LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-22VE00832

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-22VE00832

jeudi 14 mars 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-22VE00832
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème Chambre
Avocat requérantMEUROU;Avocat1

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A C a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté en date du 22 octobre 2021 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être éloigné.

Par un jugement n° 2110782 du 11 mars 2022, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 10 avril 2022, M. C, représenté par Me Meurou, avocat, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler l'arrêté du 22 octobre 2021 préfet de l'Essonne ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Essonne de lui délivrer un certificat de résidence algérien temporaire mention " vie familiale et privée ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, avec astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de lui enjoindre de réexaminer sa situation et de lui délivrer, durant ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le jugement attaqué est insuffisamment motivé ;

Sur la légalité du refus de renouvellement :

- en se contentant d'affirmer, sans avoir analysé les pièces produites, qu'il y avait absence de vie commune, le préfet a insuffisamment motivé ce refus et l'a entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- l'arrêté litigieux portant refus de renouvellement a été signé par une autorité incompétente dès lors que l'arrêté de délégation de signature n'est pas joint à l'arrêté attaqué et qu'il n'est pas justifié de cette délégation de signature ;

- il justifie de sa vie commune avec son épouse ; il ne pouvait donc se voir refuser le renouvellement de son certificat de résidence octroyé sur le fondement des stipulations du 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien ; tous ses courriers lui sont adressés à leur adresse commune ; il prend soin de ses beaux-enfants ; l'enquête de police s'est limitée à une discussion succincte à l'entrée de l'appartement ; il travaille très tôt le matin et, en l'absence de véhicule personnel, il est forcé de dormir chez un ami en Seine-Saint-Denis ;

- l'arrêté litigieux méconnaît les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et viole son droit à une vie privée et familiale normale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ; il a toutes ses attaches en France ;

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement du certificat de résidence ;

- elle a été signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen de sa situation ;

- étant marié avec une ressortissante française depuis plus de trois ans, sans que la vie commune n'ait cessé, il ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en vertu du 6° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- pour les mêmes raisons exposées ci-avant, cette décision méconnaît les stipulations des 2) et 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, viole son droit à une vie privée et familiale normale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Sur le pays de destination :

- l'arrêté litigieux fixant le pays de renvoi est entaché, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- il a été signé par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ; il ne vise pas les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ne mentionne aucun élément de fait nécessaire à l'appréciation de sa situation au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 mai 2022, le préfet de l'Essonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Liogier,

- et les observations de Me Raymond, substituant Me Meurou, pour M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, ressortissant algérien né le 10 mars 1986, a fait l'objet d'un arrêté du 22 octobre 2021 par lequel le préfet de l'Essonne a refusé de renouveler son certificat de résidence, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être reconduit d'office. Il fait appel du jugement du 11 mars 2022 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

Sur la régularité du jugement :

2. Si M. C soutient que le jugement attaqué est insuffisamment motivé, il n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

Sur la légalité de l'arrêté attaqué :

En ce qui concerne les moyens soulevés à l'encontre de l'ensemble des décisions :

3. En premier lieu, par un arrêté n°2021-PREF-DCPPAT-BCA-223 du 9 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs et cité dans les visas de l'arrêté attaqué, le préfet de l'Essonne a donné délégation à M. E D, directeur de l'immigration et de l'intégration, pour signer tous arrêtés en toutes matières ressortissant à ses attributions. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte ne peut qu'être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise les textes législatifs et conventionnels dont il est fait application et expose les motifs qui le fondent, à savoir l'insuffisance des preuves de vie commune, et les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. C. S'agissant de la fixation du pays de destination, le préfet a précisé, dans les motifs de l'arrêté litigieux que M. C n'alléguait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et que la décision ne contrevenait pas aux stipulations de l'article 3 de cette convention. Il a ainsi suffisamment motivé en droit et en fait la décision fixant le pays de renvoi, quand bien même l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne serait pas cité. M. C pouvait ainsi utilement présenter ses observations. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, qui ne dépend pas du bien-fondé des motifs retenus doit, par suite, être écarté.

5. Il ressort des motifs mêmes de l'arrêté litigieux que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation du requérant.

En ce qui concerne le refus de renouvellement du certificat de résidence :

6. En premier lieu, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : a) Au ressortissant algérien, marié depuis au moins un an avec un ressortissant de nationalité française, dans les mêmes conditions que celles prévues à l'article 6 nouveau 2) et au dernier alinéa de ce même article ; () ". Aux termes de l'article 6 du même accord : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; () Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2) ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux ". Il résulte de ces stipulations que la délivrance d'un premier certificat de résidence de dix ans, ou le renouvellement d'un certificat de résidence d'un an, en qualité de conjoint de français sont subordonnés à la condition que la communauté de vie entre les époux soit effective.

7. Pour refuser de renouveler le certificat de résidence de M. C en qualité de conjoint de Français, le préfet de l'Essonne s'est fondé sur l'absence de vie commune entre les époux. Il s'appuie notamment sur le procès-verbal d'enquête de communauté de vie en date du 11 février 2020 qui constate que M. C n'était pas sur place lors de la visite, que les explications fournies par son épouse, changeantes, manquaient de clarté et, qu'enfin, les quelques affaires d'homme trouvées sur place étaient situées dans des endroits peu accessibles. Si M. C soutient que la visite ne s'est pas déroulée dans les conditions décrites par ce procès-verbal et que son épouse était déstabilisée, il n'apporte aucun élément, y compris provenant de son épouse, de nature à mettre en doute le contenu de ce document officiel. En outre, si M. C produit des courriers administratifs, tous fondés sur ses propres déclarations, et des bulletins de paie envoyés à l'adresse commune, ainsi que quelques photos non datées, ces documents ne suffisent pas à justifier de sa présence au domicile conjugal et la vie commune avec son épouse. Par ailleurs, l'attestation de son épouse et de connaissances, au demeurant toutes postérieures à la décision attaquée, ne sont pas circonstanciées. De plus, M. C fait valoir qu'il est régulièrement hébergé par des amis du fait de l'éloignement de son lieu de travail et de ses horaires décalés d'emploi mais il ne produit que quelques contrats de travail à durée déterminée à temps partiel, espacés de plusieurs mois d'inactivité, et ne justifie ni de ses horaires de travail, ni de ses lieux de mission. Enfin, le bail, que M. C aurait signé le 21 décembre 2017, soit antérieurement à son entrée sur le territoire français et à sa rencontre avec sa future épouse, et les diverses attestations du fournisseur d'énergie, qui sont fondées sur ses propres déclarations, ne sauraient démontrer l'existence d'une vie commune avec son épouse au moment de la décision attaquée. Par suite, en refusant de renouveler son certificat de résidence, le préfet de l'Essonne n'a pas méconnu les stipulations précitées.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".

9. Le requérant se prévaut de ce qu'il aurait toutes ses attaches sur le territoire français. Toutefois, il est entré sur le territoire avec un visa de court séjour le 27 décembre 2017, soit moins de quatre ans à la date de la décision attaquée. Ainsi qu'il a été dit au point 7, il ne justifie pas d'une vie commune avec son épouse. En outre, il ne fait état d'aucune autre attache familiale ou amicale sur le territoire. Enfin, il ne justifie que d'emplois à durée déterminée, peu qualifiés et à temps partiel, ainsi qu'il a été précisé au point 7. Par suite, l'arrêté attaqué n'a pas méconnu les stipulations précitées.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Pour les motifs figurant aux points 7 et 9, en refusant de renouveler son certificat de résidence, le préfet de l'Essonne n'a pas porté, à son droit au respect d'une vie privée et familiale normale, une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par cette décision en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni n'a commis d'erreur manifeste d'appréciation. Ces moyens doivent donc être écartés.

En ce qui concerne les moyens soulevés à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français :

12. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté attaqué en tant qu'il refuse le renouvellement du certificat de résidence de M. C n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de certificat de résidence à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français n'est pas fondé et doit être écarté.

13. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 6° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française () ".

14. Pour les motifs indiqués au point 7, M. C ne justifie pas d'une vie commune avec son épouse. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué aurait méconnu les dispositions précitées.

En ce qui concerne les moyens soulevés à l'encontre du pays de destination :

15. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté attaqué en tant qu'il fait obligation à M. B de quitter le territoire français n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la fixation du pays de destination n'est pas fondé et doit être écarté.

16. Si M. B soutient qu'en cas de retour dans son pays d'origine, il subirait des traitements inhumains et dégradants au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il ne fait valoir aucune circonstance de nature à établir le bien-fondé de cette allégation. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

17. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée au préfet de l'Essonne.

Délibéré après l'audience du 27 février 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Besson-Ledey, présidente de chambre,

Mme Danielian, présidente assesseure,

Mme Liogier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.

La rapporteure,

C. LiogierLa présidente,

L. Besson-Ledey

La greffière,

A. Audrain-Foulon

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

N°22VE00832 2

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions