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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-21VE02593

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-21VE02593

jeudi 15 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-21VE02593
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantFOURNIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 18 mai 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Par un jugement n° 2104194 du 6 août 2021, la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 10 septembre 2021, M. B, représenté par Me Fournier, avocate, demande à la cour :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler ce jugement ;

3°) d'annuler cet arrêté ;

4°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation ;

5°) d'enjoindre à ce préfet de mettre fin à son signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen ;

6°) d'enjoindre à ce préfet de produire son entier dossier ;

7°) d'enjoindre à ce préfet de désigner un interprète en langue espagnole chargé de l'assister ;

8°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la régularité du jugement :

- la première juge a écarté à tort les moyens soulevés devant elle ;

- en examinant elle-même si le requérant présentait des garanties de représentation alors que le préfet ne s'est pas livré à un tel examen, la première juge s'est comportée en administratrice et a outrepassé son office ;

Sur le bien-fondé du jugement :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle révèle un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les lignes directrices de la circulaire du 28 novembre 2012 ;

- le préfet s'est abstenu de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :

- elle est illégale dès lors qu'elle se fonde sur l'obligation de quitter le territoire français qui est elle-même illégale ;

- elle méconnaît les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le risque de fuite n'est pas établi ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale dès lors qu'elle se fonde sur l'obligation de quitter le territoire français qui est elle-même illégale ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pendant un an :

- elle est illégale dès lors qu'elle se fonde sur l'obligation de quitter le territoire français qui est elle-même illégale ;

- elle est insuffisamment motivée, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le préfet n'a pas pris position sur les quatre critères énoncés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (25%) par décision du 2 février 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;

- le décret n° 2020 -1717 du 28 décembre 2020 ;

- la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. M. B est un ressortissant colombien né le 8 septembre 1980 à Bogota, qui a déclaré être entré en France au mois de mai 2017. Par un arrêté du 18 mai 2021, le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. M. B relève appel du jugement du 6 août 2021 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

3. Selon l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, susvisée : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président. ". Aux termes de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, (). L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. ".

4. Par une décision du 2 février 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Versailles a accordé l'aide juridictionnelle partielle (25%) à M. B. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de statuer sur sa demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur la régularité du jugement :

5. En premier lieu, le requérant soutient qu'en examinant elle-même si le requérant présentait des garanties de représentation alors que le préfet ne s'est pas livré à un tel examen, la première juge se serait comportée en administratrice et aurait ainsi outrepassé son office. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet n'a pas fondé son refus d'accorder à M. B un délai de départ volontaire sur la circonstance qu'il ne justifierait pas de garanties de représentation suffisantes. Il ressort toutefois des termes de la demande de première instance que le requérant a cru pouvoir valablement contester la légalité de cette décision en se prévalant de telles garanties. En répondant à cette argumentation pour l'écarter, la première juge n'est pas allée au-delà de son office mais a, au contraire, correctement rempli celui-ci.

6. En second lieu, M. B soutient que la première juge a écarté à tort les moyens soulevés devant elle, au prix d'erreurs de fait, de droit et d'appréciation. Toutefois, ces moyens se rattachent au bien-fondé du jugement. Ils sont donc sans incidence sur sa régularité et doivent être écartés.

Sur le bien-fondé du jugement :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

7. En premier lieu, les moyens tirés de l'erreur de fait et de ce que les termes de la décision contestée révéleraient le défaut d'examen sérieux de la situation du requérant, déjà soulevés en première instance, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux retenus à bon droit par le tribunal et exposés au point 3 du jugement attaqué, en ajoutant que le requérant n'argue pas utilement, à l'appui du moyen tiré de l'erreur de fait, de l'erreur que le préfet aurait commise dans l'appréciation de l'intensité de ses attaches en France. Ces moyens doivent être écartés.

8. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que le préfet a apprécié la situation de l'intéressé et a notamment relevé qu'il n'était pas porté une atteinte disproportionnée à ses droits, à sa situation personnelle et à sa vie familiale. En particulier il ressort des termes de l'arrêté, qui analyse la situation familiale de l'intéressé, que les liens personnels et familiaux du requérant en France ne peuvent être regardés comme suffisamment anciens, intenses et stables. Ces mentions révèlent la prise en compte suffisante, par le préfet, des attaches familiales du requérant et l'appréciation exacte de leur intensité. Le moyen tiré de ce que le préfet aurait méconnu l'étendue de sa compétence en s'abstenant de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation doit ainsi être écarté.

9. En troisième lieu, le requérant reprend en appel les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de celles de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste qu'aurait commise le préfet dans l'appréciation des conséquences de la décision en litige sur sa situation. Cependant, M. B ne fait état d'aucun élément qui suffise ou soit de nature à remettre en cause l'appréciation portée à bon droit par le tribunal. Ces moyens doivent ainsi être écartés, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du jugement attaqué.

10. En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, déjà soulevé en première instance et à l'appui duquel le requérant ne fait état d'aucun élément susceptible de remettre en cause l'appréciation de la première juge, doit être écartée pour les mêmes motifs que ceux retenus à bon droit par le tribunal et exposés aux points 6 et 8 du jugement entrepris.

11. En cinquième lieu, M. B ne se prévaut pas utilement de la circulaire susvisée dès lors que celle-ci ne contient que de simples orientations générales et n'est pas opposable à l'administration.

En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :

12. En premier lieu, il ressort de ce qui vient d'être dit que M. B n'établit pas que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le refus de lui accorder un délai de départ volontaire devrait être annulé par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

13. En deuxième lieu le requérant soutient que le risque de fuite sur lequel s'est fondé le préfet ne serait pas établi. Il ressort des termes de l'arrêté que le préfet a regardé ce risque comme étant établi en se fondant sur deux motifs : celui, prévu par le 2° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tiré de ce que le requérant s'est maintenu sur le territoire français à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour, et celui, prévu par le 4° de ce même article, tiré de ce que le requérant a déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français. Le requérant argumente inutilement en se prévalant de ses garanties de représentation suffisantes, sur le défaut desquelles le préfet ne s'est pas fondé pour prendre sa décision. Le préfet, qui a retenu que le requérant serait entré en France en 2010 muni d'un passeport biométrique le dispensant de visa alors que le requérant est entré une première fois en 2010 dans des conditions irrégulières et seulement en 2017 muni d'un tel passeport, a commis une erreur en se fondant sur le 2° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il aurait toutefois pris la même décision en se fondant seulement sur le 4° du même article, dont le bien-fondé, qui n'est pas contesté par M. B, ressort du procès-verbal des déclarations de l'intéressé lors de son audition par les forces de police le 18 mai 2021, versé au dossier de première instance. Le moyen doit ainsi être écarté.

14. En troisième lieu le requérant, arrivé en France en 2017 où il a été rejoint par son épouse et son fils en 2018, qui ne justifie pas d'une intégration sociale et professionnelle particulière en France et qui ne fait pas état d'obstacle à ce que sa vie familiale se poursuive en Colombie où son épouse et compatriote et son jeune fils pourraient le rejoindre et y reprendre, respectivement, leur vie professionnelle et leur scolarité, n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée serait entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

15. En premier lieu, il ressort de ce qui vient d'être dit que M. B n'établit pas que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

16. En second lieu, les moyens tirés de l'erreur manifeste qu'aurait commise le préfet dans l'appréciation des conséquences de la décision contestée sur la situation personnelle du requérant et de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que, en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés pour les mêmes motifs du jugement attaqué que ceux adoptés au point 9 de la présente ordonnance.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

17. En premier lieu, il ressort de ce qui vient d'être dit que le requérant n'établit pas que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

18. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour.

Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 (), l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. (). ".

19. Il ressort des termes de la décision contestée que pour la prendre le préfet a d'abord constaté que l'intéressé ne justifiait d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Il a ensuite, pour en fixer la durée, tenu compte de sa situation irrégulière en France, de la durée de son séjour dans ce pays et de ses liens personnels sur place et a estimé que la décision litigieuse ne portait pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale, telle qu'elle ressortait de l'examen approfondi qui a été mené, ainsi que, notamment, de ses déclarations, une atteinte disproportionnée. La motivation de la décision en litige atteste donc que pour la prendre, le préfet a tenu compte de l'ensemble des critères prévus par la loi. Par suite, le préfet a suffisamment motivé sa décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

20. En deuxième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés pour les mêmes motifs du jugement attaqué que ceux adoptés au point 9 de la présente ordonnance.

21. En troisième lieu, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation des conséquences de la décision contestée sur la situation personnelle du requérant, déjà soulevé en première instance et à l'appui duquel M. B ne fait état d'aucun élément nouveau, doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux retenus à bon droit par le tribunal et exposés au point 19 du jugement attaqué.

22. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées, en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précité. Il en va de même, par voie de conséquence, de l'ensemble de ses conclusions présentées à titre accessoire, y compris les conclusions présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, mais à l'exception de celles tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Versailles, le 15 décembre 2022.

Le Conseiller d'État,

Président de la cour administrative d'appel de Versailles

T. OLSON

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

3

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