LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-21VE02173

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-21VE02173

jeudi 21 décembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-21VE02173
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationD
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSYLVAIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. et Mme A B ont demandé au tribunal administratif de Versailles de prononcer la décharge des cotisations à l'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 et 2015.

Par un jugement n °1904495 du 11 juin 2021, le tribunal administratif de Versailles a rejeté leur demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 26 juillet 2021, M. et Mme B, représentés par Me Sylvain, avocat, demandent à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de prononcer la décharge des cotisations à l'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 et 2015 ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que s'étant immatriculés au registre du commerce et des sociétés, ils s'étaient fait connaître auprès de l'administration fiscale et avaient déclaré des bénéfices industriels et commerciaux, celle-ci ne pouvait, en conséquence, pas procéder à l'évaluation d'office de leur activité de négoce de métaux ferreux, sans leur adresser au préalable une mise en demeure.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 janvier 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de commerce ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Liogier,

- les conclusions de M. Illouz, rapporteur public,

- et les observations de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme B ont fait l'objet de rectifications en matière d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2014 et 2015, consécutives à l'examen de leur situation fiscale personnelle. Ils font appel du jugement du 11 juin 2021 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté leur demande tendant à la décharge des impositions mises à leur charge.

2. Aux termes de l'article L. 73 du livre des procédures fiscales : " Peuvent être évalués d'office : 1° Le bénéfice imposable des contribuables qui perçoivent des revenus provenant d'entreprises industrielles, commerciales ou artisanales, () imposables selon un régime de bénéfice réel, lorsque la déclaration annuelle prévue à l'article 53 A du code général des impôts n'a pas été déposée dans le délai légal ; () Les dispositions de l'article L. 68 sont applicables dans les cas d'évaluation d'office prévus aux 1° et 2° ". Aux termes de l'article L.68 du même livre, dans sa rédaction applicable au présent litige : " La procédure de taxation d'office prévue aux 2° et 5° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure. / Toutefois, il n'y a pas lieu de procéder à cette mise en demeure : () 3° Si le contribuable s'est livré à une activité occulte, au sens du deuxième alinéa de l'article L. 169 ; () ". L'article L. 169 du même livre précise, dans sa version alors applicable : " () L'activité occulte est réputée exercée lorsque le contribuable n'a pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'il était tenu de souscrire et soit n'a pas fait connaître son activité à un centre de formalités des entreprises ou au greffe du tribunal de commerce, soit s'est livré à une activité illicite. () ". Enfin, aux termes de l'article L. 47 C du même livre : " Lorsque, au cours d'un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle, sont découvertes des activités occultes ou mises en évidence des conditions d'exercice non déclarées de l'activité d'un contribuable, l'administration n'est pas tenue d'engager une vérification de comptabilité pour régulariser la situation fiscale du contribuable au regard de cette activité ".

3. Il résulte de l'instruction que Mme C B puis son époux, M. A B, ont déclaré respectivement le 25 mars et le 1er avril 2013 créer, chacun, une activité d'autres commerces de détail sur éventaires et marchés, pour laquelle ils se sont placés sous le régime de la micro-entreprise. Le 29 octobre 2013, M. A B a déclaré changer d'activité et exercer désormais une activité de plomberie, toujours sous le régime de la micro-entreprise. Sur leurs déclarations de revenus, M. et Mme B ont porté, au titre de ces activités, des chiffres d'affaires industriels et commerciaux de 7 200 euros pour M. B et 6 300 euros pour Mme B pour l'année 2014, et de respectivement 4 100 euros et 3 600 euros pour l'année 2015. Dans le cadre de l'examen de leur situation fiscale personnelle, ayant constaté que les crédits sur leurs comptes bancaires étaient largement supérieurs aux revenus bruts déclarés pour ces années, l'administration leur a adressé une demande de justification de l'origine et de la nature des crédits bancaires. En réponse, M. et Mme B ont indiqué que ces crédits correspondaient à une activité exercée par M. A B, " en complément de son activité de plombier ", en qualité d'intermédiaire dans le négoce de métaux d'occasion ferreux et non ferreux, consistant à encaisser les chèques, correspondant à la vente des métaux, que lui remettraient des revendeurs de la communauté rom ne disposant pas de comptes bancaires et à reverser à ces derniers, en espèces, les sommes encaissées, déduction faite d'une commission de l'ordre de 4 à 5 %. L'administration a, dès lors, reconstitué les résultats de cette activité, retenant les chiffres d'affaires de 238 144,34 euros pour 2014 et 206 647,75 euros pour 2015 et des charges à hauteur de 30 % de ce chiffre d'affaires, les bénéfices industriels et commerciaux étant arrêtés à 166 701,04 euros pour 2014 et 144 653,43 euros pour 2015. Ces rectifications leur ont été proposées par une proposition de rectification du 1er décembre 2017, à laquelle M. et Mme B n'ont pas répondu. Ils doivent ainsi être regardés comme ayant accepté tacitement les rectifications proposées.

4. Il résulte de l'instruction que l'activité de négoce de métaux ferreux et non ferreux, exercée par M. B selon ses propres déclarations, est, contrairement à ce que les requérants allèguent, totalement distincte de leur activité respective de plomberie et de négoce sur les marchés, seules activités à avoir fait l'objet d'une immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Les requérants ne peuvent donc utilement se prévaloir des bénéfices industriels et commerciaux déclarés à raison de ces deux activités sous le régime de la micro-entreprise. L'activité litigieuse de négoce de métaux n'a ainsi pas été déclarée auprès d'un centre de formalités des entreprises et les revenus issus de cette activité n'ont fait l'objet d'aucune déclaration catégorielle de revenus de leur part, rendue nécessaire par le montant du chiffre d'affaires dégagé par cette activité, ni d'aucune mention dans leur déclaration d'ensemble de revenus, alors même que M. et Mme B ne contestent ni le montant des bénéfices retenus par l'administration ni leur obligation de souscrire une telle déclaration catégorielle à raison de cette activité. C'est donc à bon droit que l'administration a regardé cette activité exercée par M. B comme une activité occulte au sens de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales précité, Dès lors, le moyen tiré de ce que l'administration ne pouvait pas procéder à l'évaluation d'office de leur activité de négoce de métaux ferreux sans leur adresser au préalable une mise en demeure doit être écarté.

5. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté leur demande. Par voie de conséquence, les conclusions qu'ils ont présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. et Mme A B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l'audience du 11 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Besson-Ledey, présidente de chambre,

Mme Danielian, présidente assesseure,

Mme Liogier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.

La rapporteure,

C. LiogierLa présidente,

L. Besson-Ledey

La greffière,

A. Audrain-Foulon

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

N°21VE021732

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions