LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-21VE01247

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-21VE01247

jeudi 23 février 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-21VE01247
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationD
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSARL DORASCENZI-FENART

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société à responsabilité limitée (SARL) XP Trade a demandé au tribunal administratif de Versailles de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2013, 2014 et 2015 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2015.

Par un jugement n° 1808375 du 21 janvier 2021, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une ordonnance n° 2102394 du 30 avril 2021, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis à la cour la requête de la SARL XP Trade, enregistrée le 22 mars 2021 au greffe du tribunal.

Par cette requête, enregistrée au greffe de la cour le 3 mai 2021 et régularisée les 3 et 7 juin 2021, la SARL XP Trade, représentée par Me Dorascenzi, avocat, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2013, 2014 et 2015 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2015 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SARL XP Trade soutient que :

- la proposition de rectification du 15 décembre 2016 est insuffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales en ce qui concerne les loyers déduits pour l'appartement situé à Rueil-Malmaison ;

- les charges de loyer pour cet appartement étaient déductibles dès lors qu'il s'agit d'un appartement de fonction, permettant à M. C en semaine d'être plus proche de sa clientèle, de Paris et des aéroports, ainsi que de lui éviter des trajets et des frais de carburant ;

- les frais de repas remis en cause par l'administration sont déductibles dès lors que M. C prend part à la production de l'entreprise en tant que conducteur de moto taxi et que cette fonction l'oblige à déjeuner dans des lieux éloignés de son domicile ; elle n'a commis aucun acte anormal de gestion ; elle est fondée à se prévaloir des doctrines administratives référencées 5 F-2542, n° 33, du 10 février 1999 et BOI-RSA-BASE-30-50-30-20, n° 450, du 12 septembre 2012, qui admettent le caractère professionnel des dépenses supplémentaires supportées par les salariés qui sont tenus de prendre leurs repas dans des lieux éloignés de leur domicile ; ce principe ne s'oppose pas à celui de la déduction forfaitaire de 10 %, qui ne couvre pas ces frais ;

- l'application de la majoration de 40 % pour manquement délibéré n'est pas justifiée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de Mme Deroc, rapporteure publique ;

Considérant ce qui suit :

1. La SARL XP Trade, qui exerce une activité de transport de personnes en taxi-moto, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2015, à l'issue de laquelle l'administration fiscale a remis en cause notamment la déduction de dépenses de loyers et de frais de repas. Elle lui a notifié en conséquence des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des rehaussements d'impôt sur les sociétés. La SARL XP Trade relève appel du jugement du 21 janvier 2021 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à la décharge en droits et pénalités des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2013, 2014 et 2015, et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er juillet 2012 au 30 juin 2015.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

2. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. / () ". Aux termes de l'article R. 57-1 du même livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée ".

3. Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les rectifications envisagées, de façon à permettre au contribuable de formuler ses observations de façon entièrement utile.

4. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 15 décembre 2016 comporte les motifs et le montant des rehaussements envisagés, leur fondement légal et la catégorie de revenus dans laquelle ils sont opérés, ainsi que les années d'imposition concernées. Elle précise notamment que le service a établi que la société XP Trade avait comptabilisé en charges déductibles de son résultat fiscal diverses dépenses personnelles incombant à M. C, telles que les frais de loyer de son habitation personnelle à Rueil-Malmaison, de repas individuels ainsi que d'autres frais, qui ne constituent pas des charges engagées dans l'intérêt direct de l'entreprise. Ces éléments étaient suffisants pour permettre à la société requérante de formuler ses observations de façon entièrement utile. Enfin, la circonstance que le service vérificateur se serait refusé à faire état des échanges avec le vérificateur lors du débat oral et contradictoire et de la nature des investigations menées est sans incidence sur la régularité de la motivation de la proposition de rectification. Par suite, la proposition de rectification du 15 décembre 2016 satisfait aux exigences de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.

Sur le bien-fondé des impositions en litige :

En ce qui concerne l'impôt sur les sociétés :

5. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : / 1° Les frais généraux de toute nature (). Les dépenses ci-dessus énumérées peuvent également être réintégrées dans les bénéfices imposables dans la mesure où elles sont excessives et où la preuve n'a pas été apportée qu'elles ont été engagées dans l'intérêt direct de l'entreprise ".

6. Il appartient au contribuable de justifier tant du montant des charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. Le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.

