LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-21VE03279

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-21VE03279

lundi 20 février 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-21VE03279
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantMBONGO MOUNOUME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B M'Biim a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du préfet de l'Essonne du 20 mai 2020 en tant qu'il a, par l'article 1er, rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour présentée sur le fondement du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et d'enjoindre au préfet de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " parent d'enfant français ", ou à titre subsidiaire, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de deux mois à compter de la décision juridictionnelle à intervenir, et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2003699 du 16 novembre 2021, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 7 décembre 2021, Mme M'Biim, représentée par Me Mbongo Mounoume, avocat, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler l'article 1er de l'arrêté du préfet de l'Essonne du 20 mai 2020 ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " parent d'enfant français " sur le fondement du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou, à titre subsidiaire, de constater que le préfet ne lui a pas effectivement délivré la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " qu'il a annoncé lui accorder par l'article 2 de l'arrêté du 20 mai 2020 sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du même code, et d'enjoindre la délivrance de ce titre, dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5.000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté contesté est entaché d'un défaut d'examen particulier de la demande ;

- il méconnaît les dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " parent d'enfant français " car si l'étranger doit établir qu'il contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, ceci ne s'applique pas au parent français ;

- l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation relative à une prétendue fraude à la reconnaissance de son enfant par un français à visée migratoire ;

- elle établit vivre en France depuis 2014, y avoir fait sa vie, prendre en charge ses enfants, que le père participe à son entretien, et que l'arrêté méconnait l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ;

- les intérêts de son enfant doivent être pris en compte en application de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mars 2022, le préfet de l'Essonne a conclu au rejet de la requête en précisant qu'il se réfère à ses observations présentées en première instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les premiers vice-présidents des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; 7° Rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. Mme B M'Biim, ressortissante ivoirienne, née le 1er février 1982, déclare être entrée en France le 16 juin 2014. Elle a bénéficié, à partir du 9 juillet 2015, de deux titres de séjour d'une validité d'un an puis d'un titre de séjour valable deux ans, délivrés sur le fondement du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable à un parent d'enfant français. Par une demande déposée à la préfecture de l'Essonne le 3 juillet 2019, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le même fondement. Par un arrêté du 20 mai 2020, le préfet de l'Essonne a refusé de procéder à ce renouvellement sur ce fondement en fondant cette décision sur l'absence de preuve de la contribution du parent français à l'entretien et à l'éducation de l'enfant (article 1er), mais lui a délivré une carte de séjour temporaire sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du même code (article 2). L'intéressée fait appel du jugement du 16 novembre 2021 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

3. Aux termes du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () / 6° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée ; Lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent, en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, justifie que ce dernier contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du même code, ou produit une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ; 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; ".

Sur les conclusions afférentes à la légalité de l'article 1er de l'arrêté du 20 mai 2020 qui rejette la demande de renouvellement du titre de séjour de l'intéressée portant la mention " parent d'enfant français " sur le fondement du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " :

En ce qui concerne la légalité externe :

4. Il ne ressort pas des termes de l'arrêté contesté qu'avant de le prendre, le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier et suffisamment approfondi de la demande de l'intéressée.

En ce qui concerne la légalité interne :

5. En premier lieu, il résulte du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, pour prétendre à l'obtention d'un titre de séjour portant la mention " parent d'enfant français ", l'étranger doit établir que le parent français contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Par suite, Mme M'Biim n'est pas fondée à soutenir qu'en demandant les justificatifs de l'entretien et de l'éducation effectifs de son enfant A M'Biim par son père, M. C, de nationalité française, le préfet aurait commis une erreur de droit.

6. En second lieu, il résulte de ces mêmes dispositions que, pour prétendre à l'obtention d'un titre de séjour portant la mention " parent d'enfant français ", l'étranger doit établir que le parent français contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Il ressort des pièces du dossier qu'en réponse à la demande adressée le 23 décembre 2019 par le préfet de l'Essonne pour établir les éléments précités, Mme M'Biim n'a fourni que peu d'éléments relatifs à la période s'écoulant de la date de naissance de son enfant français le 6 septembre 2014 à la date de l'arrêté contesté du 20 mai 2020, à savoir trois virements bancaires du père de son enfant, datés des 9 août 2019, 8 novembre 2019 et du 11 février 2020. Enfin, si la requérante produit des copies d'achat de billets de train pour trois voyages qu'elle aurait effectués avec ses enfants du 15 au 16 décembre 2014, du 28 juillet au 6 août 2016 et du 14 au 22 février 2017 en direction de la gare de Marseille-Saint-Charles afin que M. C puisse voir son enfant, ces seuls éléments, anciens, ne suffisent pas non plus à établir que M. C contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant A M'Biim. Dès lors, en considérant que la requérante ne produisait pas suffisamment d'éléments permettant de démontrer la participation du père français à l'entretien et à l'éducation de son enfant, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

7. Enfin, la circonstance que le préfet a, par les motifs invoqués à l'appui de la décision contestée, entendu émettre un doute sur la régularité de la reconnaissance de paternité effectuée par M. C, est sans incidence sur sa légalité.

Sur les conclusions afférentes à l'article 2 de l'arrêté qui accorde une carte de séjour temporaire sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " à l'intéressée :

8. Il ressort des termes mêmes de l'article 2 de l'arrêté litigieux que le préfet a effectivement délivré à la requérante une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions figurant au 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un tel titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sont dépourvues d'objet.

9. Il résulte de tout ce qui précède, d'une part, que les conclusions à fin d'annulation présentées à titre principal par Mme M'Biim et, d'autre part, que les conclusions à fin d'injonction sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

ORDONNE :

Article 1er : Les conclusions de la requête de Mme M'Biim afférentes à l'article 1er de l'arrêté contesté du préfet de l'Essonne du 20 mai 2020 sont rejetées.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions afférentes à l'article 2 de l'arrêté qui accorde une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " à l'intéressée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B M'Biim.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 20 février 2023.

Le premier vice-président de la Cour,

président de la 2ème chambre,

B. EVEN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

3

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions