jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE01286 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BOUQUET |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société à responsabilité limitée (SARL) Inter Gold Import a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la décharge, en droits et pénalités, de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l'exercice clos en 2012, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2012, des rappels de taxe spéciale sur les huiles destinées à l'alimentation humaine qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012, ainsi que celles des amendes qui lui ont été infligées sur le fondement de l'article 1737 du code général des impôts.
Par un jugement n° 1813248 du 12 mars 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a prononcé un non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement total des rappels de taxe spéciale sur les huiles destinées à l'alimentation humaine intervenu en cours d'instance, a déchargé partiellement la SARL Inter Gold Import de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2012 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2012, a prononcé la décharge des amendes prévues à l'article 1737 du code général des impôts et a rejeté le surplus de sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 6 mai 2021 et 10 janvier 2022, la SARL Inter Gold Import, représentée par Me Bouquet, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement en tant qu'il lui est défavorable ;
2°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l'exercice clos en 2012, restant en litige, ainsi que des suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2012 ;
3°) de mettre à la charge de l'État les entiers dépens, ainsi que le versement de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SARL Inter Gold Import soutient que :
- elle doit être déchargée des suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2012, dès lors que le tribunal administratif a fait droit à sa demande concernant la reconstitution de son chiffre d'affaires ;
- la procédure d'imposition est entachée d'irrégularité dès lors que le litige relatif à la provision pour dépréciation de stock n'a pas été soumise à l'avis de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires ;
- c'est à tort que l'administration a réintégré dans son résultat imposable au titre de l'exercice clos en 2012 la provision pour dépréciation du stock de certains produits alimentaires pour un montant de 84 670 euros, au motif que les intitulés des produits ne correspondaient pas aux intitulés indiqués dans les stocks ; elle a produit des photographies, les factures d'achat correspondant aux produits dépréciés et le détail de calcul de la provision ;
- l'administration n'établit pas que les sommes regardées comme distribuées ont été appréhendées par son gérant, M. A B, alors que la société était dirigée en fait par M. C B ; en omettant de lui demander de désigner le bénéficiaire, l'administration l'a privée d'un débat oral et contradictoire ;
- la majoration de 40 % pour manquement délibéré est insuffisamment motivée ; l'administration s'est livrée à une appréciation globale, et non pour chaque redressement, ce qui ne lui a pas permis de faire valoir utilement ses observations ;
- cette majoration n'est pas fondée ; pour justifier l'importance de l'omission de recettes, l'administration a retenu un taux de marge de 1,51 alors que le tribunal a retenu un taux de 1,27 ; en outre, 98 % des rehaussements liés à la reconstitution de ses résultats ont été abandonnés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 octobre 2021 et 17 février 2022, le ministre chargé des comptes publics conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions tendant à la décharge des suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont irrecevables faute d'avoir été contestées en première instance ;
- les moyens soulevés par la SARL Inter Gold Import ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D;
- et les conclusions de Mme Deroc, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Inter Gold Import, qui exerce une activité de vente en gros de produits alimentaires, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012 à l'issue de laquelle l'administration fiscale, après avoir rejeté la comptabilité présentée, a procédé à une reconstitution de ses résultats. En conséquence, elle lui a notifié, selon la procédure de taxation d'office, des suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et de taxe spéciale sur les huiles destinées à l'alimentation humaine pour la période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012 et, selon la procédure contradictoire, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2011 et 2012. A la suite de l'avis de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires en date du 8 avril 2016, l'interlocuteur départemental a prononcé l'abandon des rehaussements d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2011. Par un jugement du 12 mars 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a prononcé un non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement total des rappels de taxe spéciale sur les huiles destinées à l'alimentation humaine intervenu en cours d'instance, a déchargé partiellement la SARL Inter Gold Import de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2012 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2012, a prononcé la décharge des amendes prévues à l'article 1737 du code général des impôts au titre des années 2011 et 2012, et a rejeté le surplus de sa demande. La SARL Inter Gold Import relève appel de ce jugement en tant qu'il lui est défavorable et demande la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l'exercice clos en 2012 restant en litige, ainsi que des suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2012.
Sur la recevabilité des conclusions tendant à la décharge des suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises au titre de l'année 2012 :
2. Les conclusions présentées par la société requérante tendant à la décharge des suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2012 n'ont pas été soumises aux premiers juges et présentent le caractère de conclusions nouvelles en appel. Elles doivent, par suite, et ainsi que le fait valoir l'administration, être rejetées comme irrecevables.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
3. Aux termes de l'article L. 59 du livre des procédures fiscales : " Lorsque le désaccord persiste sur les redressements notifiés, l'administration, si le contribuable le demande, soumet le litige à l'avis de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires () ". Aux termes de l'article L. 59 A du même livre, dans sa rédaction applicable au litige : " La commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires intervient lorsque le désaccord porte : / 1° Sur le montant du résultat industriel et commercial, non commercial, agricole ou du chiffre d'affaires, déterminé selon un mode réel d'imposition () ".
4. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 9 septembre 2015, la SARL Inter Gold Import a seulement contesté la méthode et les modalités de reconstitution de son chiffre d'affaires retenues par l'administration fiscale, puis a demandé que la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires soit saisie en cas de désaccord persistant sur ce point. Dès lors, elle n'est pas fondée à soutenir que le litige relatif à la provision pour dépréciation de stock devait être soumis à cette commission et que, par suite, la procédure d'imposition serait entachée d'irrégularité pour ce motif.
