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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-21VE02376

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-21VE02376

jeudi 14 mars 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-21VE02376
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET MATHIEU VERNET AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C et Mme D ont demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler d'une part, l'arrêté du 6 mai 2019 par lequel le maire de la commune de Saint-Vrain ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de la SCI Hortus portant sur la pose d'un bardage de bois et l'édification de deux cheminées implantées sur un terrain situé 3 rue Saint-Antoine à Saint-Vrain, et d'autre part, la décision du 2 septembre 2019 par laquelle le maire a rejeté leur recours gracieux du 4 juillet 2019.

Par une jugement n° 1908278 du 4 juin 2021, le tribunal administratif de Versailles a rejeté leurs demandes.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 2 août 2021 et le 21 mars 2023, M. C et Mme D, représentés par Me Moncalis, demandent à la cour :

1°) d'annuler le jugement n° 1908278 du 4 juin 2021 ;

2°) d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Saint-Vrain du 6 mai 2019 de non-opposition à la déclaration préalable déposée par la SCI Hortus, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux du 2 septembre 2019 ;

3°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Saint-Vrain et de la SCI Hortus une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

4°) de condamner solidairement la commune de Saint-Vrain et la SCI Hortus aux entiers dépens de l'instance.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable ;

- le dossier du pétitionnaire est incomplet et a empêché le service instructeur de se rendre compte de l'étendue des travaux projets et de l'insertion du bâtiment dans le paysage avant et après les travaux ;

- le plan de masse ne mentionne pas les réseaux existants ou à créer, ne permettant pas à la commune et aux concessionnaires auprès desquels un avis est sollicité de se rendre compte de l'ampleur des travaux sur le réseau existant ;

- aucun plan de coupe n'est joint à la demande d'autorisation permettant de connaître la hauteur réelle des cheminées ;

- la déclaration ne reflète pas la réalité des travaux déjà effectués régulariser ;

- les dimensions et l'emplacement des cheminées précisés dans le dossier de déclaration préalable ne sont pas ceux résultant des travaux réalisés ;

- la déclaration préalable est en contradiction avec le règlement du plan local d'urbanisme et doit être annulée ;

- les travaux litigieux ont d'une part occasionné une création de surface de plancher et un changement de destination du bien, et d'autre part ont clos la moitié gauche du bâtiment ;

- la clôture de ce bâtiment aurait opéré le changement de destination de ce bien ;

- un permis de construire aurait dû être délivré en raison de ce changement ;

- l'implantation des cheminées et les différentes nuisances créées par les cheminées ont un impact négatif sur la qualité paysagère du site ;

- il existe un risque pour l'environnement ;

- l'article N 2 et N 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Vrain ont été violés ;

- la procédure est irrégulière en ce que la commune de Saint-Vrain a omis de consulter la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, entachant la décision d'irrégularité manifeste.

Par trois mémoires en intervention, enregistrés le 13 septembre 2021, le 25 octobre 2022, et le 19 mai 2023, la SCI Hortus, représentée par Me Armel Pecheul, conclut au rejet de la requête, et demande qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge des requérants, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Elle soutient que :

- la requête en appel est irrecevable, en ce qu'elle ne conclut pas à l'annulation du jugement attaqué mais seulement à celle de l'arrêté de non-opposition à la déclaration préalable ;

- le moyen tiré du caractère incomplet du dossier manque en fait, car il comprend tous les plans requis, et est irrecevable en ce qu'il constitue un moyen nouveau ;

- les travaux litigieux consistent simplement dans la réalisation de deux cheminées et la pose d'un bardage en bois, sans création de surface de plancher, ni d'emprise au sol supplémentaire, ni de changement de destination ;

- les travaux objet de la déclaration préalable ne sont pas de nature à porter atteinte à la qualité paysagère du site classé de Saint Vrain ;

- il ne s'agit pas d'un changement de destination, de sorte qu'il n'était pas nécessaire de solliciter l'avis conforme de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites ;

- l'article N. 11 du règlement du PLU n'est pas méconnu ;

- l'article R. 111-15 du code de l'urbanisme et les articles L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement ne sont pas méconnus, en ce que les cheminées ne produisent pas de fumées polluantes et dangereuses.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 8 novembre 2022 et 25 avril 2023, la commune de Saint-Vrain, représentée par Me Mélanie Vernet, conclut au rejet de la requête, et demande qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des requérants, en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête en appel est irrecevable, en ce qu'elle est entachée d'un défaut de motivation et en ce qu'elle ne contient aucun moyen d'appel ;

- le moyen tiré du caractère incomplet du dossier est irrecevable en ce qu'il constitue un moyen nouveau ;

- le projet autorisé n'a pour effet ni de créer une surface de plancher supplémentaire, ni de changer la destination du bien, le moyen invoquant la nécessité de solliciter un permis de construire pour un tel projet est donc irrecevable, d'autant qu'un changement de destination ne justifie pas forcement la nécessité de solliciter un permis de construire ;

- l'article N 2 du PLU n'est pas méconnu, pas plus que son article N 11 ;

- le moyen tiré de l'impact de la construction sur l'environnement est irrecevable.

Par ordonnance du 31 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 juin 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () / () / 7° () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. La SCI Hortus a déposé, le 31 décembre 2018, une déclaration préalable à la Mairie de Saint-Vrain, pour la réalisation de deux cheminées et d'un bardage en bois sur une construction existante, implantée sur une parcelle cadastrée AC 81, sise 3 Rue Saint-Antoine à Saint-Vrain (91770). Le 6 mai 2019, le maire de la commune précitée a pris un arrêté de non-opposition à cette déclaration préalable. Ainsi, M. C et Mme D ont saisi le tribunal administratif de Versailles pour demander l'annulation de l'arrêté précité ainsi que de la décision du maire rejetant leur recours gracieux formé contre cet arrêté. Ils relèvent appel du jugement du 4 juin 2021 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté leur demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme dispose : " Le dossier joint à la déclaration comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; / c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci ; () ".

4. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier que la déclaration préalable déposée à la Mairie par la SCI Hortus comporte l'ensemble des pièces requises en vertu des dispositions de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme précité, dont notamment un plan de coupe et un plan de masse, outre une représentation de l'aspect extérieur de la construction et une photographie de l'insertion de la construction dans son environnement proche et lointain. Par suite, le moyen relatif à l'incomplétude du dossier ne peut qu'être écarté.

5. En second lieux, aux termes de l'article L.111-14 du code de l'urbanisme : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 331-10, la surface de plancher de la construction s'entend de la somme des surfaces de plancher closes et couvertes, sous une hauteur de plafond supérieure à 1,80 m, calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment () ". Aussi, aux termes de l'article R.111-22 du même code : " La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction : / 1° Des surfaces correspondant à l'épaisseur des murs entourant les embrasures des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ; / 2° Des vides et des trémies afférentes aux escaliers et ascenseurs ; / 3° Des surfaces de plancher d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 mètre ; / 4° Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres ; / 5° Des surfaces de plancher des combles non aménageables pour l'habitation ou pour des activités à caractère professionnel, artisanal, industriel ou commercial ; / 6° Des surfaces de plancher des locaux techniques nécessaires au fonctionnement d'un groupe de bâtiments ou d'un immeuble autre qu'une maison individuelle au sens de l'article L. 231-1 du code de la construction et de l'habitation, y compris les locaux de stockage des déchets ; / 7° Des surfaces de plancher des caves ou des celliers, annexes à des logements, dès lors que ces locaux sont desservis uniquement par une partie commune ; / 8° D'une surface égale à 10 % des surfaces de plancher affectées à l'habitation telles qu'elles résultent le cas échéant de l'application des alinéas précédents, dès lors que les logements sont desservis par des parties communes intérieures ".

6. M. C et Mme D font valoir, à cet égard, que le dossier de déclaration préalable ne correspondrait pas aux travaux qui ont été réalisés et que l'arrêté pris par le Maire de la Commune de Saint-Vrain a régularisé, notamment en ce que de tels travaux auraient conduit à la création d'une surface de plancher supplémentaire.

7. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que les travaux objet de la déclaration préalable ont consisté seulement à poser un bardage en bois sur la partie inférieure des façades Est et Sud d'une construction pré-existante, couverte mais non close, un espace demeurant entre le bardage et le toit, contrairement à ce que soutenu par les requérants dans leurs écritures, sans que de tels travaux aient pu conduire, de quelque manière que ce soit, à une augmentation de la surface de plancher de la construction calculée selon les modalités prévues aux articles L.111-14 et R.111-22 précités du code de l'urbanisme. C'est donc à bon droit que les premiers juges ont considéré que la réalisation du bardage en bois sur la construction existante n'emportait pas la création d'une surface de plancher au sens des dispositions précitées, de sorte que ce moyen doit être rejeté.

8. En troisième lieu, l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme dispose que " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : / a) Les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés ; () / c) Les travaux ayant pour effet de modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination entre les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ".

9. Il ressort des pièces du dossier que la déclaration préalable déposée par la SCI Hortus visait à régulariser des travaux consistant en la réalisation de deux cheminées et d'un bardage en bois sur une partie de la construction implantée sur le terrain sis 3 Rue Saint-Antoine à Saint-Vrain. D'une part, et ainsi qu'énoncé au point 7, il ne peut aucunement être considéré que les travaux en cause étaient de nature à créer une surface de plancher ou une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés. D'autre part, il ne ressort pas non plus des pièces versées au dossier que les travaux précités auraient pu conduire à un changement de destination de l'ouvrage objet des travaux, implanté sur le terrain de longue date et toujours destiné à un usage de hangar. Dès lors, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la SCI Hortus aurait dû solliciter la délivrance d'un permis de construire pour les travaux réalisés, en lieu et place du dépôt d'une déclaration préalable auprès de la mairie de Saint-Vrain.

10. En quatrième lieu, aux termes du 1er alinéa de l'article N 1 du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Vrain : " Toutes les constructions et installations qui ne sont pas visées à l'article 2 ci-après, sont prohibées ". Ainsi, l'article N 2 du plan local d'urbanisme précité dispose : " Sont autorisées, sous les conditions ci-après () : () / Les constructions et installations nécessaires au service public ou d'intérêt collectif lorsqu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité d'exploitation forestière sur l'unité foncière dans laquelle elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde de espaces naturels et des paysages ; / Au sein des sous-secteurs N*,NL les changements de destination des bâtiments existants à la date d'approbation du présent règlement, qui ne compromettent pas la qualité paysagère du site, sous réserve conformément à l'article L.151-11 du code de l'urbanisme de l'avis conforme de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites ".

11. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle sur laquelle est implantée la construction litigieuse se trouve au sein du sous-secteur NL de la zone N du plan local d'urbanisme de la Commune de Saint-Vrain, " correspondant au parc résidentiel de loisirs situé dans le site du Parc de Saint-Vrain, faisant l'objet d'un projet de développement écotouristique à l'intérieur des limites de l'ancien parc animalier ".

12. M. C et Mme D soutiennent encore que les travaux litigieux auraient pour conséquence de changer la destination agricole du bâtiment en local technique annexe des activités de tourisme des constructions principales sur la même emprise foncière. Toutefois, les éléments qu'ils versent aux débats ne suffisent nullement à caractériser un changement de destination de la construction objet des travaux, dès lors que ces travaux consistent seulement en la réalisation de deux cheminées et d'un bardage en bois sur une partie des côtés Est et Sud, sans que cela ait pour conséquence de clore la construction ni d'augmenter la surface de plancher. Il s'ensuit que les requérants ne peuvent utilement soutenir que le Maire de la Commune de Saint-Vrain était dans l'obligation de saisir pour avis la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites, conformément aux dispositions du plan local d'urbanisme précitées. En outre, et en tout état de cause, il ne ressort des éléments du dossier que les travaux en cause seraient de nature, notamment eu égard à leur ampleur très limitée, à compromettre la qualité paysagère du site. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du plan local d'urbanisme précitées doit dès lors être rejeté.

13. En cinquième lieu, aux termes de l'article N 11 du plan local d'urbanisme de la Commune de Saint-Vrain : " L'autorisation de construire pourra être refusée ou n'être accordée que sous réserve de prescriptions particulières, si les constructions, par leur situation, leurs dimensions, leur architecture et leur aspect extérieur sont de nature à porter atteinte : / au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants ; / aux sites et paysages naturels ou urbains ; / à la conservation des perspectives monumentales ou paysagères. / L'implantation des bâtiments doit être choisie de façon à permettre la meilleure intégration possible au site naturel (fond de vallée, bordure de bois ou de haies, ). ".

14. Les requérants soutiennent sur ce point que les deux cheminées réalisées seraient de nature à créer des nuisances visuelles, olfactives et auditives très importantes pour le voisinage ainsi que pour l'environnement, ceci notamment à raison des fumées qui s'échappent des cheminées précitées, de telle sorte que les travaux litigieux porteraient atteinte au site paysager naturel et à la conservation des perspectives monumentales ou paysagères que constitue le Parc Résidentiel de Loisirs situé dans le Parc de Saint-Vrain. Toutefois, d'une part, les premiers juges ont considéré à bon droit que notamment de par leur faible ampleur, les travaux ne pouvaient être considérés comme portant atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants. D'autre part, et bien que la parcelle soit effectivement située dans le périmètre du site classé " Vallée de la Juine ", il n'est pas plus démontré que le parc résidentiel de loisirs constitue une perspective monumentale ou paysagère, ni que les travaux réalisés porteraient atteinte, le cas échéant, à une telle perspective. En outre, il n'est pas contesté que l'Architecte des Bâtiments de France a formulé un avis favorable au projet, à la date du 21 janvier 2019. Enfin, les requérants n'apportent pas davantage d'éléments de nature à démontrer de manière suffisante la présence de nuisances visuelles, olfactives et auditives engendrées par les deux cheminées, en produisant des photographies de ces cheminées en activité. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article N 11 du plan local d'urbanisme doit par suite être écarté.

15. Pour les raisons énoncées au point précédent, il n'est pas davantage démontré que les deux cheminées réalisées sur la construction litigieuse portent une atteinte incontestable à la qualité des paysages ou du site dans lequel elles se trouvent, ceci en dépit des photos versées aux débats, laissant apparaître quelques fumées s'échappant des cheminées. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles R. 111-15 du code de l'urbanisme et L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement doit également être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête d'appel de M. C et Mme D, qu'elle est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, leurs conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées, en application des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précité.

Sur les frais liés au litige :

17. M. C et Mme D ne sont pas fondés à solliciter de la cour qu'il soit mis à la charge de la Commune de Saint-Vrain et de la SCI Hortus une quelconque somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dès lors que ces dernières ne sont pas parties perdantes à la présente instance. Il y a lieu, en revanche, de faire application des dispositions précitées et de mettre à la charge de M. C et Mme D une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Saint Vrain et à la SCI Hortus, chacune, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Enfin, M. C et Mme D ne justifient pas avoir exposé des dépens dans le cadre de la présente instance, de telle sorte que leurs conclusions tendant à ce que les entiers dépens de l'instance soient mis à la charge de la Commune de Saint-Vrain et de la SCI Hortus doivent être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. C et Mme D est rejetée.

Article 2 : M. C et Mme D verseront à la SCI Hortus et à la commune de Saint Vrain, chacune, une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A C et Mme B D, ainsi qu'à la SCI HORTUS et à la commune de Saint-Vrain.

Fait à Versailles, le 14 mars 2024.

Le président de la 6ème chambre

Paul-Louis Albertini

La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

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