LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-22VE02228

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-22VE02228

mardi 30 mai 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-22VE02228
TypeOrdonnance
Recoursplein contentieux
Avocat requérantCABINET CASADEI-JUNG & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif d'Orléans de condamner la commune de Drevant à lui verser une indemnité totale de 281 232,85 euros en réparation des préjudices ayant résulté pour lui des accidents de service survenus les 18 décembre 2013 et 23 juin 2014, avec intérêts au taux légal et capitalisation de ces intérêts, d'enjoindre à la commune de Drevant de prendre en charge les honoraires et frais médicaux directement liés à ces accidents et de mettre à la charge de la commune de Drevant le versement d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2000664 du 13 juillet 2022, le tribunal administratif d'Orléans a condamné la commune de Drevant à verser à M. B la somme de 127 594,64 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 26 octobre 2019 et capitalisation des intérêts le 26 octobre 2020 et à chaque échéance annuelle ultérieure, a mis les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 800 euros TTC, à la charge définitive de la commune de Drevant ainsi que la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et a rejeté le surplus des conclusions des parties.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés respectivement le 14 septembre 2022 et le 26 mai 2023, la commune de Drevant, représentée par Me Carrere, avocate, demande à la cour :

1°) de prononcer, sur le fondement de l'article R. 811-16 ou de l'article R. 811-17 du code de justice administrative, le sursis à l'exécution de ce jugement ;

2°) de mettre à la charge de M. B la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les conditions prévues par l'article R. 811-16 du code de justice administrative sont remplies dès lors qu'elle doit verser une somme de 127 594,64 euros, qui, augmentée des intérêts et de la capitalisation des intérêts, atteint déjà plus de 130 000 euros, alors que la retraite de M. B est de 1 635 euros nets mensuels et qu'il n'a été fait état d'aucun conjoint ; elle est ainsi exposée au risque de perdre définitivement cette somme ;

- les conditions prévues par l'article R. 811-17 du même code sont également remplies ; en premier lieu, l'exécution du jugement dont il s'agit entrainera des conséquences difficilement réparables, la somme due à M. B représentant un cinquième de son budget de fonctionnement et alors que sa trésorerie actuelle ne lui permet pas de payer cette somme et qu'elle devra recourir à un emprunt avec l'autorisation, qui est difficile à obtenir, d'étaler la charge de la dépense ; en second lieu, elle soulève des moyens sérieux dans sa requête tenant, d'une part, à la faute commise le 18 décembre 2013 par la victime, qui s'est mise en danger en déplaçant l'échafaudage vraisemblablement en raison d'une bagarre pour un motif personnel, et la faute d'imprudence commise le 23 juin 2014 en soulevant une caisse de 40 kg sans avoir reçu une consigne en ce sens, fautes qui l'exonèrent de sa responsabilité, et tenant, d'autre part, au caractère exagéré des indemnités allouées au titre du déficit fonctionnel temporaire, du déficit fonctionnel permanent, des souffrances physiques, du préjudice esthétique, du préjudice d'agrément, du coût d'entretien du domicile et au titre des frais de déplacement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2023, M. B, représenté par Me Tissier-Lotz, avocat, demande à la cour :

1°) de rejeter la requête ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Drevant la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par la commune de Drevant ne sont pas fondés.

Vu la requête n° 22VE02227 présentée pour la commune de Drevant tendant à l'annulation du jugement n° 2000664 du tribunal administratif d'Orléans du 13 juillet 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 811-16 du code de justice administrative : " Lorsqu'il est fait appel par une personne autre que le demandeur en première instance, la juridiction peut, à la demande de l'appelant, ordonner sous réserve des dispositions des articles R. 533-2 et R. 541-6 qu'il soit sursis à l'exécution du jugement déféré si cette exécution risque d'exposer l'appelant à la perte définitive d'une somme qui ne devrait pas rester à sa charge dans le cas où ses conclusions d'appel seraient accueillies ". Et aux termes de l'article R. 811-17 de ce code : " Dans les autres cas, le sursis peut être ordonné à la demande du requérant si l'exécution de la décision de première instance attaquée risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables et si les moyens énoncés dans la requête paraissent sérieux en l'état de l'instruction ".

2. D'autre part, aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel () ".

3. En premier lieu, en se bornant à faire état de la seule circonstance que le montant mensuel net de la retraite de M. B s'établit à 1 635 euros alors qu'elle a été condamnée à lui verser une indemnité 127 594,64 euros, hors intérêts, la commune de Drevant n'établit pas que l'exécution du jugement du tribunal administratif d'Orléans du 13 juillet 2022 risque de l'exposer à la perte définitive de cette somme qui ne devrait pas rester à sa charge dans le cas où ses conclusions d'appel seraient accueillies. Par suite, ses conclusions fondées sur l'article R. 811-16 du code de justice administrative doivent être rejetées.

4. En second lieu, aucun des moyens invoqués par la commune de Drevant, tirés de ce que M. B aurait commis des fautes de nature à l'exonérer de sa responsabilité et du caractère exagéré des indemnités allouées par le tribunal administratif au titre des divers préjudices subis par l'intéressé, ne paraît, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, l'annulation du jugement du tribunal administratif d'Orléans du 13 juillet 2022. Il suit de là que, sans qu'il soit besoin de rechercher si l'exécution de ce jugement risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables, les conclusions de la commune de Drevant tendant à ce que la cour ordonne qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement en application de l'article R. 811-17 du code de justice administrative doivent également être rejetées.

5. Par voie de conséquence de ce qui précède, les conclusions de la commune de Drevant tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. B tendant à l'application de ces mêmes dispositions.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la commune de Drevant est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de M. B tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Drevant et à M. A B.

Fait à Versailles, le 30 mai 2023.

La présidente de la 5ème chambre,

C. SIGNERIN ICRELa République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions