés, d'avoir eu accès à son dossier ni d'avoir eu la possibilité de se faire assister au cours d'un entretien préalable, la substitution de motifs l'a privé d'une garantie ; le recteur a ainsi entaché sa décision d'un détournement de procédure et de pouvoir dès lors qu'il ne peut être mis un terme au contrat de l'agent à l'issue de sa période d'essai que si les compétences de ce dernier ne correspondent pas au poste occupé ;
- il doit être indemnisé des préjudices financier et moral nés de l'illégalité des décisions contestées ; son préjudice financier, constitué de l'ensemble des sommes qu'il aurait perçues entre le 6 avril 2018 et le 7 juillet 2018, doit être réparé dans la limite de 30 000 euros ; son préjudice moral s'élève à la somme de 5 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mars 2021, le recteur de l'académie de Versailles, conclut, au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le tribunal administratif pouvait prendre en compte le jugement du tribunal administratif de Paris du 19 avril 2019, l'appel n'ayant pas d'effet suspensif et le requérant n'ayant pas présenté de demande de sursis à exécution de ce jugement ;
- les décisions contestées ont été signées par des autorités compétentes ;
- le moyen tiré du détournement de procédure n'est pas fondé dès lors que le recteur de l'académie de Versailles n'était pas compétent pour prononcer la précédente mesure de licenciement dont il a fait l'objet en 2017 alors qu'il exerçait dans l'académie de Paris ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Danielian,
- et les conclusions de M. Illouz, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A a été recruté par le recteur de l'académie de Versailles en qualité d'agent contractuel, afin d'exercer les fonctions de professeur de lettres classiques au sein du collège Jean Moulin à Verrières-le-Buisson (Essonne) par contrat à durée déterminée du 5 avril 2018 prenant effet le 6 avril 2018 et arrivant à son terme le 7 juillet 2018. Par une décision en date du 2 mai 2018, le recteur de l'académie de Versailles a licencié M. A à compter du 20 avril 2018, au motif que sa manière de servir n'avait pas été jugée satisfaisante par son chef d'établissement. Par courrier du 18 juin 2018, M. A a saisi le recteur de l'académie d'un recours gracieux contre cette décision et d'une demande indemnitaire tendant à la réparation des préjudices financier et moral qu'il estimait avoir subis consécutivement à l'illégalité de cette même décision. Par une décision en date du 11 juillet 2018, le recteur de l'académie de Versailles a confirmé la rupture du contrat de M. A et a implicitement rejeté sa demande indemnitaire. M. A fait appel du jugement du 15 octobre 2020 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions du recteur de l'académie de Versailles des 2 mai 2018 et 11 juillet 2018 et à l'indemnisation de ses préjudices financier et moral résultant de l'illégalité de la décision mettant fin à son contrat.
Sur la régularité du jugement attaqué :
2. En premier lieu, si M. A soutient que le jugement attaqué est fondé sur un jugement qui n'était pas encore devenu définitif, une telle circonstance est relative au bien-fondé du jugement attaqué et est sans incidence sur sa régularité.
3. En second lieu, M. A soutient que le jugement est insuffisamment motivé, dès lors que les faits sur lesquels était fondée la demande de substitution de motifs ne pouvaient être regardés comme établis par simple référence à un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 avril 2019 n'ayant pas un caractère définitif. Toutefois, en relevant en son point 7 que l'intéressé ne contestait pas sérieusement la matérialité de ces faits qui ont d'ailleurs été regardés comme établis par le jugement du tribunal administratif de Paris n°1717718/5-3 du 19 avril 2019, sans que le requérant puisse utilement se prévaloir sur ce point de ce que ce jugement fait l'objet d'un appel, qui est, de toute manière, dépourvu d'effet suspensif, le tribunal a suffisamment motivé son jugement sur ce point. Par suite, ce moyen doit être écarté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, d'une part, par un arrêté du 21 février 2017, publié au recueil des actes administratifs spécial n° IDF-023-2017-02 du 22 février 2017, le recteur de l'académie de Versailles a donné à M. B, chargé des fonctions de secrétaire général adjoint, délégation à l'effet de signer tous les actes relevant des attributions du recteur de l'académie, à l'exception des mémoires en défense devant les tribunaux administratifs. M. B était ainsi compétent pour signer la décision du 2 mai 2018. D'autre part, à supposer même que la décision du 11 juillet 2018 rejetant le recours gracieux formé contre la décision du 2 mai 2018 et la demande indemnitaire préalable de M. A aurait été signée par une autorité incompétente, les vices propres de cette décision ne peuvent être utilement contestés.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 9 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Le contrat ou l'engagement peut comporter une période d'essai qui permet à l'administration d'évaluer les compétences de l'agent dans son travail et à ce dernier d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent. / () La période d'essai et la possibilité de la renouveler sont expressément stipulées dans le contrat ou l'engagement. : () Le licenciement en cours ou au terme de la période d'essai ne peut intervenir qu'à l'issue d'un entretien préalable. La décision de licenciement est notifiée à l'intéressé par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. / () Aucune durée de préavis n'est requise lorsque la décision de mettre fin au contrat intervient en cours ou à l'expiration d'une période d'essai. / () Le licenciement au cours d'une période d'essai doit être motivé. () ".
6. Il ressort des pièces du dossier et notamment des stipulations du contrat de travail, signé par M. A à compter du 6 avril 2018, que la période d'essai avait une durée de 13 jours, en vertu de l'article 4 du contrat. Par suite, et en tout état de cause, dès lors que le requérant ne soutient pas que ce licenciement serait intervenu après le terme de sa période d'essai, la rupture de contrat doit être regardée comme ayant eu lieu au terme de la période d'essai, puisque la décision attaquée prononce le licenciement à compter du 20 avril 2018. Dès lors la procédure de licenciement de M. A relevait des seules dispositions précitées de l'article 9 du décret du 17 janvier 1986. Par suite, M. A ne saurait utilement se prévaloir des dispositions des articles 45-2 et 45-3 de ce même décret, relatives aux procédures de licenciement menées au cours du contrat de l'agent, postérieurement au terme de la période d'essai.
7. En troisième lieu, si la décision du 2 mai 2018 indique que la rupture du contrat de M. A est prise en raison d'une manière de servir jugée insatisfaisante par son chef d'établissement, le recteur de l'académie de Versailles a, devant le tribunal, expressément sollicité une substitution de motifs, à laquelle ce dernier a fait droit, en se prévalant du comportement inapproprié du requérant dans l'exercice de ses précédentes fonctions de professeur contractuel de lettres classiques au sein de l'académie de Paris, M. A avait alors été licencié le 14 novembre 2017 en raison de sa qualité de rédacteur d'un site internet présentant des photographies sexualisées et suggestives et écrits à caractère érotique à côté desquelles son visage apparaissait inséré dans un médaillon, et de la circonstance que l'intéressé s'était prévalu de cette qualité dans le timbre de sa signature électronique utilisée à des fins professionnelles, faits qui ont d'ailleurs été regardés comme établis par le jugement du tribunal administratif de Paris n°1717718/5-3 du 19 avril 2019.
8. Pour contester la substitution de motifs à laquelle le tribunal a fait droit, M. A fait valoir qu'il a interjeté appel contre le jugement du tribunal administratif de Paris n°17017718/5-3 du 19 avril 2019 et, d'autre part, que les faits retenus étaient matériellement inexacts à la date des décisions attaquées. Toutefois, la seule circonstance que le jugement du tribunal administratif de Paris n'était pas devenu définitif ne faisait pas obstacle à ce que le tribunal administratif de Versailles fasse droit à la demande de substitution de motifs présentée par le recteur alors, au demeurant, que le jugement attaqué ne s'est pas exclusivement fondé sur le jugement du tribunal administratif de Paris pour regarder les faits justifiant le nouveau motif comme matériellement établis. Si M. A conteste le caractère érotique et sexualisé du contenu de ses publications sur ce site, la production, en appel, de certaines de ces publications, rédigées en grec et en anglais, sans au demeurant qu'elles ne soient traduites en français, ne suffit pas à démontrer que la matérialité des faits relevés au soutien de la décision de licenciement, au demeurant reconnue par le jugement n° 1717718/5-3 du 19 avril 2019, puis par l'arrêt n° 19PA01995 du 31 mars 2021, ne serait pas établie. Enfin, s'il soutient avoir cessé toute collaboration avec le site et avoir fait retirer ses articles et les éléments le rattachant à ce dernier dès fin 2017, la circonstance même qu'il ait publié sur un tel site, est de nature à justifier son licenciement dans l'intérêt du service, quand bien même cette publication aurait cessé à la date des décisions contestées. Dans ces conditions, en estimant que ces faits, qui avaient un caractère récent à la date de la décision attaquée, étaient, eu égard à leur nature et à la mission qui lui était confiée, de nature à justifier son licenciement au terme de sa période d'essai, le recteur de l'académie de Versailles n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. M. A n'est, par suite, pas fondé à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif de Versailles a procédé à une substitution de motifs, celle-ci ne l'ayant pas privé d'une garantie procédurale dès lors que faute d'avoir été inspiré par une volonté de sanctionner M. A, le licenciement litigieux ne revêt pas un caractère de sanction disciplinaire déguisée.
9. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs, les moyens tirés de ce que les décisions contestées seraient disproportionnées et entachées de détournement de pouvoir et de procédure ne peuvent qu'être écartés.
Sur les conclusions indemnitaires :
10. En l'absence de toute illégalité fautive de la part du recteur de l'académie de Versailles, les conclusions tendant à la condamnation de l'État à verser au requérant les sommes de 30 000 et 5 000 euros, assorties des intérêts et de la capitalisation des intérêts, en réparation des préjudices matériel et moral que M. A estime avoir subis ne peuvent qu'être rejetées.
11. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande. Ses conclusions tendant au versement d'une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent, par voie de conséquence, être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. C A et au ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Versailles.
Délibéré après l'audience du 17 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Besson-Ledey, présidente de chambre,
Mme Danielian, présidente-assesseure,
Mme Liogier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 9 novembre 2023.
I. La rapporteure,
I. DanielianLa présidente,
L. Besson-LedeyLa présidente,
II. I. DanielianLa greffière,
A. Audrain Foulon
La greffière,
A. Audrain FoulonLa République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
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La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026