vendredi 29 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-21VE02188 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL MARS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande, réceptionnée le 10 septembre 2018, tendant à la régularisation de son régime indemnitaire, de condamner le département de l'Essonne à lui verser une somme de 14 408,75 euros, hors charges sociales, au titre de son régime indemnitaire, assortie des intérêts au taux légal et de mettre à la charge du département de l'Essonne une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1905753 du 26 mai 2021, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 26 juillet 2021 et un mémoire en réplique enregistré le 28 juin 2022, M. A, représenté par Me Siffre, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement et cette décision ;
2°) de condamner le département de l'Essonne à lui verser une somme de 14 408,75 euros, hors charges sociales, assortie des intérêts au taux légal.
3°) de mettre à la charge du département de l'Essonne une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement attaqué est insuffisamment motivé en tant qu'il n'a pas suffisamment répondu à certains moyens soulevés ;
- il méconnaît la délibération n° 2005-01-0037 fixant le régime indemnitaire des agents du département avant le 1er janvier 2018, qui n'est d'ailleurs pas assez précise sur les conditions d'attribution de ce régime, dès lors qu'elle ne fixe pas la date à partir de laquelle la part variable réévaluée doit être appliquée, qui devrait être la date de sa promotion ;
- le refus de lui accorder la revalorisation demandée de son régime indemnitaire, qui se
réfère à une règle appliquée dans tous les cas d'avancement de grade en catégorie A, est
insuffisamment motivé ;
- il méconnaît le principe d'égalité de traitement entre les membres d'un même corps ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation s'agissant de l'application du régime indemnitaire au titre de l'année 2017 qui est l'année N+1, en tant que sa promotion intervenue en 2016 n'a eu aucun impact favorable sur le montant servi en 2017 au titre du volet indemnitaire ;
- le nouveau régime indemnitaire entré en vigueur le 1er janvier 2018 ne lui apporte aucune réévaluation de son régime indemnitaire : le montant des primes devant être perçu au titre de l'année 2017 est identique à celui des " parts mensuelles " devant lui être servi au titre de l'année 2018, ce qui l'entache d'irrégularité ;
- le défaut de versement de son régime indemnitaire revalorisé à compter de la date du 1er janvier 2016, qui est entaché d'irrégularité pour défaut de base légale, lui a causé un préjudice financier dont il est fondé à demander réparation : il a subi une perte de 549 euros par mois, soit 6 588 euros pour toute l'année 2016, année de sa nomination en tant qu'ingénieur principal, une perte de 381,50 euros par mois, soit 4 578 euros pour l'année 2017, et également une perte de 381,50 euros par mois soit 3 242,75 euros du 1er janvier au 15 septembre 2018.
Par un mémoire enregistré le 18 mai 2022, le département de l'Essonne, pris en la personne de son président en exercice et représenté par Me de Froment, avocat, conclut :
1°) au rejet de la requête de M. A ;
2°) à titre subsidiaire, à la diminution de l'indemnité à la somme de 4 886,38 euros ;
3°) à ce qu'une somme de 3 500 euros à lui verser soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n°90-126 du 9 février 1990 portant statut particulier des ingénieurs territoriaux ;
- le décret n°91-875 du 6 septembre 1991 pris pour l'application du premier alinéa de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°2010-716 du 29 juin 2010 portant application de l'article 76-1 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2018-101 du 16 février 2018 et l'arrêté du 2 mars 2018 relatif à l'expérimentation d'une procédure de médiation préalable obligatoire en matière de litiges de la fonction publique territoriale ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Bobko, rapporteure publique,
- et les observations de Me Gévaudan, substituant M. de Froment, représentant le département de l'Essonne.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ingénieur territorial du département de l'Essonne, a été
promu au grade d'ingénieur principal à compter du 1er janvier 2016. Par un arrêté du 6 juillet
2016 remis en main propre le 11 juillet 2016, son régime indemnitaire, plus précisément la part de ce régime liée au grade détenu, a fait l'objet d'une réévaluation afin de prendre en compte cet avancement. Estimant qu'il aurait dû percevoir son régime indemnitaire revalorisé dès janvier 2016, qu'un montant mensuel de 381,50 euros ne lui avait pas non plus été versé, à tort, au titre de l'année 2017 et enfin, qu'en 2018, il s'était vu verser à tort un régime indemnitaire non réévalué, M. A a formé le 30 août 2018 une demande indemnitaire fondée sur ces motifs, réceptionnée par l'administration le 10 septembre 2018, qui a été implicitement rejetée. Par la suite, M. A a obtenu sa mutation auprès du département du Val-de-Marne à compter du 17 septembre 2018 et a été radié des cadres du département de l'Essonne à compter de cette date. Le 10 janvier 2019, M. A a saisi le tribunal administratif de Versailles d'une demande tendant à la condamnation du département de l'Essonne à lui verser une somme de 14 408,75 euros avec intérêts de retard, correspondant aux sommes réclamées au titre des motifs mentionnés dans la demande indemnitaire préalable. Toutefois, par une ordonnance n° 1900231 du 21 mars 2019 de la présidente de ce tribunal, sa demande a été rejetée pour irrecevabilité en l'absence de médiation préalable, obligatoire depuis le décret du 16 février 2018 et s'appliquant notamment au département de l'Essonne. Le dossier a donc été transmis au médiateur du centre interdépartemental de gestion de la Grande Couronne d'Ile-de-France. Le département de l'Essonne a refusé la médiation et un procès-verbal en ce sens, daté du 15 juillet 2019, a été transmis à M. A. Celui-ci a alors introduit un recours de plein contentieux devant le tribunal administratif de Versailles, tendant à la condamnation du département à lui verser une somme de 14 408,75 euros hors charges sociales, au titre de la revalorisation de son régime indemnitaire, assortie des intérêts au taux légal. Il relève appel du jugement rejetant sa demande.
Sur la régularité du jugement attaqué :
2. Si M. A soutient que le jugement attaqué serait insuffisamment motivé en tant qu'il n'aurait pas suffisamment répondu à certains moyens soulevés, un tel constat ne ressort pas, toutefois, de l'examen de la décision juridictionnelle en cause, en particulier s'agissant du moyen tiré du manque de précision de la délibération n° 2005-01-0037 du 26 septembre 2005 fixant le régime indemnitaire des agents du département jusqu'au 1er janvier 2018, eu égard à la motivation du point 3. du jugement attaqué, les premiers juges ayant détaillé précisément les conditions d'attribution du régime indemnitaire. Le moyen doit être écarté.
Sur les conclusions indemnitaires :
S'agissant du litige relatif à la date de versement du régime indemnitaire correspondant à la promotion du 1er janvier 2016 au grade d'inspecteur principal :
Sur le moyen tiré de l'irrégularité de la délibération n° 2005-01-0037 du 26 septembre 2005 du conseil général du département de l'Essonne :
3. D'une part, selon l'article 87 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée : " Les fonctionnaires régis par la présente loi ont droit, après service fait, à une rémunération fixée conformément aux dispositions de l'article 20 du titre Ier du statut général " et l'article 88 de la même loi précise : " Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics fixent les régimes indemnitaires, dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'Etat. Ces régimes indemnitaires peuvent tenir compte des conditions d'exercice des fonctions et de l'engagement professionnel des agents ". Enfin, aux termes de l'article 2 du décret du 6 septembre 1991 susvisé : " L'assemblée délibérante de la collectivité () fixe () la nature, les conditions d'attribution et le taux moyen des indemnités applicables aux fonctionnaires de ces collectivités ou établissements () ".
4. Il résulte des dispositions de l'article 88 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n° 91-875 du 6 septembre 1991, qu'il revient à l'assemblée délibérante de chaque collectivité territoriale de fixer elle-même la nature, les conditions d'attribution et le taux moyen des indemnités bénéficiant aux fonctionnaires de la collectivité. Les conditions d'attribution font référence aux critères à évaluer par l'autorité afin de décider et de moduler l'attribution des primes et autres éléments du régime indemnitaire et non pas aux conditions, notamment temporelles, dans lesquelles est effectué le versement du régime indemnitaire.
5. Il résulte de l'instruction que par une délibération n° 2005-01-0037 du 26 septembre 2005, le conseil général du département de l'Essonne, a réglé le régime indemnitaire des agents du département jusqu'au 1er janvier 2018. Cette délibération prévoyait, pour les ingénieurs territoriaux, une part liée au grade de 669 euros mensuels pour un ingénieur et de 971 euros mensuels pour un ingénieur principal, une part liée au niveau de responsabilité, une part liée aux sujétions allouée en fonction de 4 critères permettant d'attribuer chacun un quart de l'indemnité, dont le montant peut varier de 0 à 152 euros mensuels pour un ingénieur et de 0 à 335 euros mensuels pour un ingénieur principal, une part liée au niveau d'expertise allouée également en fonction de 4 critères permettant d'attribuer chacun un quart de l'indemnité dont le montant peut varier de 0 à 152 euros mensuels pour un ingénieur et de 0 à 335 euros mensuels pour un ingénieur principal et, une part liée à l'évaluation individuelle mentionnant 5 éléments à apprécier dont le montant peut varier de 0 à 152 euros mensuels pour un ingénieur et de 0 à 335 euros mensuels pour un ingénieur principal. S'agissant des parts variables, cette délibération ne fixait pas de règle précisant la date de versement du régime revalorisé en cas d'avancement de grade. Il suit de ce qui précède, que contrairement à ce que soutient l'appelant, d'une part la délibération n° 2005-01-0037 fixant le régime indemnitaire des agents du département avant le 1er janvier 2018 précise de façon suffisante les conditions d'attribution de ce régime et n'avait pas à fixer la date à partir de laquelle la part variable réévaluée devait être appliquée et, d'autre part, que la décision en litige, rejetant implicitement la demande indemnitaire du 30 août 2018, ne méconnait pas cette délibération n° 2005-01-0037. Ces deux moyens doivent être écartés.
Sur les autres moyens soulevés :
S'agissant du litige relatif au quantum des primes versées au titre du régime indemnitaire pendant l'année 2016
6. La promotion du requérant au grade d'ingénieur principal à compter du 1er janvier 2016, lui a été notifiée par arrêté du 6 juillet 2016 du président du conseil départemental, remis en main propre à l'intéressé le 11 juillet 2016. L'article 1er de cet arrêté énonce " à compter du 1er janvier 2016, Monsieur B A, Ingénieur principal, perçoit annuellement, au titre indemnitaire, un montant de 20 172,94 euros () se décomposant comme suit : / - une prime de fin d'année versée en novembre, d'un montant de 916,46 euros ; / - une allocation sociale de congés annuels, versée en juin, d'un montant de 414,80 euros ; / - le complément versé mensuellement avec les primes liées au grade, d'un montant de 1 570,14 euros () " et l'article 2 du même arrêté dispose " cette somme de 1 570,14 euros () est ventilée selon les primes et indemnités liées au grade soit : / - 1 293,64 euros versée au titre de l'indemnité spécifique de service, / - 276,50 euros versée au titre de la prime de service et de rendement. ". Il suit de là que, conformément aux articles 1er et 2 de l'arrêté précité, les sommes ci-dessus mentionnées, devant être servies mensuellement à M. A, devaient l'être à compter du 1er janvier 2016, date de sa promotion.
7. Il résulte de l'instruction, notamment de l'examen des bulletins de salaire de 2016 de M. A, que l'allocation sociale de congés annuels d'un montant de 414,80 euros et la prime de fin d'année d'un montant de 916,46 euros lui ont été versées respectivement en juin et novembre 2016 et que la prime mensuelle de service et de rendement de 276,50 euros lui a été versée chaque mois. Les sommes versées au titre de l'indemnité spécifique de service sont de 991,54 euros en janvier, février, mars, avril, mai et juin 2016, de (1 293,64 + 1 812 euros) en juillet 2016 puis de 1 293,64 euros en août, septembre, octobre, novembre et décembre 2016. Ainsi, le total des sommes versées en 2016 au titre de l'indemnité spécifique de service, est de (5 949,24 + 7 761,84 + 1 812) soit au total 15 523,08 euros, ce qui correspond au montant total des primes mensuelles qui devaient lui être versées en 2016 au titre de sa promotion. Il suit de là, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés et relatifs à la date de versement du régime indemnitaire correspondant à la promotion du 1er janvier 2016 au grade d'inspecteur principal, que M. A n'est pas fondé à se prévaloir d'un litige relatif au non-versement, au titre de l'année 2016, des primes afférant au régime indemnitaire spécifique au grade d'inspecteur principal auquel il a été promu en janvier 2016. Ce moyen manque en fait et doit être écarté.
S'agissant du litige relatif à l'absence d'augmentation des primes versées au titre du régime indemnitaire pendant l'année 2017
8. M. A reprend en appel, à l'identique et sans aucune pièce nouvelle, le moyen déjà soulevé devant le tribunal administratif, tiré de l'erreur manifeste d'appréciation en tant que son régime indemnitaire n'a pas été augmenté alors qu'il avait obtenu une très bonne évaluation professionnelle au titre de l'année 2016. Dans ces conditions, il ne produit aucun élément permettant de remettre en cause l'appréciation motivée portée par les premiers juges, qui ont notamment retenu que si, pour l'année 2017, le chef de service de M. A a proposé un montant d'indemnités en augmentation, de 335 euros pour les parts liées au niveau d'expertise et à l'évaluation individuelle et de 167,50 euros pour la part liée aux sujétions, cette proposition ne liait pas, toutefois, le service gestionnaire des ressources humaines qui a par la suite procédé à des arbitrages liés à ses impératifs de gestion et que, si l'évaluation de M. A pour l'année 2016 est très favorable, il est toutefois constant que les critères d'évaluation ne sont pas tous côtés au maximum. Par suite, le département n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en maintenant le montant total de son régime indemnitaire au même niveau que l'année précédente.
S'agissant du litige relatif à l'absence de réforme et d'augmentation des primes versées au titre du régime indemnitaire pendant l'année 2018
9. M. A reprend en appel, à l'identique et sans aucune pièce nouvelle, le moyen déjà soulevé devant le tribunal administratif et tiré de ce que le nouveau régime indemnitaire réformé, entré en vigueur le 1er janvier 2018 ne lui apporte à tort aucune réévaluation de son régime indemnitaire. Dans ces conditions, il ne produit aucun élément permettant de remettre en cause l'appréciation motivée portée par les premiers juges, qui ont notamment retenu que l'intéressé n'établit pas que le montant du régime indemnitaire qui lui a été appliqué après la réforme, n'aurait pas été en conformité avec les règles applicables au régime indemnitaire des agents du département de l'Essonne mises en œuvre après la réforme, à compter du 1er janvier 2018. Par ailleurs, le courrier daté du 29 janvier 2018 adressé au requérant mentionnait à cet égard une " transposition de vos primes 2017 vers les différentes parts du nouveau régime indemnitaire 2018 " et le département fait valoir sans être sérieusement contesté, qu'il n'a jamais été question d'une revalorisation des montants à l'occasion de cette transposition. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation relatifs au régime indemnitaire attribué après la réforme, doivent être écartés.
10. En dernier lieu, M. A n'établissant pas que le département de l'Essonne aurait commis les irrégularités qu'il allègue, ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées.
11. Il résulte de tout ce qui précède, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation du jugement attaqué du tribunal administratif de Versailles rejetant sa demande indemnitaire de première instance. Par voie de conséquence, l'ensemble de ses conclusions doit être rejeté, ainsi que celles formulées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de mettre à la charge de M. A une somme de 1 500 euros à verser au département de l'Essonne en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et de rejeter le surplus des conclusions du département.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera une somme de 1 500 euros au département de l'Essonne en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions du département de l'Essonne est rejeté.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et au département de l'Essonne.
Copie en sera faite au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 7 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Albertini, président de chambre,
M. Mauny, président-assesseur,
Mme Moulin-Zys, première conseillère.
Lu en audience publique, le 29 juillet 2022.
La rapporteure,
M.-C. CLe président,
P.-L. ALBERTINI
La greffière,
F. PETIT-GALLAND
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la ministre déléguée chargée des collectivités territoriales en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026