LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-21VE00959

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-21VE00959

jeudi 21 septembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-21VE00959
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantCABINET CASADEI-JUNG & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A C et M. et Mme B C ont demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler la décision du jury ajournant M. A C à l'examen du certificat d'aptitude professionnelle (CAP) spécialité " boucher " à l'issue de la session de juin 2018, d'enjoindre à l'administration de lui délivrer le diplôme de CAP spécialité " boucher " et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement avant dire droit du 3 novembre 2020, le tribunal administratif d'Orléans a invité la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours à produire tous éléments utiles, tels que le procès-verbal du jury ou des témoignages des différents membres du jury, de nature à établir si le candidat a été mis en mesure de bénéficier des aménagements des conditions d'examen octroyés par sa décision du 18 décembre 2017.

Par un jugement n° 1802688 du 2 février 2021, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. A C et de M. et Mme B C.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 2 avril 2021, M. A C et M. et Mme B C, représentés par Me Radisson, avocat, demandent à la cour :

1°)d'annuler ce jugement ;

2°)d'annuler cette décision ;

3°)d'enjoindre à la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours de délivrer à M. A C son diplôme dans un délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir ;

4°)de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le jugement attaqué est entaché d'erreur de droit et à tout le moins d'erreur d'appréciation ;

- il n'a bénéficié de l'assistance d'un lecteur pour aucune épreuve et la majoration du temps des épreuves ne lui a pas été accordée pour trois d'entre elles, à savoir l'anglais, la transformation des produits et la préparation à la vente, commercialisation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2022, la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours demande à la cour de rejeter la requête.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

-le code de l'éducation ;

-le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. Camenen,

-et les conclusions de Mme Janicot, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C et ses parents relèvent appel du jugement du tribunal administratif d'Orléans du 2 février 2021 rejetant leur demande tendant à l'annulation de la décision du jury prononçant l'ajournement du premier à l'examen du certificat d'aptitudes professionnelles (CAP) spécialité " boucher " à l'issue de la session de juin 2018.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. A l'appui de sa requête, M. C soutient que le tribunal administratif a entaché le jugement attaqué d'erreur de droit au motif qu'il n'a pas tenu compte de l'absence de production des procès-verbaux des épreuves, qu'il est également entaché d'erreur de droit au motif qu'il n'avait pas à renouveler sa volonté de bénéficier des aménagements prévus au moment des épreuves, qu'il lui a été demandé de rapporter une preuve impossible ou que la charge de la preuve a été méconnue et qu'enfin, le tribunal a commis une erreur d'appréciation en estimant que les aménagements accordés auraient été respectés.

3. Toutefois, ces moyens se rattachent au bien-fondé du jugement attaqué et sont sans incidence sur sa régularité. Ils doivent, par suite, être écartés.

Sur la légalité de la décision d'ajournement :

4. Aux termes de l'article L. 112-4 du code de l'éducation : " Pour garantir l'égalité des chances entre les candidats, des aménagements aux conditions de passation des épreuves orales, écrites, pratiques ou de contrôle continu des examens ou concours de l'enseignement scolaire et de l'enseignement supérieur, rendus nécessaires en raison d'un handicap ou d'un trouble de la santé invalidant, sont prévus par décret. Ces aménagements peuvent inclure notamment l'octroi d'un temps supplémentaire et sa prise en compte dans le déroulement des épreuves, la présence d'un assistant, un dispositif de communication adapté, la mise à disposition d'un équipement adapté ou l'utilisation, par le candidat, de son équipement personnel ". Aux termes de l'article D. 351-27 du même code : " Les candidats aux examens ou concours de l'enseignement scolaire qui présentent un handicap peuvent bénéficier d'aménagements portant sur : 1° Les conditions de déroulement des épreuves, de nature à leur permettre de bénéficier des conditions matérielles ainsi que des aides techniques et humaines appropriées à leur situation ; 2° Une majoration du temps imparti pour une ou plusieurs épreuves, qui ne peut excéder le tiers du temps normalement prévu pour chacune d'elles () ".

5. Par une décision du recteur de l'académie d'Orléans-Tours du 18 décembre 2017, M. A C, apprenti boucher au centre de formation des apprentis de Bourges, a été autorisé, sur avis conforme du médecin désigné par la maison départementale pour les personnes handicapées, à bénéficier d'aménagements des épreuves pour la session 2018 du CAP spécialité " boucher " sous la forme d'une majoration de temps, dans la limite d'un tiers, pour l'ensemble des épreuves et d'une assistance pour la lecture du sujet et/ou des consignes avec reformulation. S'étant présenté à la session de juin 2018, son relevé de notes fait apparaître qu'il a obtenu une moyenne de 8,02/20 pour l'ensemble des épreuves et a été ajourné. Le requérant soutient qu'il n'a bénéficié de l'assistance d'un lecteur pour aucune épreuve et que la majoration du temps des épreuves ne lui a pas été accordée pour trois d'entre elles, à savoir l'anglais, la transformation des produits et la préparation à la vente, commercialisation.

6. En premier lieu, si l'administration n'a pas produit les procès-verbaux de chacune des épreuves auxquelles M. C a participé, cette circonstance ne fait toutefois pas obstacle à ce qu'elle apporte par tous moyens la preuve de ce que l'intéressé a effectivement bénéficié des aménagements prévus par la décision précitée du 18 décembre 2017 à l'occasion de la session de juin 2018 du CAP spécialité boucher organisée dans l'académie d'Orléans-Tours.

7. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, en particulier d'un courriel de la responsable des épreuves écrites du CAP du 12 novembre 2018, de son attestation du 26 novembre 2020 et d'une attestation du président du jury du 30 novembre 2020, établies à la suite du jugement avant dire droit du tribunal administratif, que M. C a bénéficié de l'assistance d'un lecteur lors des épreuves écrites, d'une reformulation des consignes et qu'il a notamment bénéficié d'explications pour réaliser les épreuves de transformation des produits et préparation à la vente, commercialisation. Ainsi, il n'est pas fondé à soutenir qu'il n'a jamais bénéficié d'une assistance pour la lecture lors des épreuves du CAP. En outre, il résulte également de cette dernière attestation ainsi que de l'attestation d'un membre du jury chargé de l'épreuve facultative d'anglais que M. C a effectivement bénéficié de la possibilité de prendre un tiers temps supplémentaire non seulement lors de cette épreuve d'anglais mais aussi lors des épreuves de transformation des produits et préparation à la vente, commercialisation. Ainsi, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'il n'a pas bénéficié de cet aménagement lors de ces trois épreuves. La circonstance que M. C n'a pas effectivement utilisé son tiers temps supplémentaire ou n'a pas sollicité d'explications complémentaires auprès des personnes en charge de l'assister, ne suffit pas à établir que les aménagements fixés par la décision précitée du 18 décembre 2017 ne lui ont pas été proposés et que la décision du jury prononçant son ajournement serait illégale.

8. Enfin, contrairement à ce que soutient M. C, ses relevés de notes pour les années 2016-2017 et 2017-2018 ne révèlent pas une incohérence manifeste avec les résultats qu'il a obtenus lors de l'examen de juin 2018 qui serait de nature à établir qu'il n'a pas bénéficié des aménagements fixés par la décision du 18 décembre 2017.

9. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté leur demande. Par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme réclamée par les consorts C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. C et autres est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A C, à M. et Mme B C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Copie en sera adressée au recteur de l'académie d'Orléans-Tours.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Olson, président de la cour,

M. Camenen, président assesseur,

Mme Houllier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2023.

Le rapporteur,

G. CamenenLe président,

T. Olson

La greffière,

C. Fourteau

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions