mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE00782 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP GUILLEMIN & MSIKA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 25 novembre 2019 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai d'un mois et a fixé le pays de destination.
Par un jugement n° 2009242 du 4 mars 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 18 mars 2021, M. A, représenté par Me Msika, avocat, demande à la cour :
1° d'annuler ce jugement ;
2° d'annuler cet arrêté ;
3° d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4° de mettre à la charge de l'État la somme de 3 600 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la régularité du jugement :
- le jugement est insuffisamment motivé ;
- les premiers juges se sont abstenus à tort de faire usage de leurs pouvoirs d'instruction ;
- ils ont dénaturé les pièces du dossier, et cette dénaturation révèle leur partialité ;
Sur le bien-fondé du jugement :
- la compétence de l'auteur de l'arrêté contesté n'est pas justifiée ;
- l'arrêté contesté est entaché de détournement de pouvoir ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il méconnaît son droit d'être entendu ;
- il a été pris à l'issue d'un délai qui n'est pas raisonnable au sens de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- il révèle un défaut d'examen sérieux de sa demande ;
- le préfet a commis une erreur quant au fondement de sa demande ;
- l'arrêté méconnaît le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté, établi sur l'avis irrégulier et mal fondé émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), méconnaît les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation de son état de santé ;
- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les dispositions des articles 7 et 8 de la Directive du 16 décembre 2008 qui n'ont pas été transposées ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. C A, ressortissant ivoirien né le 2 mars 1969 à Seriboua, a déclaré être entré en France le 30 septembre 2009. Le 20 décembre 2018, il a sollicité son admission au séjour au titre des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, par arrêté du 25 novembre 2019, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai d'un mois et a fixé le pays de destination. M. A relève appel du jugement du 4 mars 2021 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la régularité du jugement :
3. En premier lieu, le tribunal a pris en considération l'ensemble des éléments soumis à son appréciation et a répondu par un jugement qui est suffisamment motivé à l'ensemble des moyens soulevés dans la demande. Il a en particulier répondu au moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté litigieux au point 4 du jugement attaqué et à celui tiré de la méconnaissance du droit du requérant à être entendu au point 8 de ce même jugement. Si le requérant soutient que les premiers juges n'ont répondu ni à l'argument tiré de ce que le préfet ne justifierait pas avoir été absent ou empêché le jour de la signature de cet arrêté ni à l'argument selon lequel son droit à être entendu ne lui aurait pas été formellement signifié lors du dépôt de sa demande de titre de séjour, en tout état de cause, le tribunal n'était pas tenu de répondre à tous les arguments invoqués mais seulement aux moyens dont il était saisi.
4. En deuxième lieu, d'une part, compte-tenu du caractère réglementaire de l'arrêté par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a délégué sa signature à M. B, sous-préfet d'Antony et de Boulogne-Billancourt, le tribunal a pu régulièrement s'abstenir de mettre en œuvre ses pouvoirs d'instruction pour demander à ce préfet de produire cet acte à l'instance. D'autre part, il ne revenait pas au tribunal de s'assurer de la compétence du collège des médecins de l'OFII en infectiologie et à cet égard, le tribunal a donc pu, régulièrement encore, s'abstenir de mettre en œuvre ses pouvoirs d'instruction.
5. En troisième lieu, d'une part, il ressort du dossier de première instance et en particulier du certificat médical daté du 16 septembre 2020 que, comme l'ont estimé à juste titre les premiers juges, ce certificat n'est pas suffisamment circonstancié pour que lui soit reconnue la valeur probante que le requérant entend lui prêter. Le tribunal n'en a donc pas dénaturé les termes. D'autre part, l'appréciation au demeurant fondée, portée par le tribunal sur la faible valeur probante de cette pièce en première instance, ne saurait caractériser la partialité invoquée de la formation de jugement.
Sur le bien-fondé du jugement :
6. En premier lieu, le requérant reprend en appel le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté litigieux. Il ne fait état, toutefois, d'aucun élément nouveau susceptible de remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges. En particulier, les premiers juges se sont fondés à juste titre sur la délégation de signature consentie par le préfet à M. B, non pas le 1er avril 2019 comme le mentionne à tort l'arrêté litigieux sans d'ailleurs que cette erreur n'entache sa légalité, mais le 10 septembre 2019, laquelle délégation n'était pas conditionnée, au demeurant, par un empêchement du préfet. Dès lors, par ces motifs et ceux retenus à bon droit par le tribunal et exposés au point 4 du jugement, le moyen doit être écarté.
7. En deuxième lieu, le moyen tiré du détournement de pouvoir, déjà soulevé en première instance et à l'appui duquel le requérant ne fait état d'aucun élément nouveau, doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus à bon droit par le tribunal et exposés au point 3 du jugement entrepris.
8. En troisième lieu, l'arrêté contesté comporte les éléments de droit et de fait qui le fondent. Ainsi, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que le préfet n'aurait pas mentionné l'ensemble des éléments caractérisant la situation de M. A, il est suffisamment motivé.
9. En quatrième lieu, à supposer que le requérant ait entendu soutenir en appel que le préfet n'a pas sérieusement examiné sa demande, il ne serait pas fondé à le faire dès lors qu'il ne ressort pas des termes de l'arrêté contesté qu'avant de le prendre, le préfet n'aurait pas procédé à cet examen de façon particulière et suffisamment approfondie.
10. En cinquième lieu, le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
11. Toutefois, comme l'ont d'ailleurs rappelé à juste titre les premiers juges dans le jugement attaqué, dans le cas prévu au 3° du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de titre de séjour. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.
12. En l'espèce, il n'est pas sérieusement allégué que M. A aurait sollicité, en vain, un entretien avec les services préfectoraux ni qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant que soit prise la décision litigieuse. Dès lors qu'il a fourni à l'administration toutes les précisions qu'il jugeait utiles lors de sa demande de titre de séjour et que, plus largement, l'ensemble des démarches qu'il a alors accomplies en connaissance de cause avait justement vocation à recueillir tous les éléments qu'il jugeait utiles à l'instruction de sa demande, il n'est pas fondé à soutenir, en tout état de cause, que la procédure serait irrégulière faute pour le formulaire de comporter une mention expresse de son droit d'être entendu. Par suite, le moyen tiré de ce que ce droit est garanti par le droit européen doit être écarté.
13. En sixième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la charte susvisée s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de ce que l'arrêté contesté aurait été pris à l'issue d'un délai qui ne serait pas raisonnable au sens de cet article est inopérant et doit être écarté.
14. En septième lieu, le moyen tiré de ce que l'arrêté, établi sur l'avis irrégulier et mal fondé émis par le collège de médecins de l'OFII méconnaîtrait les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, déjà soulevé en première instance et à l'appui duquel le requérant ne présente en appel aucun élément nouveau et susceptible de remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges, doit être écarté par adoption des motifs retenus à bon droit et exposés par le tribunal aux points 11 à 18 du jugement attaqué.
15. En huitième lieu, pour les mêmes motifs que ceux adoptés au point 14 de la présente ordonnance, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux serait entaché d'une erreur d'appréciation de l'état de santé de M. A doit être écarté.
16. En neuvième lieu, à supposer que M. A ait entendu le reprendre en appel, le moyen tiré de ce que le préfet se serait cru lié par l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII, à l'appui duquel le requérant ne présente aucun élément nouveau et susceptible de remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges, doit être écarté par adoption des motifs retenus à bon droit et exposés par le tribunal au point 19 du jugement attaqué.
17. En dixième lieu, le requérant reprend en appel les moyens tirés de ce que le préfet aurait commis une erreur quant au fondement de sa demande en s'abstenant de l'examiner au regard des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 313-14 du même code, et de ce que les dispositions de ces articles auraient été méconnues de même que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il reprend également en appel le moyen tiré de l'erreur manifeste qu'aurait commise le préfet dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté contesté sur sa situation personnelle.
18. D'une part, le requérant ne fait état d'aucun élément susceptible de remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges sur les moyens tirés de l'erreur quant au fondement de la demande, de la méconnaissance du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en tant que l'arrêté refuse un titre de séjour à l'intéressé, et de la méconnaissance de l'article L. 313-14 du même code. Pour les mêmes motifs que ceux retenus à bon droit par le tribunal et exposés au point 6 du jugement attaqué, ces moyens doivent ainsi être écartés.
19. D'autre part, le requérant ne fait état d'aucun élément susceptible de remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges sur le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention susvisée. Pour les mêmes motifs que ceux retenus à bon droit par le tribunal et exposés au point 21 du jugement attaqué, ce moyen doit ainsi être écarté.
20. Enfin, pour les mêmes motifs que ceux du jugement attaqué adoptés au point 19 de la présente ordonnance, d'abord, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il pourrait bénéficier de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il n'est pas fondé à se prévaloir de ces dispositions pour soutenir qu'il ne pouvait légalement faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Ensuite, pour ces mêmes motifs encore, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté contesté sur sa situation personnelle.
21. En onzième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles 7 et 8 de la Directive du 16 décembre 2008 qui n'ont pas été transposées, déjà soulevé en première instance et à l'appui duquel le requérant ne présente en appel aucun élément nouveau et susceptible de remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges, doit être écarté par adoption des motifs retenus à bon droit et exposés par le tribunal au point 22 du jugement attaqué.
22. En douzième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, déjà soulevé en première instance et à l'appui duquel le requérant ne présente en appel aucun élément nouveau et susceptible de remettre en cause l'appréciation portée par les premiers juges, doit être écarté par adoption des motifs retenus à bon droit et exposés par le tribunal au point 23 du jugement attaqué.
23. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées, en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précité. Il en va de même, par voie de conséquence, de l'ensemble de ses conclusions présentées à titre accessoire, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Versailles, le 5 juillet 2022.
Le Conseiller d'État,
Président de la cour administrative d'appel de Versailles
T. OLSON
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
3
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026