jeudi 12 octobre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE01658 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LE GOFF |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B C a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler les arrêtés du 21 octobre 2021 par lesquels le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Par une ordonnance n° 2122496/8 du 26 octobre 2021, le vice-président de section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif d'Orléans, sur le fondement de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, la requête présentée par M. C.
Par un jugement n° 2103883 du 16 février 2022, le président du tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 9 juillet 2022, M. C, représenté par Me Le Goff, avocate, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler cet arrêté ;
3°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai de trois mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer, dans le délai de huit jours suivant cette notification, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la régularité du jugement :
- le jugement est entaché de contradiction dans ses motifs ;
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne les décisions prises dans leur ensemble :
- la compétence de leur signataire n'est pas justifiée ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît son droit à être entendu ;
- elle révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits
de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- il est illégal dès lors qu'il se fonde sur l'obligation de quitter le territoire français qui est elle-même illégale ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- il méconnaît le 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il ne représente pas de menace à l'ordre public ;
- il méconnaît le 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article L. 612-3 du même code dès lors que le risque de fuite n'est pas établi ;
- la décision est entachée d'une erreur dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale dès lors qu'elle se fonde sur l'obligation de quitter le territoire français qui est elle-même illégale ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pendant trois ans :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 14 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. C est un ressortissant géorgien né le 21 avril 1983 à Samtredia, qui a déclaré être entré en France le 23 décembre 2017. Par un arrêté du 21 octobre 2021, le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. M. C relève appel du jugement du 16 février 2022 par lequel le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la régularité du jugement :
3. Le requérant soutient que le premier juge aurait exposé des motifs contradictoires aux points 13 et 19 du jugement attaqué. Cependant, il ressort des termes du jugement que le tribunal a estimé, d'une part, que le requérant représentait une menace à l'ordre public. Il a estimé, d'autre part et à supposer même que le requérant n'eût pas représenté une telle menace, que le préfet n'aurait pas commis d'erreur de droit en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, dès lors que le requérant a expressément indiqué son intention de se soustraire à une mesure d'éloignement dont il ferait l'objet. Le tribunal, en motivant ainsi sa décision, ne l'a pas entachée de contradiction. Le moyen doit être écarté.
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne les décisions prises dans leur ensemble :
4. Par un arrêté n° 2021-00991 du 27 septembre 2021 accordant délégation de la signature préfectorale au préfet délégué à l'immigration et aux agents affectés au sein de la délégation à l'immigration, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Paris, M. A D, attaché d'administration de l'Etat, a reçu délégation du préfet pour signer les décisions que comportent les arrêtés litigieux. Par suite, le moyen tiré de ce que la compétence du signataire des arrêtés contestés ne serait pas établie doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. La décision litigieuse comporte les éléments de fait et de droit qui la fondent. Elle est suffisamment motivée.
6. M. C soutient ne pas avoir été mis à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision d'éloignement prise à son encontre. Il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment du procès-verbal d'audition de M. C par les services de police sur sa situation administrative, que celui-ci a pu présenter les éléments pertinents relatifs à sa situation personnelle. En tout état de cause, il ne fait état d'aucun élément susceptible d'avoir une incidence sur la décision d'éloignement dont il a fait l'objet. Dès lors, le moyen tiré de ce que son droit d'être entendu aurait été méconnu doit être écarté.
7. En troisième lieu, le requérant se prévaut de la qualité de son intégration socioprofessionnelle en France et surtout de sa vie privée et familiale sur le territoire national. Il soutient y être entré au mois de février 2017 avec ses deux enfants, nés en 2004 et 2006, qu'il élève seul. Il allègue de la scolarisation de ses enfants au collège, sa fille ayant été admise, en dernier lieu, en seconde générale tandis que son fils a été admis en CAP vente. Il se prévaut également de l'état de santé de sa fille, qui souffre d'épilepsie de façon chronique. Le requérant justifie certes de l'inscription de ses enfants au collège à compter de l'année scolaire 2020-2021, mais leur progression dans leur scolarité, en langue française ou même sur le plan sportif, n'est essentiellement établie qu'au titre d'une période postérieure à la date de l'arrêté contesté, et le requérant n'allègue pas de l'impossibilité de la poursuite de leur scolarité et de leur progression en Géorgie. De plus, il ressort des pièces du dossier que l'affection dont souffre sa fille était prise en charge dans son pays d'origine. Par ailleurs, le requérant, dont la date et les conditions d'entrée en France ne sont pas justifiées, et qui a fait l'objet d'au moins une décision d'éloignement prise à son encontre le 24 avril 2019 et à laquelle il ne conteste pas ne pas avoir déféré, ne fait état d'aucune activité professionnelle ni d'aucune forme d'intégration sociale. A cet égard, il ressort des pièces de première instance que, comme l'a d'ailleurs relevé le premier juge, le préfet établit que le requérant a été signalé entre 2017 et 2020, à plusieurs reprises, pour des faits de vol, vol à l'étalage ou vol aggravé par deux circonstances sans violence, pour des faits de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, et pour des faits de conduite d'un véhicule sans être titulaire du permis correspondant à la catégorie du véhicule et en faisant usage d'un permis de conduire faux ou falsifié, circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance et prise d'un nom d'un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales contre lui. La décision litigieuse mentionne enfin son signalement, le 20 octobre 2021, pour viol commis en 2018 et tentative de viol sous la menace d'une arme commise le 13 septembre 2021. Le requérant ne nie pas ces faits, graves et répétés, qui caractérisent une menace à l'ordre public. Compte-tenu de ces éléments, et alors que le requérant, d'ailleurs débouté de sa demande d'asile, ne justifie d'aucun obstacle à son retour en Géorgie avec sa fille et son fils, il n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ou porterait atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent ainsi être écartés. Il en va de même du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet quant aux conséquences de la décision contestée sur sa situation personnelle, laquelle situation a par ailleurs été sérieusement examinée, ainsi que le révèlent les termes de cette décision.
En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
8. Il ressort de ce qui vient d'être dit que M. C n'établit pas que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le refus de lui accorder un délai de départ volontaire devrait être annulé par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
9. Il ressort que la décision contestée vise les articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne que M. C a été signalé par les services de police pour des faits de vols qui constituent une menace à l'ordre public. L'arrêté est dès lors suffisamment motivé en tant qu'il refuse au requérant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
10. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. () " Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
11. Le préfet a refusé d'accorder au requérant un délai de départ volontaire au motif qu'il représente une menace pour l'ordre public. Pour contester la réalité de cette menace, le requérant se borne à faire valoir que ces signalements n'ont donné lieu ni à poursuites ni à condamnation. Cependant, contrairement à ce qu'avance M. C, l'appréciation de l'existence d'une menace à l'ordre public ne se résume pas au bilan judiciaire d'un individu, mais elle tient compte aussi du comportement général de celui-ci. Ainsi, la seule circonstance que des signalements répétés pour des faits graves n'aient pas donné lieu à une réponse pénale ne fait pas obstacle à ce que le préfet, d'abord, prenne en compte ces signalements au moment d'apprécier la menace à l'ordre public que représente la personne signalée, et subséquemment, estime, notamment au vu de ces signalements, si cette menace est caractérisée. Le requérant a été signalé pour les faits exposés au point 7 de la présente ordonnance. Le préfet a à bon droit et sans commettre d'erreur d'appréciation estimé que ces faits, graves et répétés, caractérisaient la menace à l'ordre public que représente M. C et a ainsi, sur le fondement des dispositions citées au point précédent, refusé de lui accorder un délai de départ volontaire pour quitter le territoire français. Au surplus, comme l'a relevé le tribunal, il ressort des pièces du dossier de première instance que le requérant a explicitement déclaré aux forces de police, lors de son audition du 5 janvier 2021, son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français, et s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre le 24 avril 2019. Il existait donc un risque qu'il se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, sans qu'ait d'incidence, à cet égard, la circonstance qu'une obligation de quitter le territoire français postérieure à celle de 2019 ait été annulée. Le préfet pouvait ainsi, en tout état de cause, se fonder sur ce seul risque pour refuser de lui accorder le délai de départ volontaire litigieux.
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 de la présente ordonnance, compte-tenu notamment de ce que le requérant n'établit pas être socialement ni professionnellement intégré en France et de la menace à l'ordre public qu'il représente, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation qu'aurait commise le préfet quant aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. C doit être écarté, laquelle situation a par ailleurs été sérieusement examinée ainsi que le révèlent les termes de la décision en litige.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Il ressort de ce qui vient d'être dit que M. C n'établit pas que l'obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
14. Il ressort des termes mêmes de la décision contestée qu'elle vise l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et mentionne que l'intéressé n'établit pas qu'il serait exposé à des peines ou traitements contraires à ces dispositions et stipulations en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, la décision fixant le pays de destination est suffisamment motivée.
15. M. C n'établit pas qu'il serait exposé à des risques actuels, personnels et réels de peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Géorgie. L'intéressé a au demeurant été débouté de sa demande d'asile, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ayant rejeté sa demande d'asile par une décision du 22 juin 2018, ce rejet ayant été confirmé par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 21 février 2019. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, la décision en litige, dont les termes révèlent que la situation de M. C a été sérieusement examinée, n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation des risques qu'il encourrait en cas de retour dans son pays d'origine.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans :
16. Il s'infère des termes de la décision contestée que le préfet de police, tenant compte des éléments exposés au point 7 de la présente ordonnance, a estimé, à juste titre, que le requérant ne justifiait d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Il était, dès lors, tenu de prendre cette interdiction.
17. Pour en fixer la durée, le préfet de police a constaté la menace à l'ordre public que représente l'intéressé et une précédente mesure d'éloignement dont il a fait l'objet, l'existence d'une nouvelle mesure d'éloignement sans délai de départ volontaire prise à son encontre le 21 octobre 2021, la durée de son séjour en France, ses liens personnels sur place, et a estimé que la décision litigieuse ne portait pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale, telle qu'elle ressortait de l'examen approfondi qui a été mené, une atteinte disproportionnée. Le préfet de police a tenu compte de l'ensemble des critères prévus par la loi et a suffisamment motivé cette interdiction. Compte-tenu des éléments exposés aux points 7 et 11 de la présente ordonnance, c'est sans méconnaître les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et sans commettre d'erreur d'appréciation, qu'il en a fixé la durée à trois ans.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M C est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées, en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précité. Il en va de même, par voie de conséquence, de l'ensemble de ses conclusions présentées à titre accessoire, y compris les conclusions présentées au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet de police.
Fait à Versailles, le 12 octobre 2023.
Le Conseiller d'État,
Président de la cour administrative d'appel de Versailles
T. OLSON
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026