jeudi 21 septembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE02058 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | DURANT-GIZZI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Versailles, d'une part, d'annuler l'arrêté du 7 octobre 2021 par lequel le préfet des Yvelines a retiré ses certificats de résidence algérien valides pour les périodes du 7 décembre 2017 au 6 décembre 2018, du 7 décembre 2018 au 6 décembre 2019 et du 19 novembre 2019 au 18 novembre 2029, d'autre part, d'enjoindre au préfet des Yvelines de lui restituer le dernier certificat de résidence algérien octroyé, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement.
Par un jugement n° 2110523 du 13 juin 2022, le tribunal administratif de Versailles a annulé cet arrêté, a enjoint au préfet des Yvelines de délivrer à M. A un nouveau titre de séjour dans un délai de quatre mois, et a rejeté le surplus de sa demande.
Procédure devant la cour :
I) Par une requête n°22VE02058, enregistrée le 19 août 2022, le préfet des Yvelines demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter la demande présentée par M. A en première instance ;
Il soutient que :
- l'intéressé, qui ne pouvait ignorer qu'il ne remplissait pas les conditions prévues pour se voir délivrer un titre de séjour, dès lors qu'il n'a remis aucune pièce et ne résidait pas dans les Yvelines, a profité d'un système de fraude mis en place par l'agent de la sous-préfecture, et a lui-même également, par son comportement, commis des manœuvres frauduleuses ;
- c'est à tort que les premiers juges ont considéré qu'il avait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, dès lors que l'intéressé ne justifie pas d'une résidence antérieure à 2017, son activité professionnelle a pris fin en 2021 et est donc peu stabilisée, et sa vie privée et familiale peut être valablement reconstituée dans son pays d'origine eu égard au jeune âge de ses enfants.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2022, M. A, représenté par Me Durant-Gizzi, avocate, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- il ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- il remplissait bien et continue de remplir les conditions fixées par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour se voir délivrer un certificat de résidence pour les périodes des 7 décembre 2017 au 6 décembre 2018, 7 décembre 2018 au 6 décembre 2019 et du 19 novembre 2019 au 18 novembre 2029 ;
- justifiant d'une vie familiale en France depuis plus de quatre ans et attestant de sa bonne intégration sur le territoire français, le retrait de son titre de séjour méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; l'arrêté litigieux méconnaît l'article 3 du même texte ;
- il est insuffisamment motivé ;
- les moyens soulevés par le préfet ne sont pas fondés.
II) Par une requête n° 22VE02059, enregistrée le 19 août 2022, le préfet des Yvelines demande à la cour de prononcer le sursis à exécution du jugement n° 2110523 rendu le 13 juin 2022 par le tribunal administratif de Versailles.
Il soutient que :
- les dispositions de l'article R. 811-15 du code de justice administrative trouvent à s'appliquer au regard de l'existence d'un moyen propre à justifier l'infirmation de la solution retenue par les premiers juges ainsi que le rejet des conclusions à fin d'annulation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2022, M. A, représenté par Me Durant-Gizzi, avocate, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le préfet ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Danielian a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant algérien né le 4 juin 1980, s'est vu délivrer un certificat de résidence algérien d'un an portant la mention vie privée et familiale, valable du 7 décembre 2017 au 6 décembre 2018, renouvelé du 7 décembre 2018 au 6 décembre 2019, puis, un certificat de résidence de dix ans, valable du 19 novembre 2019 au 18 novembre 2029. Estimant que ces trois titres de séjour avaient été acquis au bénéfice d'une fraude, le préfet des Yvelines a, par un arrêté du 7 octobre 2021, procédé à leur retrait. Par la requête n° 22VE02058, le préfet des Yvelines fait appel du jugement n° 2110523 du 13 juin 2022, par lequel le tribunal administratif de Versailles a annulé cet arrêté et lui a enjoint de délivrer à M. A, au besoin, un nouveau titre de séjour dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement. Par la requête n° 22VE02059, le préfet demande, en outre, à la cour, de prononcer le sursis à exécution du même jugement.
Sur la jonction :
2. Les requêtes précitées n° 22VE02058 et n° 22VE02059, qui tendent respectivement à l'annulation et au prononcé du sursis à exécution du même jugement, présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour qu'elles fassent l'objet d'un même arrêt.
Sur la requête n°22VE02058 aux fins d'annulation du jugement attaqué :
Sur le moyen d'annulation retenu par le tribunal administratif :
3. D'une part, et ainsi que le prévoient les dispositions désormais codifiées à l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, la circonstance qu'un acte administratif a été obtenu par fraude permet à l'autorité administrative compétente de l'abroger ou de le retirer à tout moment. Lorsque l'autorité administrative fait usage de son pouvoir d'abroger ou de retirer un acte administratif obtenu par fraude, il incombe au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, d'une part, de vérifier la réalité de la fraude alléguée et, d'autre part, de contrôler que l'appréciation de l'administration sur l'opportunité de procéder ou non à l'abrogation ou au retrait n'est pas entachée d'erreur manifeste, compte tenu notamment de la gravité de la fraude et des atteintes aux divers intérêts publics ou privés en présence susceptibles de résulter soit du maintien de l'acte litigieux soit de son abrogation ou de son retrait.
4. D'autre part, la décision de retrait du titre de séjour a pour effet, sauf lorsqu'elle n'est pas assortie d'une obligation de quitter le territoire français et s'accompagne de la délivrance d'un autre titre de séjour, de mettre fin au droit au séjour de l'étranger concerné. Lorsque l'autorité compétente envisage de prendre une telle mesure, il lui incombe notamment de s'assurer, en prenant en compte l'ensemble des circonstances relatives à la vie privée et familiale de l'intéressé, que cette mesure n'est pas de nature à porter à celle-ci une atteinte disproportionnée.
5. Pour annuler l'arrêté en litige procédant au retrait de l'ensemble des certificats de résidence détenus par M. A, le tribunal a relevé que, nonobstant la circonstance que les certificats de résidence auraient été frauduleusement délivrés à l'intéressé, le préfet des Yvelines a, dans les circonstances de l'espèce, porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et a commis une erreur d'appréciation.
6. Il ressort toutefois de l'extrait des minutes du greffe du tribunal judiciaire de Versailles produit par le préfet des Yvelines que, par un jugement rendu le 11 octobre 2021, devenu définitif et revêtu de l'autorité de la chose jugée, la 5ème chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Versailles a reconnu coupable un agent de la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye de plusieurs infractions réprimées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code pénal. Cet agent a ainsi été condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis, interdiction d'exercer une fonction publique, inéligibilité, confiscation des scellés et 10 000 euros d'amendes, pour avoir facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier en France d'étrangers, en permettant la délivrance indue de titres de séjour à 160 personnes, ainsi que pour des faits d'escroquerie, de corruption passive et de blanchiment. Il ressort plus précisément de la minute de ce jugement pénal que cet agent de la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye a " trompé les services de l'État pour les déterminer à remettre des titres de séjour non conformes aux situations personnelles de leurs bénéficiaires ", en mettant en place une organisation en vue de son " auto-attribution des dossiers et auto-validation des instructions lui permettant d'éviter les interférences avec ses collègues et sa hiérarchie " et qu'il s'assurait ainsi " de l'instruction intégrale de toutes les phases d'une demande ou d'un renouvellement de titre " en méconnaissance des règles mises en place, en " escamotant les numéros de téléphone des bénéficiaires ", en " produisant de fausses attestations d'hébergement ", en s'abstenant de recueillir certains avis obligatoires, en " acceptant volontairement de traiter des demandes qui n'étaient pas de son ressort ", en " s'assurant de la disparition des archives des dossiers frauduleux pour éviter tout contrôle " et en " procédant à des enregistrements volontairement erronés de dossiers de titre de séjour ". Ce jugement liste, par ailleurs, les personnes concernées par la délivrance indue de titres de séjour, précisant leurs noms, prénoms et dates de naissance au nombre desquelles figure M. B A et que celui-ci a bénéficié, de façon indue, de la délivrance d'un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale, de son renouvellement, ainsi que d'une carte de résident valable dix ans.
7. Si M. A soutient qu'il justifie de sa présence en France depuis le 1er janvier 2017, qu'il est marié depuis le 30 septembre 2017 avec une ressortissante marocaine, titulaire d'une carte de résident, avec laquelle il a eu deux filles nées en 2017 et 2019 et qu'il faisait des démarches pour créer sa propre société, il n'en demeure pas moins qu'il s'est frauduleusement fait remettre deux certificats de résidence d'un an, ainsi qu'un certificat de résidence de dix ans alors qu'il ne remplissait pas les conditions pour les obtenir. Il ne justifiait notamment que d'une durée de mariage récente s'agissant de la délivrance d'un certificat de résidence d'un an, sur le fondement du 5° de l'article 6 bis de l'accord franco-algérien et seulement de deux années de résidence en France, et non des cinq années régulières requises par les stipulations de l'article 7 bis du même accord pour se voir délivrer un certificat de résidence valable dix ans et ce n'est qu'à la faveur de la fraude commise par l'agent reconnu coupable des faits énoncés au point 6 que ces titres de séjour lui ont été délivrés. Par ailleurs à la date de l'arrêté attaqué il était sans emploi, ayant quitté les effectifs de l'entreprise qui l'employait, après une rupture conventionnelle. Dans les circonstances particulières de l'espèce, eu égard à la gravité de la fraude commise et réitérée à trois reprises par l'intéressé et à l'absence d'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, ainsi que d'obstacle à ce qu'il dépose une nouvelle demande de titre de séjour, la décision de retrait de ses certificats de résidence n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect d'une vie privée et familiale normale. C'est, par suite, à tort que le tribunal administratif a jugé que le préfet des Yvelines avait commis une erreur d'appréciation en raison de l'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A et annulé, pour ce motif, l'arrêté en litige.
8. Il appartient à la cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant tant devant le tribunal que devant la cour.
9. En premier lieu, la décision de retrait en litige, qui a été précédée d'une procédure contradictoire, est motivée par la fraude au bénéfice de laquelle M. A a obtenu des certificats de résidence algérien valides pour les périodes du 7 décembre 2017 au 6 décembre 2018, du 7 décembre 2018 au 6 décembre 2019 et du 19 novembre 2019 au 18 novembre 2029. Ce motif de fraude suffit à motiver la décision contestée en droit et en fait. De plus, l'arrêté contesté vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code des relations entre le public et l'administration, et précise que l'intéressé ne remplissait pas les conditions prévues par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour pouvoir prétendre à la délivrance de ce titre. Il est ainsi suffisamment motivé.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit : () h) Au ressortissant algérien titulaire d'un certificat de résidence d'une validité d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", lorsqu'il remplit les conditions prévues aux alinéas précédents ou, à défaut, lorsqu'il justifie de cinq années de résidence régulière ininterrompue en France. () ".
11. Il est constant que M. A, qui n'entrait dans aucune des catégories d'étrangers visées aux a) à g) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, et ne justifiait, ainsi qu'il a été dit au point 7, que de deux années de résidence régulière en France, ne remplissait pas les conditions pour se voir délivrer un certificat de résidence valable dix ans et que c'est seulement à la faveur de la fraude commise par l'agent de la préfecture que ce titre de séjour lui a été délivré le 19 novembre 2019. Ainsi, M. A n'est en tout état de cause pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprenant celles de l'article L. 313-11 7° du même code depuis le 1er mai 2021, ces dispositions étant inapplicables aux ressortissants algériens dont la situation est régie par les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La seule circonstance qu'il ne constituerait pas une menace à l'ordre public étant sans incidence à cet égard.
12. En dernier lieu, et dès lors que le retrait litigieux n'était pas assorti d'une obligation de quitter le territoire français, M. A ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de tout ce qui précède que le préfet des Yvelines est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a annulé son arrêté du 7 octobre 2021, et lui a enjoint de délivrer à M. A, au besoin, un nouveau titre de séjour dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement. Il reste toutefois loisible à M. A, s'il s'y croit fondé, de présenter à l'administration une nouvelle demande de titre de séjour, appuyée des justificatifs nécessaires.
Sur la requête n° 22VE02059 aux fins de sursis à exécution du jugement attaqué :
14. La cour statuant par le présent arrêt sur les conclusions de la requête n°22VE02058 du préfet des Yvelines tendant à l'annulation du jugement attaqué, les conclusions de sa requête n°22VE02059 tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement sont privées d'objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais de l'instance :
15. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État qui n'est pas la partie perdante, la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : Le jugement n° 2110523 du tribunal administratif de Versailles du 13 juin 2022 est annulé.
Article 2 : La demande présentée par M. A devant le tribunal administratif de Versailles est rejetée, ainsi que ses conclusions d'appel.
Article 3: Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 22VE02059 du préfet des Yvelines tendant à ce qu'il soit sursis à exécution du jugement n° 2110523 du tribunal administratif de Versailles du 13 juin 2022.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à M. B A. Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Besson-Ledey, présidente de chambre,
Mme Danielian, présidente-assesseure,
Mme Liogier, première conseillère
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 21 septembre 2023.
La rapporteure,
I. DanielianLa présidente,
L. Besson-LedeyLa greffière,
A. Audrain-FoulonLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Nos 22VE02058, 22VE02059
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026