mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE01200 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET TACHNOFF TZAROWSKY |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A Baron a demandé au tribunal administratif de Versailles de prononcer la décharge, en droits et pénalités, du rappel de taxe sur la valeur ajoutée auquel il a été assujetti pour la période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2013.
Par une ordonnance n° 2106611 du 18 mars 2022, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 19 mai 2022, M. Baron, représenté par
Me Tchanoff-Tzarowsky, avocate, demande à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) de prononcer la décharge des impositions en litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, le vice-président du tribunal administratif de Paris et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : 4° rejeter les requêtes irrecevables pour défaut d'avocat, pour défaut de production de la décision attaquée ainsi que celles qui sont entachées d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance Les présidents des cours administratives d'appel et les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 6° du présent article ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée () ". Et aux termes de l'article R. 612-1 de ce code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser () ".
2. Par l'ordonnance attaquée, le président de la 5ème chambre du tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de M. Baron tout d'abord au motif que, nonobstant une invitation à régulariser sa requête, il n'avait pas produit, comme l'exigent les dispositions précitées de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, une copie de la décision attaquée, à savoir une décision qui aurait statué sur la réclamation préalable qu'il soutient avoir présenté le 27 juillet 2015 auprès de l'administration fiscale. En appel, le requérant ne conteste pas cette première irrecevabilité qui lui a été opposée et qui suffisait à fonder l'ordonnance attaquée. Par suite, et quand bien même, le second motif qui a été opposé par le premier juge est entaché d'erreur de droit dès lors que l'exception de chose jugée est une question de fond et n'affecte pas la recevabilité de la demande et n'est donc pas au nombre des motifs qui permettent de trancher un litige par une ordonnance prise en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sa requête d'appel doit donc être rejetée par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. Baron est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A Baron. Copie en sera adressée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et à l'administrateur général des finances publiques, chargé de la direction régionale des finances publiques d'Ile-de-France et du département de Paris (pôle fiscal parisien 1 SCAD).
Fait à Versailles, le 12 juillet 2022.
Le président de la 3ème chambre,
Patrick Bresse
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890
La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
01/07/2026