jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-22VE02782 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de sa destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Par une ordonnance n° 2215818 du 25 novembre 2022, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 15 décembre 2022, M. B, représenté par Me Skander, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance ;
2°) d'annuler cet arrêté ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de procéder au réexamen de sa demande d'admission au séjour dans le délai d'un mois à compter de l'intervention de la décision à intervenir et de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard dans le même délai ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa demande de première instance n'était pas tardive dès lors qu'il n'a pas été informé du délai de recours de 48 heures ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il a été signé par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas pu présenter ses observations ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît les stipulations de l'accord franco-algérien ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît la convention internationale relative aux droits de l'enfant :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des formations de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). / () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ".
2. M. B, ressortissant algérien né le 2 juillet 1975, fait appel de l'ordonnance du 25 novembre 2022 par laquelle le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté, comme tardive, sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 novembre 2022 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de sa destination, et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
3. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant ". Aux termes de l'article L. 614-6 du même code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure () ".
4. Il ressort des pièces du dossier de première instance que, contrairement à ce qu'allègue le requérant, l'arrêté attaqué du 19 novembre 2022 lui a été notifié le jour même à 19h30 et que cette notification comportait la mention des voies et délais de recours ouverts à l'encontre de cet arrêté et, plus précisément, du délai de 48 heures pour saisir le tribunal administratif de Cergy- Pontoise. Il ressort également des pièces du dossier de première instance que la demande de M. B tendant à l'annulation de cet arrêté n'a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise que le 22 novembre 2022 à 16h07, soit au-delà du délai de 48 heures qui lui était imparti par les dispositions précitées. Il en résulte que la demande de première instance de M. B était tardive et, par suite, irrecevable.
5. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande. Par suite, sa requête doit être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonctions sous astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Versailles, le 27 avril 2023.
La présidente de la 5ème chambre,
Corinne Signerin Icre
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
3
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026