Sur le bien-fondé de la provision pour dépréciation de stock :
5. Aux termes du 1 de l'article 39 du code général des impôts, rendu applicable à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 209 du même code : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant () notamment () 5° Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées et que des événements en cours rendent probables () ". Aux termes du 3 de l'article 38 du même code, également applicable aux sociétés en vertu du même article 209 : " () les stocks sont évalués au prix de revient ou au cours du jour de la clôture de l'exercice, si ce cours est inférieur au prix de revient () ".
6. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que, lorsqu'une entreprise constate que l'ensemble des matières ou produits qu'elle possède en stock ou une catégorie déterminée d'entre eux a, à la date de clôture de l'exercice, une valeur probable de réalisation inférieure au prix de revient, elle est en droit de constituer, à concurrence de l'écart constaté, une provision pour dépréciation. Si pareille provision peut être évaluée par des méthodes statistiques, c'est à la condition que son évaluation soit faite de manière précise et suffisamment détaillée selon les catégories des produits en stock. Il appartient au contribuable, indépendamment des règles qui régissent la charge de la preuve pour des raisons de procédure, d'établir le bien-fondé et de justifier du montant d'une telle provision au regard des caractéristiques de l'exploitation au cours de la période en litige.
7. Pour contester la réintégration dans ses résultats imposables de l'exercice clos en 2012 d'une provision pour dépréciation de stock de certains produits alimentaires, d'un montant de 84 670 euros, la SARL Inter Gold Import soutient qu'elle a produit des photographies, des factures et un tableau détaillant les produits dépréciés pour cause d'invendu, de détérioration ou de date limite de consommation. Cependant, les photographies produites de marchandises détériorées, ne sont pas datées et ne permettent pas d'identifier la nature de ces produits alimentaires. En outre, le tableau dressant l'état de dépréciation des stocks au 31 décembre 2012, qui indique seulement la quantité, le prix et la valeur de certains produits, ne fournit aucune indication relative aux dates limites de consommation invoquées, aux numéros de lots concernés ou à l'origine des invendus, alors, au demeurant, que cet état ne correspond pas, ainsi que l'a relevé l'administration, à l'état comptable produit. Ainsi, la méthode d'évaluation des provisions retenue par la société requérante est insuffisamment précise et ne permet pas de déterminer la perte ou la charge probable selon une approximation suffisante. Par suite, la SARL Inter Gold Import ne justifie ainsi ni de la réalité, ni du montant de la dépréciation de ses stocks à la clôture de l'exercice 2012.
Sur les revenus distribués :
8. La contestation de la SARL Inter Gold Import relative à l'existence de revenus distribués entre les mains de son gérant, M. A B, qui concerne, en tout état de cause, un contribuable distinct, est inopérante.
Sur la majoration pour manquement délibéré :
9. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'État entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".Aux termes de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable au litige : " Les décisions mettant à la charge des contribuables des sanctions fiscales sont motivées au sens de la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public, quand un document ou une décision adressés au plus tard lors de la notification du titre exécutoire ou de son extrait en a porté la motivation à la connaissance du contribuable () ".
10. D'une part, la proposition de rectification du 29 mai 2015 vise l'article 1729 du code général des impôts, indique qu'il est fait application de la pénalité pour manquement délibéré aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée et aux rectifications d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2012, ainsi que le taux et le montant des pénalités exigibles. Elle précise que le contrôle a permis de relever à l'encontre de la SARL Inter Gold Import de graves irrégularités dans la tenue de sa comptabilité sur la période vérifiée, lesquelles sont détaillées, et que la reconstitution du chiffre d'affaires a conduit le service à mettre en évidence des omissions de recettes dont le montant est conséquent et dont la société requérante ne pouvait ignorer le caractère imposable. Elle comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la majoration pour manquement délibéré appliquée par l'administration. Ces éléments, communs à l'ensemble des chefs de redressements et dont la SARL Inter Gold Import a eu connaissance au moins trente jours avant la mise en recouvrement des pénalités litigieuses, lui permettaient de contester utilement, le cas échéant, l'application de la majoration pour manquement délibéré, ce qu'elle a fait effectivement en présentant des observations sur cette majoration le 3 juillet 2015. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des pénalités et du caractère contradictoire de cette motivation doit être écarté.
11. D'autre part, pour établir le caractère intentionnel du manquement du contribuable à son obligation déclarative, l'administration doit se placer au moment de la déclaration ou de la présentation de l'acte comportant l'indication des éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt. Elle doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt.
12. Pour justifier l'application de la majoration de 40 % pour manquement délibéré restant en litige, l'administration fiscale s'est fondée, ainsi qu'il a été rappelé au point 10, sur les graves irrégularités comptables, résultant d'actes conscients et volontaires destinés à donner l'apparence de la sincérité à des déclarations inexactes, et sur l'importance des omissions de recettes. Si la société requérante soutient que le service vérificateur s'est fondé par erreur sur un taux de marge de 1,51 alors que les premiers juges ont retenu un taux de 1,27, il est constant qu'elle a obtenu la réduction devant le tribunal des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, ainsi que de la majoration de 40 % afférente, à concurrence de l'application d'un taux de marge de 1,27. L'administration doit, par suite, et s'agissant des rehaussements encore en litige, être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, de l'intention délibérée de la société requérante d'éluder l'impôt.
13. Il résulte de ce qui précède que la SARL Inter Gold Import n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté le surplus de sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que celles tendant au remboursement de dépens non exposés dans la présente instance.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de la SARL Inter Gold Import est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la SARL Inter Gold Import et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Besson-Ledey, présidente de chambre,
Mme Danielian, présidente assesseure,
Mme Liogier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
La rapporteure,
I. DLa présidente,
L. Besson-Ledey
La greffière,
A. Audrain-FoulonLa République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026