LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-22VE02717

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-22VE02717

mardi 13 février 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-22VE02717
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur les demandes dont il l'aurait saisi le 25 janvier 2021 tendant, d'une part, à l'abrogation de l'interdiction de retour sur le territoire français pendant un an dont il a fait l'objet le 17 juin 2019, et d'autre part, à ce qu'il soit assigné à résidence.

Par un jugement n° 2104346 du 25 novembre 2022, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa requête.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 6 décembre 2022, M. B, représenté par Me Boudjellal, avocat, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler la décision implicite de rejet de ses demandes par le préfet des Hauts-de-Seine ;

3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de procéder au réexamen de ses demandes ;

4°) de condamner l'État à lui verser la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la régularité du jugement :

- le tribunal a omis de répondre au moyen tiré de ce que la décision implicite de rejet contestée n'est pas motivée ;

- il a omis de répondre au moyen tiré de ce que la décision implicite de rejet méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le tribunal a considéré à tort que ses conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet de sa demande d'abrogation étaient irrecevables ;

- le tribunal a considéré à tort qu'il n'avait pas saisi le préfet d'une demande tendant à ce qu'il soit assigné à résidence ;

Sur le bien-fondé du jugement :

- la décision implicite par laquelle le préfet a rejeté ses demandes n'est pas motivée ;

- elle révèle un défaut d'examen sérieux de ses demandes ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. M. B, ressortissant tunisien né le 23 décembre 1980 à Saint-Denis a fait l'objet d'un arrêté du 17 juin 2019 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il serait éloigné et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant un an. Le 25 janvier 2021, M. B a demandé à ce préfet d'abroger cette interdiction de retour sur le territoire français pendant un an. Le préfet a implicitement rejeté sa demande. M. B relève appel du jugement du 25 novembre 2022 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa requête à fin d'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur les demandes dont il l'aurait saisi le 25 janvier 2021 tendant, d'une part, à l'abrogation de l'interdiction de retour sur le territoire français pendant un an dont il a fait l'objet le 17 juin 2019, et d'autre part, à ce qu'il soit assigné à résidence.

Sur la régularité du jugement :

3. Pour les motifs retenus à bon droit et exposés aux points 2 à 4 du jugement attaqué, le tribunal a rejeté à juste titre, en raison de leur irrecevabilité, les conclusions dont M. B l'avait saisi à fin d'annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande tendant à l'abrogation de l'interdiction de retour sur le territoire français pendant un an dont il a fait l'objet le 17 juin 2019.

4. Il ne ressort pas des termes de la demande dont le requérant a saisi le préfet le 25 janvier 2021 qu'il y aurait sollicité d'être assigné à résidence. Si une telle demande est formulée dans le courrier intitulé " relance " qu'il aurait par la suite fait parvenir à l'administration préfectorale, M. B n'est pas fondé à s'en prévaloir faute de produire une preuve de l'envoi et de la réception par l'administration de cette " relance ". Dès lors, pour ces motifs et ceux retenus à bon droit et exposés au point 5 du jugement attaqué, les conclusions à fin d'annulation que le requérant a entendu diriger contre la décision, qui n'a pourtant pas été prise, par laquelle le préfet aurait rejeté sa demande afin d'être assigné à résidence, sont irrecevables et doivent être rejetées.

5. Les conclusions dont le requérant a saisi le tribunal étant irrecevables, les moyens développés à leur soutien étaient inopérants. Le tribunal a donc pu régulièrement les écarter par prétérition.

Sur le bien-fondé du jugement :

6. Pour les mêmes motifs que ceux exposés et adoptés aux points 3 et 4 de la présente ordonnance, les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine sont irrecevables. Ces conclusions étant irrecevables, les moyens développés à leur soutien sont inopérants et comme tels, doivent être écartés.

7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées, en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précité. Il en va de même, par voie de conséquence, de l'ensemble de ses conclusions présentées à titre accessoire, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Versailles, le 13 février 2024.

Le Conseiller d'État,

Président de la cour administrative d'appel de Versailles

T. OLSON

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

3

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions