LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-22VE02597

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-22VE02597

lundi 9 octobre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-22VE02597
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantMERY - RENDA - KARM - GENIQUE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler l'arrêté du 22 septembre 2022 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de sa destination et d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir d'examiner sa demande de régularisation à titre exceptionnel.

Par un jugement n° 2203385 du 19 octobre 2022, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 18 novembre 2022, M. A, représenté par la SCP Mery et Genique, avocat, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler cet arrêté ;

3°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir d'examiner sa demande de régularisation à titre exceptionnel ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- cet arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ; d'une part, il remplit les conditions requises par la circulaire du 28 novembre 2012 pour bénéficier d'une admission au séjour à titre exceptionnel en qualité de salarié ; d'autre part, le préfet ne peut se fonder sur son placement en garde à vue pour violences conjugales sauf à méconnaître le principe de la présomption d'innocence ; dès lors qu'il justifie d'une convocation auprès du tribunal judiciaire de Chartres pour une audience devant se tenir en octobre 2023, le préfet ne pouvait l'obliger à quitter le territoire français sans porter atteinte à son droit à un procès équitable.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. M. A, ressortissant tunisien né le 3 décembre 1986 et entré en France, selon ses déclarations, le 30 avril 2015, fait appel du jugement du 19 octobre 2022 par lequel la magistrate désignée par le président du tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 22 septembre 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de sa destination.

3. En premier lieu, la mention selon laquelle l'arrêté attaqué a été pris sur proposition du secrétaire général de la préfecture d'Eure-et-Loir ne permet pas de considérer que le secrétaire général de cette préfecture n'aurait pas agi par délégation du préfet d'Eure-et-Loir ainsi que cet arrêté le mentionne. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté contesté doit être écarté.

4. En deuxième lieu, M. A, qui n'a aucun droit à une mesure de régularisation, ne peut utilement se prévaloir des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu adresser aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation par la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière.

5. En troisième lieu, pour soutenir que l'arrêté attaqué a été pris en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, M. A se prévaut de l'ancienneté de sa présence en France depuis 2015 et de ses attachés privées et familiales dans ce pays, ainsi que de son intégration professionnelle. Toutefois, par les pièces qu'il produit, l'intéressé ne justifie pas davantage en appel qu'en première instance, avoir résidé en France avant l'année 2018. Par ailleurs, la seule production d'une attestation d'hébergement ne permet d'établir la réalité et la durée de la vie commune avec une ressortissante française dont il se prévaut. En outre, il ne justifie pas d'une intégration professionnelle stable et ancienne en France. Enfin, en se prévalant de la présence de sa sœur de nationalité française, il n'établit pas disposer en France de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables alors qu'il n'est pas contesté que l'intéressé n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où sa mère réside et où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-neuf ans au moins. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit, par suite, être écarté. Pour les mêmes motifs, le requérant n'est pas davantage fondé à se prévaloir d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle.

6. En quatrième lieu, si l'arrêté attaqué relève que M. A a été placé en garde à vue le 22 septembre 2022 pour des faits de violences conjugales, il ressort des mentions de cet arrêté que le préfet d'Eure-et-Loir ne s'est pas fondé sur cette circonstance pour décider l'éloignement du requérant. Dès lors, le moyen tiré de l'atteinte à la présomption d'innocence ne peut qu'être écarté.

7. Enfin, contrairement à ce que M. A soutient, l'obligation de quitter le territoire français contestée ne fait nullement obstacle à ce qu'il soit présent ou représenté à l'audience correctionnelle du tribunal judiciaire de Chartres à laquelle il est convoqué le 17 octobre 2023. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit à un procès équitable doit, en tout état de cause, être écarté.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Par suite, elle doit être rejetée en application des dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet d'Eure-et-Loir.

Fait à Versailles, le 9 octobre 2023.

La présidente de la 5ème chambre,

Corinne Signerin-Icre

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

3

Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669

03/08/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953

03/08/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions