LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-22VE01741

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-22VE01741

jeudi 16 janvier 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-22VE01741
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Formation5ème chambre
Avocat requérantCABINET BAZIN & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. G a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Colombes du 7 décembre 2018 le plaçant en disponibilité d'office à compter du 1er septembre 2018 et sa décision du 26 décembre 2018 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie, d'enjoindre sous astreinte à cette autorité de reconnaître le caractère imputable au service de sa maladie et de le rétablir dans ses droits.

Par un jugement n° 1907014 du 16 mai 2022, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, d'une part, constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 7 décembre 2018 et, d'autre part, annulé la décision du 26 décembre 2018 et enjoint au maire de la commune de Colombes de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie déclarée par l'intéressé.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 15 juillet 2022 et 31 mai 2023, la commune de Colombes, représentée par Me Bazin, avocat, demande à la cour d'annuler ce jugement en tant qu'il a annulé la décision du maire du 26 décembre 2018 et a enjoint à cette autorité de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie déclarée par M. D.

Elle soutient que :

- le jugement attaqué, qui ne cite pas les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 nécessaires à la résolution du litige et ne précise pas s'il se fonde sur le régime de la maladie professionnelle ou sur celui de l'accident de service, méconnaît les dispositions de l'article L. 9 du code de justice administrative ;

- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation ;

- la maladie déclarée par M. D ne saurait être reconnue comme étant d'origine professionnelle en l'absence de tout contexte pathogène et de lien de causalité avec le service, l'intéressé n'ayant pas repris ses fonctions ; la pathologie de M. D, qui s'était manifestée antérieurement à son accident de service, trouve son origine dans sa personnalité, alors que la commune n'a aucunement abusé de son autorité ;

- dans le cas où le jugement serait annulé pour irrégularité : il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 7 décembre 2018 et l'intéressé n'a été victime, ni de discrimination syndicale, ni de harcèlement moral.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2023, et un mémoire enregistré le 10 décembre 2024, non communiqué, M. G, représenté par Me Chanlair, avocate, conclut, dans le dernier état de ses écritures :

1°)au rejet de la requête ;

2°)à ce qu'il soit enjoint au maire de Colombes de le placer en congé imputable au service de la date de l'accident à celle de la reprise des fonctions ou de la mise à la retraite, de lui notifier cette décision, de retirer les actes déjà intervenus qui s'avèreraient incompatibles avec celle-ci, de mandater les rappels de traitement qui lui sont dus assortis des intérêts moratoires capitalisés et de régulariser ses droits sociaux particulièrement à la retraite, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et sous astreinte de 350 euros par jour de retard ;

3°)à la mise à la charge de la commune de Colombes d'une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le jugement attaqué est suffisamment motivé ;

- il n'est entaché d'aucune erreur de droit ;

- la requête, qui ne comporte qu'un moyen de procédure, est insuffisamment motivée ;

- la reconnaissance par le juge pénal du harcèlement moral dont il a fait l'objet au sein de la collectivité ainsi que l'octroi de la protection fonctionnelle révèlent nécessairement un contexte professionnel pathogène ;

- le moyen tiré de l'absence de lien de causalité direct et certain entre la pathologie déclarée et le service est inopérant, la jurisprudence ayant abandonné le critère de certitude en la matière ; en tout état de cause, ce moyen manque en fait ;

- la commune ne peut se prévaloir, au titre d'un prétendu état antérieur, de ses " faiblesses de caractère ", alors qu'il a été victime de harcèlement moral reconnu, par deux fois, par le juge pénal ; ce moyen manque en fait, dès lors qu'il n'a jamais tenté de mettre fin à ses jours et que les déclarations de M. B sur le procès-verbal produit par la commune ont été formellement démenties par celui-ci ;

- à titre subsidiaire, il a été victime de harcèlement moral et de discrimination syndicale ;

- il est demandé à la cour de détailler les mesures qu'implique l'exécution de l'arrêt à intervenir ; l'annulation de la décision portant refus d'imputabilité au service doit entraîner, par voie de conséquence, celle de tous les actes subséquents intervenus en raison de cette première décision ; l'injonction prononcée par les juges de première instance n'ayant jamais été exécutée, une astreinte s'avère impérative en l'espèce.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bahaj,

- les conclusions de Mme Janicot, rapporteure publique,

- et les observations de Me de Soto, pour la commune de Colombes et de Me Brizard, pour M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. D a été recruté par la commune de Colombes en qualité d'agent des services techniques non titulaire à compter du 20 février 2006. Affecté sur le poste de gardien de nuit de l'hôtel de ville depuis le 3 mars 2008, il a été titularisé dans le grade d'adjoint technique de 2ème classe au 1er juillet 2011. Le 12 octobre 2016, alors qu'il s'apprêtait à prendre son service, M. D a été reçu par le chef de la police municipale et le directeur de la sécurité et de la prévention, qui l'ont informé de sa réaffectation au service " Propreté urbaine " en qualité d'équipier de nettoiement. A compter de ce jour, l'agent a développé des troubles anxiodépressifs et a été placé en arrêt de travail. Par une décision du 17 octobre 2017, le maire de Colombes a reconnu l'évènement du 12 octobre 2016 comme étant un accident de service et a placé l'intéressé en congé imputable au service du 12 octobre 2016 au 31 août 2017. A compter du 1er septembre 2017, M. D a été placé en congé de maladie ordinaire. Par un dossier déposé en mairie le 6 décembre 2017, l'agent a demandé à ce que ses arrêts de travail du 9 novembre 2017 au 27 décembre 2018 soient pris en charge au titre de la maladie professionnelle. Par un arrêté du 7 décembre 2018, le maire de Colombes l'a placé en disponibilité d'office à compter du 1er septembre 2018, en raison de l'expiration de ses droits à congés de maladie ordinaire puis a refusé, par une décision du 26 décembre suivant, de reconnaître l'imputabilité au service des arrêts de travail précités. Alors que l'intéressé avait saisi le tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'une demande tendant à l'annulation de ces deux dernières décisions le maire de Colombes a, en cours d'instance et par un arrêté du 5 juin 2020, placé M. D en congé de longue maladie du 1er septembre 2017 au 31 août 2020. Par un jugement du 16 mai 2022, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, d'une part, constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 7 décembre 2018 et, d'autre part, annulé la décision du 26 décembre 2018 en enjoignant au maire de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie déclarée par l'agent. La commune de Colombes relève appel de ce jugement en tant qu'il a annulé la décision du 26 décembre 2018 et a enjoint au maire de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie déclarée par M. D.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. En premier lieu, le jugement attaqué qui cite, en son point 8, les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 dont il a entendu faire application puis détaille, en son point 10, les raisons pour lesquelles la pathologie déclarée par M. D doit être reconnue comme étant imputable à l'accident de service du 12 octobre 2016, est suffisamment motivé.

3. En second lieu, il appartient au juge d'appel non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis mais de se prononcer directement sur les moyens dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. Par suite, la commune de Colombes ne peut utilement se prévaloir, pour demander l'annulation du jugement attaqué, des erreurs de droit et d'appréciation qu'auraient commises, selon elle, les juges de première instance.

Sur la légalité de la décision du 26 décembre 2018 :

4. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, dans sa version antérieure à l'ordonnance du 19 janvier 2017 et applicable en l'espèce : " Le fonctionnaire en activité a droit : () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident (). ".

5. Constitue un accident de service, un évènement survenu à une date certaine, par le fait ou à l'occasion du service, dont il est résulté une lésion, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci. Sauf à ce qu'il soit établi qu'il aurait donné lieu à un comportement ou à des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, lequel peut conduire le supérieur hiérarchique à adresser aux agents des recommandations, remarques, reproches ou à prendre à leur encontre des mesures disciplinaires, un entretien, notamment d'évaluation, entre un agent et son supérieur hiérarchique, ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent.

6. Il ressort des pièces du dossier, ainsi que l'a reconnu le maire de Colombes par sa décision du 17 octobre 2017, que M. D a été victime, le 12 octobre 2016, d'un accident de service à l'origine d'un syndrome anxiodépressif l'ayant mis dans l'incapacité d'exercer ses fonctions. Si le docteur E, psychiatre, avait estimé dans son rapport d'expertise du 8 septembre 2017 que la date de guérison de l'intéressé pouvait être fixée au 1er septembre 2017, cette fixation était toutefois assortie d'une condition, tenant à ce " que la situation administrative puisse se débloquer ", qui ne s'est pas réalisée. En effet, alors que les demandes de protection fonctionnelle formées par M. D les 18 mai et 16 décembre 2021 n'ont reçu aucune réponse de la collectivité avant le 10 mars 2022, l'intéressé, toujours en arrêt de travail, a par ailleurs été mis en demeure les 21 juin et 8 juillet 2021 de rejoindre son poste, sous peine de radiation des cadres et de retenues sur traitements pour " absences injustifiées ". Par ailleurs, aussi bien le docteur C, psychiatre agréée, dans ses conclusions du 12 décembre 2021, que le docteur F, praticien hospitalier et psychiatre agréée, dans son rapport du 22 novembre 2023, mentionnent respectivement " l'existence de la situation conflictuelle entre l'agent et sa hiérarchie " et le " contexte conflictuel persistant entre l'agent et son employeur ". Ainsi, la situation de tension entre l'agent et sa collectivité ne s'étant pas apaisée, la condition à laquelle était subordonnée la date de guérison au 1er septembre 2017 par le docteur E ne saurait être considérée comme remplie. De plus, il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport d'expertise établi par le même médecin le 15 février 2018, que l'état de santé de M. D s'est au contraire aggravé, contre-indiquant " absolument " une reprise de ses activités professionnelles. La commission de réforme a d'ailleurs émis, le 1er octobre 2018, un avis unanimement favorable à l'imputabilité au service des arrêts de travail du 9 novembre 2017 au 27 décembre 2018. Enfin, si la commune soutient que la pathologie déclarée par M. D le 6 décembre 2017 trouverait en réalité son origine dans sa personnalité, il ressort au contraire des pièces du dossier et notamment des rapports évoqués précédemment du docteur E ainsi que de celui du docteur A, psychiatre, établi le 14 octobre 2019, que l'agent ne présentait avant l'accident du 12 octobre 2016 aucun état antérieur, alors qu'il n'est par ailleurs aucunement établi que son admission à l'hôpital du 5 septembre 2016 aurait été due à une tentative de suicide. Dès lors, ces rapports médicaux permettent d'établir l'existence d'un lien direct entre les arrêts de travail déclarés par le requérant du 9 novembre 2017 au 27 décembre 2018 et l'accident de service dont il a été victime le 12 octobre 2016, peu important à cet égard que l'agent n'ait pas, entre-temps, repris le travail.

7. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que la commune de Colombes n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du maire du 26 décembre 2018 refusant de reconnaître l'imputabilité au service des arrêts de travail de M. D à compter du 9 novembre 2017 et lui a, par suite, enjoint de procéder à cette reconnaissance.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

8. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 et 7 que le maire de Colombes est tenu de faire droit à la demande de M. D. Par suite, il y a lieu d'enjoindre à cette autorité de reconnaître l'imputabilité au service des arrêts de travail de M. D du 9 novembre 2017 au 27 décembre 2018 et d'en tirer toutes conséquences de droit en versant notamment et s'il y a lieu, à M. D, les sommes qu'il aurait dû percevoir s'il avait été maintenu à plein traitement entre le 9 novembre 2017 et le 27 décembre 2018 et les cotisations sociales dues au titre de cette période, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt. Les éventuels rappels de traitement ainsi mandatés seront assortis des intérêts au taux légal à compter du 31 mai 2019, date d'enregistrement de la demande de première instance, et capitalisés à compter du 30 août 2023 ainsi qu'à chaque échéance annuelle ultérieure. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais d'instance :

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Colombes la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de la commune de Colombes est rejetée.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Colombes de reconnaître l'imputabilité au service des arrêts de travail de M. D du 9 novembre 2017 au 27 décembre 2018 et d'en tirer toutes conséquences de droit en versant notamment et s'il y a lieu, à M. D, les sommes qu'il aurait dû percevoir s'il avait été maintenu à plein traitement entre le 9 novembre 2017 et le 27 décembre 2018 et les cotisations sociales dues au titre de cette période, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt. Les éventuels rappels de traitement ainsi mandatés seront assortis des intérêts au taux légal à compter du 31 mai 2019 et capitalisés à compter du 30 août 2023 ainsi qu'à chaque échéance annuelle ultérieure.

Article 3 : La commune de Colombes versera une somme de 2 000 euros à M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions présentées par M. D est rejeté.

Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à M. G et à la commune de Colombes.

Délibéré après l'audience du 19 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Camenen, président,

Mme Bahaj, première conseillère,

Mme Florent, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 janvier 2025.

La rapporteure,

C. BAHAJ

Le président,

G. CAMENEN

La greffière,

V. MALAGOLI

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

← Retour aux décisions
CAA75
plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026