LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-21VE00188

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-21VE00188

jeudi 15 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-21VE00188
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème Chambre
Avocat requérantLANGENBACH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B F A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 16 mars 2020 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 80 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, de le munir, dans l'attente, d'un récépissé l'autorisant à travailler, et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à ses avocats sur le fondement des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2005569 du 22 décembre 2020, le tribunal administratif de

Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 16 mars 2020 en tant qu'il fixe le pays de destination, a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement, a mis à la charge de l'Etat le versement à Me Lodeon de la somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête sommaire, enregistrée le 22 janvier 2021, et un mémoire ampliatif, enregistré le 5 février 2021, M. A, représenté par Mes Lodeon et Langenbach, avocats, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler l'arrêté du 16 mars 2020 du préfet des Hauts-de-Seine ;

3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ", dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 80 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de le munir, dans l'attente, d'un récépissé l'autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à ses avocats, Mes Lodeon et Langenbach, au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la régularité du jugement attaqué :

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 741-2 et suivants du code de justice administrative dès lors que les premiers juges n'ont pas répondu au moyen tiré de l'illégalité de la délégation de signature du préfet des Hauts-de-Seine ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que l'exécution du jugement requiert à tort qu'il quitte le territoire de l'Union européenne ;

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée au regard des exigences posées par les articles

L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, ayant méconnu son droit à être entendu ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- il remplit les conditions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la circulaire du 28 novembre 2012 ;

- elle est entachée d'erreur de droit, le préfet ayant à tort opposé la situation de l'emploi à sa demande ;

Sur la décision d'obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, ayant méconnu son droit à être entendu ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreur de droit, le préfet ayant à tort opposé la situation de l'emploi à sa demande ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, ayant méconnu son droit à être entendu ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreur de droit, le préfet ayant à tort opposé la situation de l'emploi à sa demande ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un vice de procédure, ayant méconnu son droit à être entendu ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'erreur de droit, le préfet ayant à tort opposé la situation de l'emploi à sa demande ;

- elle est illégale en ce qu'elle méconnait le principe de libre circulation dès lors qu'il dispose d'un titre de séjour italien illimité ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2021, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Versailles du 29 octobre 2021.

Par un courrier du 14 novembre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la cour était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité, pour défaut d'intérêt à agir, des conclusions de la requête dirigées contre le jugement en tant qu'il annule la décision fixant le pays de destination.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative ;

- le code des relations entre le public et l'administration.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant ivoirien, né le 12 juillet 1980 à Port-Bouet (Côte d'Ivoire), qui déclare être entré en France en avril 2013, a sollicité son admission exceptionnelle au séjour le 4 février 2020 sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable. Par un arrêté du 16 mars 2020, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. M. A fait appel du jugement du 22 décembre 2020 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ayant annulé cet arrêté en tant qu'il fixe le pays de destination, a enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter de sa notification et a rejeté le surplus de ses conclusions.

Sur la recevabilité de la requête :

2. Les appels formés contre les jugements des tribunaux administratifs ne peuvent tendre qu'à l'annulation ou à la réformation du dispositif du jugement attaqué. Par suite, n'est pas recevable, quels que soient les motifs retenus par les premiers juges, l'appel dirigé contre un jugement qui, par son dispositif, a fait droit à des conclusions de l'appelant en première instance.

3. Si M. A défère à la cour le jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise y compris en ses articles 1er et 2 annulant, à sa demande, l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 16 mars 2020 en tant qu'il fixe le pays à destination duquel il sera reconduit et enjoignant à l'autorité administrative de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois, le requérant est dépourvu d'intérêt pour demander l'annulation de ces articles du jugement qui lui donnent satisfaction. Dès lors, les conclusions de la requête ne sont pas recevables en tant qu'elles sont dirigées contre les articles 1er et 2 du jugement.

Sur la régularité du jugement :

4. En premier lieu, si M. A soutient que le jugement méconnaît les dispositions des articles R. 741-2 et suivants du code de justice administrative en ce que les premiers juges n'auraient pas répondu au moyen tiré de l'illégalité de la décision portant délégation de signature du préfet des Hauts-de-Seine à Mme D C, cette contestation n'était qu'un argument formulé au soutien du moyen d'incompétence de l'auteur de l'arrêté litigieux auquel les premiers juges ont précisément répondu au point 2. du jugement attaqué. M. A n'est, par suite, pas fondé à soutenir que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui n'était pas tenu de répondre à l'ensemble des arguments invoqués, aurait omis de statuer sur cette contestation.

5. En second lieu, si M. A soutient que le jugement est entaché d'une erreur de droit, ce grief, qui se rattache au bien-fondé du raisonnement suivi par les premiers juges est sans incidence sur la régularité du jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sur les moyens de légalité externe communs aux décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour pendant une durée d'un an :

6. M. A reprend en appel, en des termes identiques et sans présenter aucun élément de fait ou de droit nouveau, les moyens, soulevés en première instance et tirés de l'incompétence du signataire de l'arrêté litigieux, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit à être entendu et du défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation. Il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges aux points 2. à 8. du jugement attaqué.

Sur les autres moyens dirigés contre la décision portant refus de titre de séjour :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article

L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 ".

8. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement des dispositions précitées par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

9. M. A soutient, d'une part, qu'il est entré en France en 2013 et y réside depuis lors, et qu'il justifie d'une insertion sur le marché du travail. Il produit à cet égard six bulletins de salaire au titre de la période de décembre 2015 et mai 2015 en qualité d'agent de service dans une société de nettoyage, ainsi que huit bulletins de salaire en tant qu'électricien dans une autre entreprise entre septembre 2018 et avril 2019. Toutefois, l'intéressé, qui déclare ne plus travailler depuis 2019, ne justifie que d'une activité salariée sporadique de quatorze mois entre 2013 et 2020, au demeurant pour des emplois exercés à temps partiel, entre six et quatre-vingts heures par mois, et pour des rémunérations très modiques. S'il se prévaut d'une promesse d'embauche en date du 22 juin 2020 pour un emploi en qualité d'employé polyvalent, cette circonstance, au demeurant postérieure à l'arrêté en litige, ne saurait par elle-même constituer un motif exceptionnel au sens des dispositions précitées. Dans ces conditions, les circonstances alléguées et les documents produits ne suffisent pas à établir l'existence d'un motif d'admission exceptionnelle au titre du travail. Le préfet des Hauts-de Seine pouvait donc, pour ce seul motif, et sans commettre d'erreur de droit, lui refuser le titre de séjour sollicité sur le fondement des dispositions précitées, sans qu'y fasse obstacle, en tout état de cause, la circonstance qu'il aurait, prétendument à tort, mentionné que le métier au titre duquel M. A a présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour se trouve dans un secteur qui n'est pas caractérisé par des difficultés de recrutement.

10. D'autre part, la seule durée de résidence habituelle en France ne saurait, en la supposant même établie, constituer un motif d'admission exceptionnelle au séjour. Par ailleurs si M. A se prévaut de ce qu'il vit chez sa cousine depuis avril 2013 et est en contact étroit avec ses cousins en France, il ressort des pièces du dossier qu'il était, à la date de l'arrêté attaqué, célibataire, sans charge de famille et n'est pas isolé dans son pays d'origine où son père réside et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Si l'intéressé fait valoir qu'il est devenu père de jumeaux nés en France d'une mère française le 5 juin 2020, cette circonstance postérieure est sans incidence sur la légalité de l'arrêté. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

11. En second lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir des orientations générales, dépourvues de tout caractère réglementaire, que, par la circulaire du 28 novembre 2012, le ministre de l'intérieur a pu adresser aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation de la situation d'un ressortissant étranger en situation irrégulière.

Sur les autres moyens dirigés contre la décision d'obligation de quitter le territoire français :

12. Si M. A soutient que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle, un tel moyen doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9., sans que les circonstances que

celui-ci soit père de jumeaux et titulaire d'une promesse d'embauche, postérieures à l'édiction de l'arrêté attaqué, n'aient d'incidence sur sa légalité.

Sur les autres moyens dirigés contre la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

13. D'une part, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9. et 10., le moyen tiré de ce que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences sur sa situation personnelle ne peut qu'être écarté.

14. D'autre part, M. A ayant la nationalité ivoirienne, il ne peut invoquer à son profit le principe de libre circulation qui s'applique aux citoyens de l'Union et aux ressortissants d'un des Etats parties à l'accord sur l'Espace économique européenne. Le moyen tiré de la méconnaissance de ce principe doit donc être écarté comme inopérant.

15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté le surplus de sa demande. Sa requête doit par suite être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et ses conclusions présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B F A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Besson-Ledey, présidente de chambre,

Mme Danielan, présidente assesseure,

Mme Liogier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.

La rapporteure,

I. ELa présidente,

L. Besson-LedeyLa greffière,

C. Fourteau

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour exécution conforme,

La greffière,

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions