jeudi 29 février 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE00515 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | ALLER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. D B a demandé au tribunal administratif de Melun, qui a transmis sa requête au tribunal administratif de Versailles, d'annuler l'arrêté en date du 12 octobre 2021 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Par un jugement n ° 2109956 du 3 février 2022, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 mars 2022 et le 18 juillet 2023, M. B, représenté par Me Aller, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 12 octobre 2021 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de quinze jours à compter de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
s'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision du refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ; le préfet n'explique pas pourquoi sa durée de présence et son expérience professionnelle, sur laquelle il ne s'est pas prononcé, ne sont pas suffisantes pour constituer des motifs exceptionnels ; le préfet s'est cru lié par l'avis de la commission du titre de séjour ; le préfet n'a pas examiné sa situation personnelle ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- l'arrêté a été édicté après un avis de la commission du titre de séjour dont il n'est pas établi que les membres aient été régulièrement nommés ; le préfet s'est cru à tort lié par cet avis ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et révèle un défaut d'examen complet de sa situation dès lors qu'il justifie d'une présence de vingt ans sur le territoire français, quand bien même il y aurait eu des décisions d'éloignement prises à son encontre ; il travaille depuis février 2020 à temps plein, notamment pendant la crise sanitaire au printemps 2020 ;
- l'arrêté porte atteinte à son droit à mener une vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il vit en France depuis vingt ans et n'a plus aucun lien au Mali ;
s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire sans délai :
- elle est insuffisamment motivée ; le refus de délai n'est pas spécifiquement motivé ; il n'y a aucune explication sur les traitements inhumains et dégradants qu'il risque de subir en cas de retour dans son pays ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- il n'y avait aucun risque qu'il se soustrait à la mesure d'éloignement, au sens du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il a une adresse stable et travaille régulièrement pour le même employeur depuis 2020 ; il ne s'est jamais soustrait aux précédentes mesures d'éloignement dès lors qu'il n'a jamais reçu une quelconque invitation pour leur exécution ; le refus de délai de départ est disproportionné et entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'arrêté porte atteinte à son droit à mener une vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa vie personnelle ;
s'agissant du pays de destination :
- en fixant le Mali comme pays de destination, le préfet a violé les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; son pays, notamment son village d'origine Dogofry, est en proie à des attaques terroristes ;
s'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire :
- elle est insuffisamment motivée ; elle n'explique pas en quoi il se serait soustrait à de précédentes mesures d'éloignement ; elle n'évoque pas l'ensemble des critères prévus par la loi ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- la durée de trois ans est manifestement disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 juin 2023, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 22 décembre 2023, les parties ont été informées, conformément aux dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur le moyen soulevé d'office tiré de ce qu'en application de la jurisprudence Intercopie, les moyens de légalité externe soulevés par M. B sont irrecevables, celui-ci n'ayant soulevé que des moyens de légalité interne devant le tribunal administratif.
Un mémoire en réponse à ce courrier a été enregistré le 8 janvier 2024 pour M. B qui fait valoir que les moyens sont recevables dès lors que le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission du titre de séjour procède d'une cause juridique ouverte en première instance par le visa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la consultation de cette commission constitue une garantie substantielle et que l'irrégularité de sa composition vicie l'avis qu'elle émet et par conséquent entache la légalité de l'arrêté litigieux ; que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté est d'ordre public et que le moyen tiré du défaut d'examen est un moyen de légalité interne.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Liogier,
- les conclusions de M. Illouz, rapporteur public,
- et les observations de Me Aller pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant malien né le 10 octobre 1978, a fait l'objet d'un arrêté en date du 12 octobre 2021 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Il fait appel du jugement du 3 février 2022 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. En premier lieu, M. B n'ayant soulevé que des moyens de légalité interne devant le tribunal administratif, les moyens de légalité externe tirés de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué, qui révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle et de l'irrégularité de la composition de la commission du titre de séjour sont irrecevables, la circonstance que sa requête de première instance cite les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant, à cet égard, sans incidence.
3. En deuxième lieu, par un arrêté n° 2021-PREF-DCPPAT-BCA-223 du 9 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs, le préfet de l'Essonne a donné délégation à M. A, directeur de l'immigration et de l'intégration pour signer tous arrêtés en toutes matières ressortissant à ses attributions. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte ne peut qu'être écarté.
4. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Essonne se serait estimé lié par l'avis défavorable de la commission du titre de séjour rendu sur la situation de M. B.
5. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. M. B fait valoir qu'il réside sur le territoire français depuis 2001, ce que le préfet ne conteste pas, et qu'il démontre une insertion professionnelle durable. Toutefois, s'il produit des bulletins de paie correspondants à des contrats précaires entre 2001 et 2007, il occupe son dernier emploi d'agent de service, qui n'exige aucune qualification particulière, depuis février 2020, soit seulement un an et demi à la date de la décision attaquée. En outre, il est célibataire, sans charge de famille, il ne fait état d'aucune intégration sociale particulière ni d'attache familiale ou amicale sur le territoire français et sa mère et sa sœur continuent de résider dans son pays d'origine. Enfin, il a fait l'objet, ainsi que le relève le préfet, de plusieurs refus de titre assortis d'une obligation de quitter le territoire les 16 septembre 2008, 18 février 2014 et 29 septembre 2015. En conséquence, en édictant l'arrêté attaqué, le préfet de l'Essonne n'a pas porté atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B de façon disproportionnée au regard des buts poursuivis par cet arrêté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, l'arrêté litigieux n'est entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation, ni d'un défaut d'examen complet de la situation de l'intéressé au regard de son droit au séjour en raison de la durée de sa présence en France.
7. En cinquième lieu, il résulte de ce qui précède que l'arrêté attaqué en tant qu'il refuse de délivrer un titre de séjour à M. B n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
8. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L.612-3 du même code précise que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B a fait l'objet d'au moins trois arrêtés portant obligation de quitter le territoire en 2008, 2014 et 2015, ainsi qu'il a été dit au point 6. Il a d'ailleurs contesté la légalité des deux derniers arrêtés, ses requêtes ayant été rejetées par le tribunal administratif de Melun respectivement les 2 juillet 2015 et 15 novembre 2016. Par suite, le préfet a pu légalement, et sans erreur d'appréciation, refuser de lui accorder un délai de départ volontaire pour exécuter l'arrêté litigieux.
10. En septième lieu, le requérant invoque la méconnaissance des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en insistant sur l'existence d'attaques djihadistes dans la région de Kayes dont il est originaire, et en particulier dans son village de Dogofiry. Toutefois, il ne fait état d'aucune menace qui le viserait personnellement ou qui empêcherait son retour dans d'autres régions de son pays d'origine. Par suite, ce moyen doit être écarté.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version alors applicable : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
12. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit au point 6, que M. B, en dépit d'une présence de vingt ans sur le territoire français, ne fait état d'aucune attache familiale ou amicale sur le territoire français, ni d'une insertion sociale particulière, qu'il ne justifie pas d'une ancienneté dans son dernier emploi importante à la date de la décision attaquée et qu'il a fait l'objet d'au moins trois arrêtés portant obligation de quitter le territoire français qu'il n'a pas exécutées. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, le préfet a pu, sans erreur d'appréciation, lui interdire le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
13. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. C B est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée au préfet de l'Essonne.
Délibéré après l'audience du 6 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Besson-Ledey, présidente,
Mme Danielian, présidente assesseure,
Mme Liogier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 février 2024.
La rapporteure,
C. LiogierLa présidente,
L. Besson-Ledey
La greffière,
T. Tollim
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
N°22VE00515
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026