lundi 17 juillet 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE02383 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL OFFICIO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif d'Orléans l'annulation de l'avis des sommes à payer d'un montant de 12 926,27 euros émis par la commune de Châtenoy reçu le 30 juillet 2021 et de mettre à la charge de la commune, la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n° 2103484 du 4 octobre 2022, la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif d'Orléans a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation du titre de recettes et a rejeté les conclusions des parties au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
Par une requête n° 22VE02383 enregistrée le 20 octobre 2022, Mme B représentée par Me Cochereau, avocat, demande à la Cour :
1°) de réformer l'article 2 de l'ordonnance du tribunal administratif d'Orléans du 4 octobre 2022, en tant qu'elle rejette ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Châtenoy la somme de 3 300 euros au titre des frais engagés en première instance et la somme de 1 000 euros au titre des frais engagés en appel sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que sa demande de première instance était fondée, ce qu'établit le retrait de l'acte contesté par la commune, qu'elle a tenté de régler le différend par un recours gracieux et que le non-lieu n'a été prononcé qu'en raison de l'émission d'un nouveau titre de même objet, qu'elle a contesté.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Par une décision en date du 1er septembre 2022, le président de la cour administrative d'appel de Versailles a désigné M. Mauny, président assesseur de la 6ème chambre, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement() ".
2. Aux termes de l'article L. 761-1 : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
3. Madame B a demandé au tribunal administratif d'Orléans le 30 septembre 2021 l'annulation d'un avis des sommes à payer d'un montant de 12 926,27 euros qu'elle a reçu le 30 juillet 2021. Par un document du 23 juin 2022, le maire de la commune de Châtenoy a certifié avoir demandé l'annulation du titre en litige " suite à une irrégularité sur la forme de celui-ci et sur demande de l'avocat de la commune ". Le même document fait état de l'émission d'un mandat de 12 296,27 euros au compte 673 pour l'annulation et d'un titre de même montant sur le compte 7788. Dans son mémoire en défense enregistré le 4 août 2022, à l'appui duquel le certificat administratif du 23 juin 2022 a été produit, la commune de Châtenoy fait état de l'annulation du titre de recettes du 16 juillet 2021, de l'émission du nouveau titre évoqué dans le certificat et indique que la demande de Mme B doit être regardée comme dirigée contre ce nouveau titre. Dans son mémoire enregistré le 26 septembre 2022, Mme B a précisé que sa requête était dépourvue d'objet en raison du retrait du titre du 16 juillet 2021 et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. Elle précise par ailleurs dans sa requête d'appel qu'elle a contesté dans une nouvelle requête l'avis des sommes à payer du 21 juin 2022, enregistrée sous le numéro 2202944 au tribunal administratif d'Orléans. Eu égard au motif de retrait de l'avis des sommes à payer contesté, auquel a été substitué un nouvel avis de même objet, et à la demande de Mme B tendant à ce que soit prononcé un non-lieu à statuer sur sa requête enregistrée sous le numéro 2103484 alors même que cette requête pouvait être regardée comme dirigée contre le titre émis le 21 juin 2022, Mme B n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle n'est donc pas fondée à demander la réformation de l'article 2 de l'ordonnance du 4 octobre 2022.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de Mme B est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée par application des dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris en tant qu'elles tendent à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la commune de Châtenoy.
Fait à Versailles, le 17 juillet 2023.
Le président-assesseur de la 6ème chambre,
O. MAUNY
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,00
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026