jeudi 21 avril 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE00297 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP CARIOU - LEVEQUE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme E a demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler la décision du 29 mai 2020 A laquelle le préfet de Loir-et-Cher a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination en cas d'exécution forcée de cette mesure et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
A un jugement n° 2002809 du 11 janvier 2021, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande de Mme E.
Procédure devant la cour :
A une requête, enregistrée le 2 février 2021, Mme E, représentée A Me Cariou, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler D du 29 mai 2020 A lequel le préfet de Loir-et-Cher a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination en cas d'exécution forcée de cette mesure et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher d'examiner à nouveau sa demande et de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " étranger malade " ou, à titre subsidiaire, de lui accorder un titre de séjour mention " salarié ", dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros A jour de retard ;
4°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande de titre de séjour, sous la même condition d'astreinte ;
5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, moyennant renonciation de celui-ci à percevoir la contribution versée A l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
Sur la régularité du jugement
- les premiers juges ont inexactement apprécié sa situation personnelle ;
- ils ont considéré, à tort, que le préfet a répondu à tous les moyens de droit invoqués au soutien de la demande de titre ;
Sur D attaqué :
S'agissant du refus de titre de séjour :
- il est entaché d'insuffisance de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle en ce qu'il omet de répondre aux arguments tirés de l'état de santé de la requérante évoqués dans le courrier adressé A son conseil, à l'appui de sa demande de régularisation, fondés sur les dispositions des articles L. 313-11 7° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne vise pas la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les dispositions garantissant certains droits aux victimes de violences conjugales qui ont été introduites dans le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès 2003, modifiées et complétées en novembre 2007 et ensuite après la loi sur les violences faites aux femmes du 9 juillet 2010 et celle sur l'immigration du 17 juin 2011, pour les conjoints ou concubins d'étrangers.;
- il méconnaît les dispositions de la circulaire NOR INTK1229185C du 28 novembre 2012, qui demande au préfet de porter la plus grande attention aux dispositions relatives à l'admission au séjour des victimes de violences conjugales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, eu égard à son état de santé ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation eu égard à l'impossibilité pour la requérante d'obtenir dans son pays d'origine un traitement approprié à sa situation médicale, à son absence d'attaches dans ce même pays et à la précarité de sa situation sociale, familiale et financière ;
S'agissant de l'interdiction de retour pour une durée de deux ans :
- elle est dépourvue de motivation ;
- elle est également entachée d'une erreur d'appréciation en ce qu'elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard de l'ancienneté de son séjour en France et de son absence de menace pour l'ordre public.
La demande d'aide juridictionnelle présentée A Mme E a été rejetée A décision du 20 décembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le décret n° 2020 -1717 du 28 décembre 2020 ;
- la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées A des ressortissants étrangers en situation irrégulière ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () A ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2.Mme E, ressortissante camerounaise née le 9 juin 1984 à Bikoka, qui a déclaré être entrée en France le 11 avril 2012 sous couvert d'un passeport camerounais en cours de validité et d'une carte de séjour délivrée A les autorités belges, a sollicité son admission au séjour le 11 janvier 2019 sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 et de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, A arrêté du 29 mai 2020, le préfet de Loir-et-Cher a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le Cameroun, ou tout autre pays dans lequel elle serait légalement admissible, comme pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Mme E relève appel du jugement du 11 janvier 2021 A lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la régularité du jugement :
3. Mme E soutient que les premiers juges auraient inexactement apprécié sa situation personnelle et qu'ils ont considéré, à tort, que le préfet avait répondu à tous les arguments qu'elle avait exposés à l'appui de sa demande de titre de séjour. Toutefois, ces moyens se rattachent au bien-fondé du jugement et non à sa régularité. Ils sont donc sans incidence sur sa régularité et doivent être écartés.
Sur le bien-fondé du jugement :
S'agissant du refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, Mme E reprend en appel le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision contestée. Toutefois, comme le relèvent à juste titre les premiers juges, D litigieux vise les dispositions dont le préfet de Loir-et-Cher a fait application, notamment les articles L. 313-2, L. 313-10, L. 313-11 (6°), L. 313-11 (7°), L. 313-14 et L. 511-1 (I, 3°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et expose précisément les motifs, tirés de la situation propre de l'intéressée, pour lesquels le préfet a refusé de délivrer à Mme E le titre de séjour qu'elle sollicitait. En particulier, D mentionne qu'elle se maintient irrégulièrement en France depuis 2012 alors qu'elle a fait l'objet de trois précédentes mesures d'éloignement les 15 octobre 2014, 2 mars 2016 et 6 août 2018 et qu'elle n'est pas dépourvue d'attaches dans son pays d'origine où résident sa mère, sa fratrie et deux de ses enfants mineurs. D indique, en outre, que si elle a fait valoir que son fils est de nationalité française, dès lors que le père serait M. B, ressortissant français, contre lequel elle a porté plainte le 7 mai 2019, pour des faits de violences, lesquels n'ont au demeurant pas abouti à une ordonnance de protection, cet enfant n'a pas été reconnu A le père. Il y a donc lieu d'écarter ce moyen A ces motifs et A adoption de ceux retenus A le tribunal au point 3. du jugement attaqué.
5. En deuxième lieu, Mme E reprend en appel le moyen tiré du défaut d'examen de la situation personnelle, dès lors que le préfet aurait omis de répondre aux arguments tirés de son état de santé évoqués dans le courrier du 22 janvier 2020 adressé A son conseil. Toutefois, si le conseil de Mme E faisait valoir à l'appui de ce courrier qu'elle souffre d'épilepsie, qu'elle se voit désormais prescrire un traitement permanent à base de lamotrigine et ne bénéficierait d'aucune prise en charge médicale appropriée dans son pays d'origine, la requérante ne peut être regardée, A ces seules mentions, et alors même que le courrier aurait été accompagné d'une ordonnance de prescriptions médicales et d'un certificat de son médecin traitant, comme ayant demandé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au demeurant, il ressort de ce courrier que l'intéressée a présenté sa demande aux visas des articles L. 313-11 7° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Au surplus, le préfet rappelle dans D en litige la teneur des avis concordants rendus A les médecins de l'agence régionale de santé et du collège des médecins de l'OFII rendus dans le cadre de ses précédentes demandes de titre de séjour. Enfin, il ressort de la rédaction de D contesté que, contrairement à ce que soutient Mme E, celui-ci vise la convention internationale des droits de l'enfant au troisième alinéa de ses visas.
6. En troisième lieu, Mme E soutient que la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour contestée porterait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaitrait ainsi les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile de même que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle soutient, également qu'elle violerait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Elle se prévaut, à ce titre, de l'ancienneté de son arrivée en France ainsi que de la naissance le 21 juillet 2019 de son fils sur le territoire national dont elle allègue que le père est un ressortissant français. Toutefois, Mme E ne produit aucun élément de nature à établir une présence continue sur le territoire français durant la période alléguée et l'intéressée s'est, en tout état de cause, maintenue irrégulièrement sur le territoire national nonobstant trois précédentes mesures d'éloignement prises les 15 octobre 2014, 2 mars 2016 et 6 août 2018. En outre, si Mme E produit en appel de nouveaux éléments tendant à établir que la procédure de recherche en paternité de son fils dirigée contre M. B est toujours en cours, cette circonstance n'est pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée A les premiers juges, dès lors que la nationalité française de son fils n'est pas établie. En outre, Mme E ne justifie d'aucun obstacle à un retour dans son pays d'origine, compte tenu du très jeune âge de son enfant et de l'absence de relation avec le père putatif de ce dernier. A ailleurs, bien qu'elle allègue résider sur le territoire français depuis avril 2012, Mme E ne fait état d'aucune insertion sociale ni professionnelle dans la société française. Elle n'établit pas davantage ni même n'allègue être dépourvue de toute attache sociale ou familiale dans son pays d'origine où il n'est pas contesté qu'y résideraient sa mère, ses frères et sœurs, ainsi que deux de ses enfants mineurs. A conséquent, elle ne démontre ni le caractère disproportionné de l'atteinte qui serait portée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni l'atteinte portée A la décision attaquée à l'intérêt supérieur de son fils. A suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Pour ces mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
7. En quatrième lieu, Mme E fait de nouveau valoir que la décision en litige aurait été prise en violation " des dispositions garantissant certains droits aux victimes de violences conjugales qui ont été introduites dans le CESEDA dès 2003, modifiées et complétées en novembre 2007 et ensuite après la loi sur les violences faites aux femmes du 9 juillet 2010 et celle sur l'immigration du 17 juin 2011, pour les conjoints ou concubins d'étrangers ". Toutefois, l'intéressée ne précise pas plus en appel qu'en première instance les dispositions dont elle entend se prévaloir. Comme l'ont relevé à juste titre les premiers juges, à supposer même qu'elle ait entendu invoquer le deuxième alinéa de l'article L. 313-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes duquel : " Le renouvellement de la carte de séjour délivrée au titre du 4° de l'article L. 313-11 est subordonné au fait que la communauté de vie n'ait pas cessé, sauf si elle résulte du décès du conjoint français. Toutefois, lorsque l'étranger a subi des violences familiales ou conjugales et que la communauté de vie a été rompue, l'autorité administrative ne peut procéder au retrait du titre de séjour de l'étranger et en accorde le renouvellement. En cas de violence commise après l'arrivée en France du conjoint étranger mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire, le conjoint étranger se voit délivrer, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ", Mme E n'entre pas dans le champ d'application de ces dispositions, qui concernent les seuls conjoints de ressortissant français. En tout état de cause, la requérante n'apporte, au-delà de sa plainte du 7 mai 2019 et d'une attestation de l'association du Planning Familial 41, qui se bornent à retranscrire les déclarations de l'intéressée, aucun élément de nature à établir la réalité des violences dont elle prétend avoir été victime.
8. En cinquième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des termes de la circulaire du 28 novembre 2012 susvisée, qui énonce des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu adresser aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation, ne peut utilement être invoqué A Mme E. A suite, le moyen doit être écarté.
9. En sixième lieu, le refus de titre de séjour contesté n'a ni pour objet, ni pour effet, de priver l'intéressée de la possibilité de défendre ses intérêts dans le cadre de la procédure de recherche en paternité engagée à l'encontre de M. B. Mme E ne peut, A suite, utilement se prévaloir de ce que ce refus de titre de séjour qui, en toute hypothèse, ne la prive pas de revenir en France à l'occasion de l'instance ou d'y être représentée A un conseil, méconnaîtrait les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été retenus au point 6. de la présente ordonnance, le moyen tiré de l'erreur manifeste qu'aurait commis le préfet dans son appréciation de la situation de Mme E au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En huitième lieu, Mme E reprend en appel le moyen tiré de l'erreur manifeste commise A le préfet dans son appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle en raison de son état de santé. Toutefois, comme le relèvent à juste titre les premiers juges, les seules allégations de la requérante ainsi que la reproduction de commentaires, dont la source n'est pas précisément identifiée, ne suffisent pas à démontrer qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays dont l'intéressée est originaire, elle ne pourrait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, comme l'ont au demeurant relevé tant le médecin de l'agence régionale de santé que le collège des médecins de l'OFII aux termes d'avis concordants en date des 4 août 2014, 2 février 2016 et 5 juillet 2018. Or, Mme E n'invoque, au soutien des moyens repris, aucun argument de droit ou de fait nouveau. Il y a donc lieu d'écarter ces moyens A adoption des motifs retenus A les premiers juges au point 13. du jugement attaqué.
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
12. Mme E fait valoir que cette décision serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation eu égard à l'impossibilité pour la requérante d'obtenir dans son pays d'origine un traitement approprié à sa situation médicale, à son absence d'attaches dans ce même pays et à la précarité de sa situation sociale, familiale et financière. Toutefois, il résulte de ce qui a été exposé aux points 6. et 11. de la présente ordonnance, que ce moyen ne peut être qu'écarté.
S'agissant de l'interdiction de retour en France pour une durée de deux ans :
13. Mme E reprend en appel à l'identique et sans élément nouveau, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision contestée. A suite, le moyen doit être écarté A adoption des motifs retenus à bon droit A les premiers juges au point 17. du jugement attaqué.
14. Il résulte de ce qui a été précédemment exposé aux points 6. et 11. de la présente ordonnance, que le moyen tiré de ce que le préfet de Loir-et-Cher aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de Mme E est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précité. Il en va de même, A voie de conséquence, de l'ensemble de ses conclusions présentées à titre accessoire, y compris les conclusions présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C E.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au préfet de Loir-et-Cher.
Fait à Versailles, le 21 avril 2022.
Le Conseiller d'État,
Président de la cour administrative d'appel de Versailles
T. OLSON
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°21VE00297
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026