mercredi 12 octobre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE02293 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MOPO KOBANDA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure-
M. B A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 31 mars 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a décidé son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013.
Par un jugement n° 2205255 du 23 mai 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté prononçant son transfert aux autorités italiennes.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2022, M. A demande à la cour :
1° d'annuler le jugement attaqué ;
2° d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté susmentionné ;
3° d'enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale, et à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4° de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- son recours est recevable ;
- la notification de l'arrêté est irrégulière ;
- les articles 4 et 5 du règlement n° 604/2013 sur son droit à l'information ont été méconnus ;
- le préfet aurait dû faire application de l'article 17 du règlement n° 604/2013 sur la clause de souveraineté ;
- l'article 20 du règlement n° 604/2013 a été méconnu eu égard à l'absence de dépôt d'une demande de protection internationale en Italie et au risque deconfusion d'identité par l'Italie ;
- l'article 3 du règlement n° 604/2013 a été méconnu, eu égard au risque d'atteinte grave au droit d'asile en Italie.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 3° constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
2. M. A relève appel du jugement en date du 23 mai 2022 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 31 mars 2022 du préfet des Hauts-de-Seine décidant son transfert aux autorités italiennes.
3. A l'appui de sa requête, M. A se prévaut, en des termes quasi identiques, des mêmes moyens que ceux déjà invoqués en première instance, et tirés de ce que la notification de l'arrêté a été irrégulière, de ce que les articles 4 et 5 du règlement n° 604/2013 sur son droit à l'information ont été méconnus, de ce que le préfet aurait dû faire application de l'article 17 du règlement n° 604/2013 sur la clause de souveraineté, de ce que l'article 20 du règlement n° 604/2013 a été méconnu eu égard à l'absence de dépôt d'une demande de protection internationale en Italie et au risque de confusion d'identité par l'Italie, enfin, de ce que l'article 3 du règlement n° 604/2013 a été méconnu, eu égard au risque d'atteinte grave au droit d'asile en Italie.
4. Le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a exactement répondu à l'ensemble de ces moyens, par une motivation précise et détaillée. Il y a lieu, par suite, d'écarter ces moyens en appel par adoption des motifs retenus par le premier juge.
5. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande. Sa requête doit, par suite, être rejetée par application des dispositions précitées de l'article R.222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions en injonction et celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Versailles, le 12 octobre 2022.
Le président de la 1èree chambre,
P. BEAUJARD
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026