vendredi 21 octobre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE01424 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | KHAKPOUR |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté en date du 4 juin 2019 par lequel le préfet du Val-d'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Par un jugement n° 1913103 du 23 juin 2020, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 19 mai 2021, M. B, représenté par Me Khakpour, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 23 juin 2020 ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 4 juin 2019 du préfet du Val-d'Oise ;
3°) d'enjoindre au préfet du Val d'Oise de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois suivant la notification de l'arrêt à intervenir ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 75 euros par jour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'incompétence du signataire ;
- il n'est pas établi que l'avis du collège des médecins ait été émis après une délibération collégiale ;
- son état de santé nécessite un traitement dont le défaut aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et il ne peut être pris en charge dans son pays d'origine ;
- il a noué des relations en France ;
- l'obligation de quitter le territoire est illégale par voie d'exception ;
- elle est illégale pour les mêmes motifs que le refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 12 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- elle méconnaît l'article 7-2 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale par voie d'exception ;
- son avis n'a pas été recueilli préalablement.
- les décisions méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 janvier 2021 du bureau d'aide juridictionnelle du Tribunal judiciaire de Versailles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. B, ressortissant de la République démocratique du Congo, né le 8 octobre 1977 et entré en France le 27 avril 2015 selon ses déclarations, a sollicité le 10 août 2018 la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 4 juin 2019, le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. B relève appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande d'annulation de cet arrêté.
Sur le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, par un arrêté du 14 mars 2019, régulièrement publié le 15 mars 2019 au recueil des actes administratifs de l'Etat dans le département du Val-d'Oise, le préfet du Val-d'Oise a donné délégation à Mme C D, signataire de l'arrêté attaqué, pour signer notamment tout arrêté de refus de délivrance de titre de séjour, toute obligation de quitter le territoire français avec fixation d'un délai de départ volontaire ainsi que toute décision fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée n'est pas fondé et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision comporte les considérations de droit sur lesquelles elle se fonde et mentionne notamment que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration considère que si l'état de santé de M. B nécessite un traitement, le défaut de prise en charge ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, qu'il est célibataire et que ses enfants mineurs résident dans son pays d'origine. Elle est ainsi suffisamment motivée.
5. En troisième lieu, aux termes des dispositions alors codifiées à l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / [] / 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat [] ". Aux termes de l'article R. 313-22 de ce code : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte e séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé [] ". Aux termes de l'article R. 313-23 du même code : " [] Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. La composition du collège et le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'office () ". Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016, visé ci-dessus : " Au vu du rapport médical [], un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membre du collège. ".
6. Pour refuser de délivrer à M. B un titre de séjour, le préfet du Val-d'Oise s'est fondé sur l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), rendu le 29 avril 2019, et a relevé que si l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale, le défaut de celle-ci ne pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et qu'il peut voyager sans risque vers son pays d'origine.
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'avis du collège des médecins du 29 avril 2019 produit par le préfet du Val-d'Oise en première instance a été signé par les trois médecins composant le collège. Par ailleurs, la mention " après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ", qui indique le caractère collégial de l'avis, fait foi jusqu'à preuve du contraire. Le moyen tiré du vice de procédure doit, par suite, être écarté.
8. D'autre part, pour contester l'appréciation de sa situation au regard des conditions posées par les dispositions précitées du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B produit des pièces médicales, notamment deux ordonnances lui prescrivant des antidépresseurs et anxiolytiques et un certificat médical établi le 17 juin 2019 par un médecin psychiatre du centre médico-psychologique Françoise Minkowska suivant le requérant depuis août 2016, qui fait principalement état de la nécessité d'un suivi médical régulier impliquant un traitement antidépresseur ainsi qu'une psychothérapie. Ces pièces ainsi que les certificats médicaux émanant de médecins du centre médico-psychologique Françoise Minkowska du 31 mai 2021 et 20 juin 2022 indiquant que la psychothérapie dont bénéficie M. B ne peut être poursuivie que dans ce centre médico-psychologique sont insuffisants pour remettre en cause l'appréciation portée par l'autorité préfectorale. M. B ne peut dès lors utilement soutenir que le traitement qui lui est nécessaire, dont la nature n'est au demeurant pas précisée, ne serait pas disponible dans son pays d'origine. M. B n'est, par suite, pas fondé à soutenir que le préfet du Val d'Oise aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation ou aurait méconnu les dispositions du 11° de l'article L.313-11 précité en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance []. ".
10. M. B soutient qu'il a établi sa vie en France où il se prévaut de relations sentimentales et amicales solides et de quatre années de présence sur le territoire. Toutefois, le requérant ne justifie pas de la réalité des liens personnels et familiaux qu'il soutient avoir noués en France, ni d'une insertion sociale ou professionnelle. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de 38 ans et où résident, selon ses déclarations, ses quatre enfants mineurs, ses parents et ses huit frères et sœurs. Enfin, il n'apporte aucun élément permettant d'établir, ainsi qu'il l'allègue, que sa vie serait en danger en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté, ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
Sur les autres décisions :
11. En premier lieu, la décision refusant la délivrance du titre de séjour sollicité n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision doit, par suite, être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du même code, alors applicable : " I. - L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un État membre de l'Union européenne, (), lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger ou si le titre de séjour qui lui avait été délivré lui a été retiré ; () La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° et 5° du présent I, sans préjudice, le cas échéant, de l'indication des motifs pour lesquels il est fait application des II et III. ".
13. Il résulte de ces dispositions que l'obligation de quitter le territoire n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Par ailleurs, ainsi qu'il a été dit au point 4, la décision refusant la délivrance du titre de séjour sollicité est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté. Enfin, l'article L. 511-I du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur le fondement duquel la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français a été prise, n'est pas incompatible avec les dispositions de l'article 12 de la directive du 16 décembre 2008 en vertu desquelles les décisions de retour doivent indiquer leurs motifs de fait et de droit.
14. En troisième lieu, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance du 10° de l'article de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés au point 8 de la présente ordonnance.
15. En quatrième lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008, dès lors que ces dispositions ont été régulièrement transposées en droit interne par la loi n° 2011-672 du 16 juin 2011.
16. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
17. M. B soutient que son retour en République démocratique du Congo l'exposerait à un risque de traitements inhumains et dégradants compte tenu de l'impossibilité pour lui de s'y faire soigner. Toutefois, ainsi qu'il a été dit précédemment le défaut de prise en charge médicale ne devait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
18. En sixième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10 de la présente ordonnance.
19. En dernier lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose de recueillir l'avis de l'intéressé avant de l'obliger à quitter le territoire. Si M. B a entendu soutenir qu'il n'a pas été en mesure de présenter des observations avant que le préfet ne prenne ces décisions, dans le cas où elles sont prises concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, elles découlent nécessairement du refus de titre de séjour. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français, le délai de départ volontaire ou la fixation du pays de renvoi qui sont prises concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.
20. En l'espèce, il n'est pas allégué que M. B aurait sollicité, en vain, un entretien avec les services préfectoraux ni qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant que soient prises les décisions litigieuses. Le moyen tiré de l'absence de recueil de son avis doit, par suite, être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées, en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précité. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions présentées à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.
Fait à Versailles, le 21 octobre 2022.
Le président de la 4ème chambre,
S. BROTONS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026