LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-21VE00060

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-21VE00060

jeudi 19 mai 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-21VE00060
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantPATUREAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. D a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 21 octobre 2020 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Par un jugement n° 2010885 du 10 décembre 2020, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. D.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2021, M. D, représenté par Me Patureau, avocat, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler l'arrêté du 21 octobre 2020 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, d'enjoindre à la même autorité de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à lui verser au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la régularité du jugement

- la première juge a inexactement apprécié les faits de l'espèce en considérant que le préfet a procédé à un examen particulier de sa situation ;

- elle a commis une erreur de droit en estimant qu'il ne pouvait soulever le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'a pas fondé une demande de titre de séjour sur les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 de ce même code ;

- elle a, à tort, estimé que l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans est suffisamment motivée ;

- elle a inexactement apprécié sa situation personnelle en estimant qu'il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire ;

Sur le bien-fondé du jugement

- l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 21 octobre 2020 est entaché d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

- il est entaché d'insuffisance de motivation ;

- il révèle un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- il est entaché d'erreur de droit dès lors que le préfet aurait dû au préalable procéder au retrait de sa carte de résident ;

- il est intervenu au terme d'une procédure irrégulière, en méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet n'a pas recueilli préalablement l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- il méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français révèle un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée dès lors que le préfet n'a pas pris position sur les quatre critères énoncés au III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle dès lors qu'il justifie de circonstances humanitaires s'opposant au prononcé de cette mesure.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. M. D ressortissant malien né le 10 février 1958 à Goussela, qui est entré en France en 1994 ou en 2011 selon ses différentes déclarations, a été interpellé à l'occasion d'un contrôle d'identité le 21 octobre 2020. Par arrêté du même jour, le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. D relève appel du jugement du 10 décembre 2020 par lequel la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

Sur la régularité du jugement :

3. M. D soutient que la première juge aurait inexactement apprécié les faits de l'espèce ainsi que sa situation personnelle, en estimant que le préfet a procédé à un examen particulier de sa situation personnelle. Il soutient, en outre, que la première juge aurait commis une erreur de droit en estimant qu'il ne pouvait se prévaloir de la méconnaissance des dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, M. D soutient que c'est à tort que la première juge a estimé que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans était suffisamment motivée et qu'il ne justifiait pas de circonstances humanitaires. Toutefois, ces moyens se rattachent au bien-fondé du jugement. Ils sont donc sans incidence sur sa régularité.

Sur le bien-fondé du jugement :

4. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, déjà soulevé en première instance et à l'appui duquel M. D ne présente en appel aucun élément de droit ou de fait nouveau, doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus à bon droit par la première juge au point 4. du jugement entrepris.

5. En deuxième lieu, M. D reprend en appel le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté contesté. Toutefois, comme le relève à juste titre la première juge, cet arrêté vise les textes dont le préfet a fait application et comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, l'arrêté est suffisamment motivé. Si M. D ajoute en appel que l'arrêté litigieux ne comporterait aucune décision de retrait de la carte de résident dont il entend se prévaloir, cet élément n'est pas de nature à remettre en cause les motifs retenus par la première juge, dès lors qu'il n'entache pas d'insuffisance la motivation de cet arrêté. Il y a donc lieu d'écarter ce moyen pour ces motifs et par adoption de ceux retenus par la première juge au point 6. du jugement attaqué.

6. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté ni des pièces du dossier que le préfet, qui s'est prononcé tant au regard de la situation personnelle de M. D que des conditions de son séjour en France, n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de ce dernier. Par conséquent, le moyen tiré du défaut d'examen particulier doit être écarté.

7. En quatrième lieu, M. D soutient que le préfet du Val-d'Oise aurait commis une erreur de droit dès lors qu'il n'a pas procédé au retrait de sa carte de résident préalablement à l'édiction de l'arrêté contesté. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la carte de résident produite par le requérant est au nom de M. C B et que, comme le relève à juste titre la première juge, la concordance d'identité de personne entre M. D et M. B ne peut être tenue pour établie par les pièces du dossier en l'absence, notamment d'attestation de concordance. Par conséquent, ce moyen ne peut qu'être écarté, par adoption des motifs retenus à bon droit par la première juge au point 16. du jugement attaqué.

8. En cinquième lieu, M. D reprend en appel le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'édiction de l'arrêté contesté au regard des principes du contradictoire et du droit d'être entendu, dès lors qu'il n'aurait pas été en mesure de présenter préalablement ses observations. Toutefois, comme le relève à juste titre la première juge, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été auditionné par les services de police dans le cadre de sa garde à vue, préalablement à l'édiction de l'arrêté litigieux. En outre, il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que ce dernier disposait d'informations tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant l'adoption de l'arrêté contesté et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de cet arrêté. Or, M. D n'invoque, au soutien du moyen repris, aucun argument de droit ou de fait nouveau. Il y a donc lieu d'écarter ce moyen par adoption des motifs retenus par la première juge aux points 9., 10., 11. et 12. du jugement attaqué.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () 10° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ". Aux termes de l'article R. 511-1 du même code : " L'état de santé défini au 10° de l'article L. 511-4 est constaté au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / Cet avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger ou un médecin praticien hospitalier et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ". Il résulte des dispositions des articles L. 511-4 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que lorsqu'un étranger justifie d'éléments suffisamment précis sur la nature et la gravité des troubles dont il souffre, le préfet est tenu, préalablement à l'édiction d'une mesure d'éloignement, de recueillir l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

10. Si M. D, qui a produit devant le tribunal divers documents médicaux au sujet de la pathologie dont il souffre, soutient que le préfet doit être regardé comme ayant eu une connaissance suffisante de la nature et de la gravité de ces pathologies, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé, à qui il appartenait d'en prendre l'initiative, aurait effectivement saisi l'autorité administrative de son état de santé, ni que les documents médicaux produits devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise auraient été portés à la connaissance du préfet préalablement à l'édiction de la mesure d'éloignement contestée. Au demeurant, si ces documents sont explicites quant à la nature de la pathologie en cause, ils ne comportent en revanche pas de précisions suffisantes quant à la possibilité de M. D de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, compte tenu des caractéristiques du système de santé de cet Etat. Par suite, en ne sollicitant pas l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le préfet n'a entaché sa décision ni d'un vice de procédure, ni d'une erreur de droit.

11. En septième lieu, M. D reprend en appel le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, comme le relève à juste titre la première juge, la durée de la présence effective en France de M. D n'est pas établie dans la mesure où les documents produits couvrant la période comprise entre 1994 et 2020 sont dénués de valeur probante en raison de leurs nombreuses incohérences et du fait que certains sont établis au nom de B dont il ne peut être tenu pour établie la concordance d'identité avec celle de M. D. En outre, ce dernier, célibataire et sans charge de famille, n'établit pas ni même n'allègue être dépourvu d'attaches personnelles et familiales au sein de son pays d'origine au sein duquel résident sa femme et ses enfants selon ses propres déclarations. Or, M. D n'invoque, au soutien des moyens repris, aucun argument de droit ou de fait nouveau. Il y a donc lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par la première juge aux point 17. et 19. du jugement entrepris. Pour les mêmes motifs, M. D n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans son appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.

12. En huitième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8. de la présente ordonnance, le moyen tiré de ce que l'obligation de quitter le territoire français serait entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle doit être écarté.

13. En neuvième lieu, M. D reprend en appel le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans. Toutefois, comme le relève à juste titre la première juge, la décision contestée révèle, par ses motifs, la prise en compte des quatre critères énoncés au III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard de la situation de l'intéressé de sorte qu'elle est suffisamment motivée. Si M. D ajoute en appel que la décision contestée ne fait pas clairement état de ces critères, cet élément nouvellement invoqué en appel n'est pas de nature à remettre en cause les motifs retenus par la première juge dès lors que le préfet n'est pas tenu de se prononcer expressément sur chacun des quatre critères, mais seulement sur ceux qu'il entend retenir. Il y a donc lieu d'écarter ce moyen par ces motifs et par adoption de ceux retenus par la première juge au point 23. du jugement attaqué.

14. En dernier lieu, M. D reprend en appel le moyen tiré de l'erreur commise par le préfet dans son appréciation des conséquences de sa décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans sur sa situation. Toutefois, comme le relève à juste titre la première juge, le requérant n'établit ni la durée et la continuité de son séjour en France, ni être dans l'impossibilité de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, de sorte qu'il ne peut être regardé comme justifiant de circonstances humanitaires. Si M. D ajoute en appel que la circonstance qu'il n'établit pas être dans l'impossibilité de bénéficier d'un traitement approprié en cas de retour dans son pays d'origine est sans incidence sur les circonstances humanitaires dont il justifie, cet élément nouvellement invoqué n'est pas de nature à remettre en cause les motifs retenus par la première juge dès lors que son état de santé, qu'il n'a au demeurant pas porté à la connaissance du préfet, ne permet pas, à lui seul, de caractériser des circonstances humanitaires. Par conséquent, il y a lieu d'écarter ce moyen pour ces motifs et par adoption de ceux retenus par le tribunal au point 24. du jugement attaqué.

15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. D est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R.222-1 du code de justice administrative précité. Il en va de même, par voie de conséquence, de l'ensemble de ses conclusions présentées à titre accessoire, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice.

ORDONNE :

Article 1er : la requête de M. D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au préfet du Val-d'Oise.

Fait à Versailles, le 19 mai 2022.

Le Conseiller d'État,

Président de la cour administrative d'appel de Versailles

T. OLSON

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°21VE0006000

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

← Retour aux décisions

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026