S'agissant des charges de loyers :

7. Il résulte de l'instruction que la société XP Trade, dont M. C est associé à hauteur de 70 %, a loué, à usage de bureau, pour les besoins de son exploitation, une partie de la résidence principale de ses parents, M. et Mme B C, située 11 rue des Myrtilles à Mennecy. Le siège social de la société est déclaré à cette même adresse et une imposition à la cotisation foncière des entreprises a été établie pour ce bureau. La société XP Trade comptabilise chaque année des charges de loyers, déduites de ses résultats, pour un montant de 10 800 euros. L'administration a toutefois relevé que la société avait également comptabilisé en charges déductibles, au titre de la période vérifiée, des loyers pour un appartement de 42 m2 situé à Rueil-Malmaison, alors qu'il ressort des termes du bail signé en juillet 2012 que cet appartement est à usage d'habitation principale et qu'il est occupé par le requérant, lequel déclare par ailleurs habiter, à titre personnel, à la même adresse que ses parents à Mennecy. En outre, aucune déclaration, ni à titre personnel, ni à titre professionnel, n'a été effectuée pour le local de

Rueil-Malmaison. Si la société requérante soutient que la location de cet appartement constitue un logement de fonction en semaine permettant à son gérant, M. C, d'être proche de sa clientèle, de Paris et des aéroports, ainsi que de lui éviter des trajets et des frais de carburant, elle n'établit pas, par ces seules allégations, que ce local aurait été loué dans son intérêt propre et non dans celui de son gérant. Par suite, c'est à bon droit que l'administration n'a pas admis la déduction en charges de ces loyers pour un montant de 11 795 euros au titre de l'exercice clos en 2013, de 11 124 euros au titre de l'exercice clos en 2014 et de 12 489 euros au titre de l'exercice clos en 2015.

S'agissant des frais de repas :

8. La société XP Trade a remboursé l'ensemble des frais de repas de M. C, qu'ils soient pris à titre individuel ou dans un cadre professionnel avec des relations d'affaires. L'administration a donc remis en cause les frais de repas individuels du gérant identifiés par l'examen des facturettes. Si la société requérante soutient qu'il s'agit de frais spécifiques à l'activité professionnelle de M. C, non couverts par la déduction forfaitaire de 10 %, au motif que celui-ci, en tant que conducteur de moto taxi, est contraint de prendre ses repas dans des lieux éloignés de son domicile, elle se réfère à tort aux règles de déduction des frais pour la détermination du revenu imposable à l'impôt sur le revenu, alors qu'elle est une société commerciale soumises à l'impôt sur les sociétés et elle n'apporte aucun élément de nature à justifier que lesdits frais revêtaient le caractère de dépenses nécessitées par l'exercice de la profession de son dirigeant, dans son intérêt. Enfin, elle ne peut utilement se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des doctrines administratives référencées 5 F-2542, n° 33, du 10 février 1999 et BOI-RSA-BASE-30-50-30-20, n° 450, du 12 septembre 2012, dans les prévisions desquelles elle n'entre pas. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a regardé ces dépenses comme non déductibles au motif qu'elles n'étaient pas engagées dans l'intérêt de l'entreprise.

En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée :

9. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. 2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable. () II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures ".

10. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, la société requérante n'établit pas que les dépenses de repas en litige ainsi que les autres frais personnels relevés par l'administration ont été engagés pour les besoins des opérations imposables de son activité. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a remis en cause la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée grevant ces dépenses.

Sur la majoration pour manquement délibéré :

11. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'État entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".

12. Pour établir le caractère intentionnel du manquement du contribuable à son obligation déclarative, l'administration doit se placer au moment de la déclaration ou de la présentation de l'acte comportant l'indication des éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt. Elle doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt.

13. Pour assortir les rectifications de la majoration de 40 % pour manquement délibéré, l'administration fiscale s'est fondée sur l'importance des sommes en cause et leur caractère répété, sur trois exercices, ainsi que sur la nature de ces dépenses, qui ont bénéficié personnellement à son gérant, M. C, lequel ne pouvait pas ignorer qu'elles lui incombaient personnellement. Ce faisant, l'administration doit, par suite, être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, de l'intention délibérée de la société requérante d'éluder l'impôt.

14. Il résulte de tout ce qui précède que la SARL XP Trade n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que la SARL XP Trade demande à ce titre.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de la SARL XP Trade est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la SARL XP Trade et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Besson-Ledey, présidente de chambre,

M. Lerooy, premier conseiller,

Mme Liogier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2023.

Le rapporteur,

D. ALa présidente,

L. Besson-LedeyLa greffière,

C. FourteauLa République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Le greffier,

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions