mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE00526 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Déco Ader, venant aux droits et obligations de la société Déco Applications, a demandé au tribunal administratif de Versailles de prononcer la décharge des intérêts de retard et de la majoration pour manquement délibéré qui ont assorti les suppléments de taxe sur la valeur ajoutée qui ont été réclamés à la société Déco Applications pour la période du 1er janvier 2014 au 28 février 2017.
Par un jugement n° 1808425 du 17 décembre 2020, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 février 2021 et le 12 juillet 2021, la société Déco Ader, représentée par Me Fermine, avocat, demande à la cour :
1° d'annuler le jugement attaqué ;
2° de prononcer la décharge de la majoration pour manquement délibéré mise à sa charge ;
3° de mettre à la charge de l'État la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-le jugement attaqué est insuffisamment motivé ;
-l'administration fiscale n'a pas démontré le caractère délibéré du manquement qui lui est reproché ;
-elle a commis une erreur de comptabilisation en ce qui concerne la TVA de ses acquisitions intracommunautaires et est donc fondée à demander la décharge des rappels de TVA au titre de l'année 2014 et une compensation au titre de l'année 2015.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 12 juillet 2021 et le 3 août 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les moyens tirés de l'erreur commise quant à la comptabilisation de la TVA sur les achats intracommunautaires concernent un autre dossier contentieux et sont donc inopérants dans la présente affaire ;
- les autres moyens soulevés par la société Déco Ader ne sont pas fondés.
Par un acte, enregistré le 20 juin 2022, la société Déco Ader déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pham, première conseillère,
- et les conclusions de M. Met, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société Déco Applications a comme activité principale la pose d'adhésifs chez des clients de la SA Déco Ader, qui fabrique ces adhésifs et constitue son principal client. Ces deux sociétés font partie du même groupe fiscal intégré. La société Déco Applications a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant notamment sur la taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2014 au 28 février 2017, à l'issue de laquelle lui ont été proposées, par lettre du 4 août 2017, des rectifications concernant la taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016. La société Déco Ader, venant aux droits et obligations de la société Déco Applications, a demandé au tribunal administratif de Versailles la décharge des intérêts de retard et de la majoration pour manquement délibéré qui ont assorti ces rappels de taxe sur la valeur ajoutée. Elle fait appel du jugement n° 1808425 du 17 décembre 2020 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
2. Par un acte enregistré le 20 juin 2022, la société Déco Ader a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
DECIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Déco Ader.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la société Déco Ader et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Beaujard, président de chambre,
Mme Dorion, présidente assesseure,
Mme Pham, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 juillet 2022.
Le rapporteur,
C. PHAM Le président,
P. BEAUJARD
Le greffier,
C. FAJARDIE
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026