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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-23VE00999

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-23VE00999

jeudi 15 mai 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-23VE00999
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Formation5ème chambre
Avocat requérantSELARL ROCHE BOUSQUET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise de condamner la commune de Châtillon à lui verser la somme de 34 000 euros en réparation des préjudices qu'il estimait avoir subis du fait des fautes commises par cette collectivité.

Par un jugement n° 2004300 du 9 mars 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 mai 2023 et 23 décembre 2024 et un dernier mémoire enregistré le 25 mars 2025 non communiqué, M. A, représenté par Me Bousquet, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de condamner la commune de Châtillon à lui verser la somme totale de 34 000 euros en réparation des préjudices subis ;

3°) de mettre à la charge de la commune une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le syndrome anxiodépressif l'ayant mis dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions entre le 5 janvier 2016 et le 5 janvier 2019 est imputable au service, de sorte qu'il n'aurait pas dû être placé en congé de longue maladie puis en congé de longue durée mais en congé imputable au service ;

- la responsabilité de la commune de Châtillon se trouve engagée, tant sur le terrain de la faute, en raison de plusieurs dysfonctionnements, que sur celui de la responsabilité sans faute ;

- s'agissant des préjudices extra patrimoniaux, il a subi des troubles dans ses conditions d'existence qu'il convient d'évaluer à 10 000 euros, dès lors qu'il n'a pu mener une vie familiale normale du fait de sa dépression et a transféré à son épouse la charge d'élever ses cinq enfants durant cette période ; il a également subi un préjudice moral et psychologique évalué à 4 000 euros ;

- il a été victime de discrimination, comme le démontre la prolongation de stage dont il a fait l'objet ; le préjudice ainsi subi doit être réparé à hauteur de 3 000 euros ;

- la commune a manqué à l'obligation de sécurité à laquelle elle est tenue envers ses agents dès lors qu'elle n'a ni éloigné, ni empêché le retour au centre de son agresseur ; le préjudice ainsi subi doit être réparé à hauteur de 3 000 euros ;

- il conserve des séquelles de sa dépression lui ouvrant droit à une indemnisation de 4 000 euros ;

- sa carrière d'animateur territorial a été interrompue du fait de l'agression dont il a été victime, par la faute de sa hiérarchie, et du fait de la défiance à son endroit de sa hiérarchie, lui occasionnant un préjudice professionnel évalué à 10 000 euros ;

- le centre " le chat ", qui était dépourvu d'agrément de la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), ne fonctionnait pas conformément à la règlementation applicable du code de l'action sociale et des familles.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2025, la commune de Châtillon, représentée par Me Beguin, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le tribunal administratif n'avait pas à rechercher l'existence d'une responsabilité sans faute au sens de la jurisprudence Moya-Caville, le requérant ne soutenant pas que sa pathologie était imputable au service et n'ayant pas soulevé ce moyen ;

- les expertises médicales produites en appel, outre qu'elles se fondent sur ses dires, n'avaient pas pour objet l'éventuelle imputabilité au service de la pathologie du requérant ; les attestations versées ne sont pas probantes ;

- la circonstance que le centre d'animation n'ait jamais été déclaré comme accueil collectif de mineurs auprès du service départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (SDJES) est sans lien avec les préjudices dont l'agent se prévaut ;

- les fautes ainsi que le caractère réel, direct et certain des préjudices allégués ne sont pas établis ; la méconnaissance de l'obligation de sécurité dont l'agent se prévaut est, en tout état de cause, prescrite.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- le code du travail ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;

- le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bahaj,

- et les conclusions de Mme Janicot, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, nommé agent territorial d'animation titulaire par le maire de la commune de Châtillon le 1er avril 1999, a été intégré dans le cadre d'emplois des adjoints territoriaux d'animation le 1er janvier 2007, avant d'être nommé animateur territorial, d'abord en qualité de stagiaire le 1er mars 2014, puis en tant que titulaire le 13 avril 2015. Il a notamment exercé, au sein de la commune, les fonctions de responsable du centre d'animation " le chat ", à compter du mois de septembre 2010. Le 9 décembre 2014, à l'ouverture du centre, un ancien employé l'a violemment frappé au visage. Cette agression a été reconnue imputable au service par un arrêté du maire de la commune du 21 janvier 2015 et a entraîné le placement de l'agent en congé pour accident de service du 9 décembre 2014 au 5 janvier 2015. Souffrant d'un syndrome dépressif, M. A a été placé en congé de longue maladie du 5 janvier 2016 au 4 janvier 2017, avant d'être placé en congé de longue durée du 5 janvier 2017 au 4 janvier 2019. Le comité médical interdépartemental de la petite couronne ayant estimé, par un avis du 4 octobre 2018, qu'il était devenu inapte aux fonctions d'animateur, l'intéressé a été affecté au sein des services administratifs de la commune à compter du 14 mars 2019, puis sur le poste de responsable de la vie associative à compter du 1er février 2021. Estimant que la commune de Châtillon avait commis plusieurs fautes à son encontre, M. A a, par un courrier du 27 décembre 2019, sollicité du maire le versement d'une indemnité de 34 000 euros, en réparation des préjudices qu'il estimait avoir subis. Cette demande ayant été rejetée, l'intéressé a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise de condamner la commune à lui verser la somme réclamée. M. A relève appel du jugement du 9 mars 2023 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité pour faute de la commune de Châtillon :

2. M. A doit être regardé comme recherchant la responsabilité pour faute de la commune de Châtillon en invoquant à ce titre, l'octroi d'un congé de longue maladie puis de longue durée en lieu et place d'un congé pour accident de service, l'absence de soutien voire la défiance de sa hiérarchie, un manquement à l'obligation d'assurer la sécurité des agents communaux, une prolongation de stage discriminatoire ainsi que la méconnaissance de règles issues du code de l'action sociale et des familles.

3. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " () / Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison () de leur état de santé (). ".

4. Il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

5. En l'espèce, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport annuel établi par le directeur du service jeunesse de la commune de Châtillon le 30 décembre 2014, que la prorogation de stage de M. A a été sollicitée " afin de poser une évaluation plus fine de ses compétences une fois sa situation médicale stabilisée ". Par ailleurs, la seule circonstance que ce rapport, ainsi que celui du 15 février 2016, fassent référence à ses absences pour raison médicale, afin, au demeurant, d'évoquer leurs conséquences sur le fonctionnement du service, ne saurait suffire à faire présumer une atteinte au principe d'égalité de traitement. Il en résulte que M. A n'est pas fondé à soutenir que la commune de Châtillon aurait commis une faute en adoptant à son encontre des mesures discriminatoires.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 23 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " Des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail. ". Aux termes de l'article 108-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, alors en vigueur : " Dans les services des collectivités et établissements mentionnés à l'article 2, les règles applicables en matière d'hygiène et de sécurité sont celles définies par les livres Ier à V de la quatrième partie du code du travail et par les décrets pris pour leur application (). ". Enfin, le premier alinéa de l'article L. 4121-1 du code du travail dispose que : " L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. ".

7. Les autorités administratives ont l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale de leurs agents. Il leur appartient à ce titre, sauf à commettre une faute de service, d'assurer la bonne exécution des dispositions législatives et réglementaires qui ont cet objet.

8. Si M. A soutient avoir averti à plusieurs reprises sa hiérarchie des craintes qu'il éprouvait à l'encontre de l'agent qui l'a finalement agressé le 9 décembre 2014, il résulte toutefois du procès-verbal du dépôt de plainte du requérant que celui-ci a déclaré à l'agent de police qui l'a auditionné, à propos de son agresseur : " Je pense qu'il prend des choses comme un traitement médical, car ce dernier est très agressif, ce que je n'avais jamais vu dans son comportement auparavant ". Par ailleurs, le seul témoignage de M. C, ancien animateur du centre " le chat ", selon lequel l'agent en cause se serait montré agressif envers lui et aurait fait l'objet de signalements à sa hiérarchie, ne saurait suffire à établir que le personnel de direction de la commune de Châtillon pouvait anticiper et donc prévenir l'agression du requérant, envers lequel l'agent en cause n'avait jamais fait preuve d'agressivité. Il en résulte que M. A n'est pas fondé à soutenir que la commune de Châtillon aurait commis une faute en n'assurant pas sa sécurité durant son travail.

9. En troisième lieu, il ne résulte pas de l'instruction, notamment pas du rapport du directeur du service jeunesse du 30 décembre 2014 selon lequel le travail de M. A a été supervisé tout au long de l'année 2014 à travers l'organisation de réunions régulières, que la hiérarchie du requérant ne l'aurait pas soutenu dans l'exercice de ses fonctions. Par ailleurs, la seule circonstance qu'une prorogation de stage ait été envisagée ne saurait caractériser un climat de défiance envers le requérant, cette mesure étant en l'espèce la simple expression du pouvoir hiérarchique. Enfin, les conflits que M. A aurait eus avec la nouvelle cheffe de service arrivée en 2015 ne sont pas établis. Par suite et en tout état de cause, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la commune de Châtillon aurait commis une faute à ce titre.

10. En quatrième lieu, en se bornant à soutenir que le centre d'animation " le chat " n'aurait jamais été déclaré en accueil collectif de mineurs auprès des services de l'Etat en méconnaissance de la règlementation applicable du code de l'action sociale et des familles, le requérant n'assortit pas son moyen des précisions nécessaires pour permettre à la cour d'en apprécier la portée. En tout état de cause, même à la supposer avérée, cette circonstance est sans lien avec les préjudices dont l'intéressé se prévaut.

11. Enfin, il résulte tant des dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale applicables à la date à laquelle le syndrome dépressif de M. A a été diagnostiqué que de celles du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, qu'un fonctionnaire territorial ne peut être placé en congé de maladie imputable au service que sur sa demande. Or, en l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction que M. A, qui reproche à la commune de Châtillon de l'avoir placé, entre le 5 janvier 2016 et le 4 janvier 2019, en congés de longue maladie puis de longue durée en lieu et place d'un congé pour maladie imputable au service, aurait saisi son employeur d'une demande de reconnaissance de maladie professionnelle. Par suite, aucune faute ne saurait être reprochée à la commune à ce titre. En tout état de cause, il résulte de l'instruction, notamment des trois avis médicaux en date des 27 septembre 2016, 7 février 2017 et 11 septembre 2018 que si M. A a été marqué par l'agression dont il a été victime le 9 décembre 2014, sa dépression a en revanche résulté d'un " sentiment d'injustice voire de persécution " de sa hiérarchie, initié par la proposition d'une prorogation de six mois de son stage en tant qu'animateur. Toutefois, cette mesure qui était motivée, ainsi qu'il a été dit au point 5, par la nécessité d'évaluer plus précisément les compétences de l'agent, s'est inscrite dans le cadre de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Il en résulte qu'en tout état de cause, M. A n'est pas fondé à soutenir que le syndrome dépressif dont il a souffert entre 2016 et 2019 était imputable au service.

En ce qui concerne la responsabilité sans faute de la commune de Châtillon :

12. En vertu des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite, les fonctionnaires civils de l'Etat qui se trouvent dans l'incapacité permanente de continuer leurs fonctions en raison d'infirmités résultant de blessures ou de maladies contractées ou aggravées en service peuvent être radiés des cadres par anticipation et ont droit au versement d'une rente viagère d'invalidité cumulable avec la pension rémunérant les services. Les articles 36 et 37 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales prévoient, conformément aux prescriptions de l'article L. 556-15 du code général de la fonction publique, des règles comparables au profit des agents tributaires de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales.

13. Ces dispositions déterminent forfaitairement la réparation à laquelle un fonctionnaire victime d'un accident de service ou atteint d'une maladie professionnelle peut prétendre, au titre de l'atteinte qu'il a subie dans son intégrité physique, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font cependant obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui a enduré, du fait de l'accident ou de la maladie, des souffrances physiques ou morales et des préjudices esthétiques ou d'agrément, obtienne de la collectivité qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, distincts de l'atteinte à l'intégrité physique, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la collectivité, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de cette collectivité ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien incombait à celle-ci.

14. En l'espèce, ainsi qu'il a été dit plus haut, le syndrome dépressif dont a souffert M. A entre le 5 janvier 2016 et le 4 janvier 2019 n'a pas été reconnu et n'est, en tout état de cause, pas imputable au service. Par suite, la commune de Châtillon ne saurait être tenue, contrairement à ce que soutient le requérant, de réparer, même en l'absence de faute de sa part, l'ensemble des préjudices ayant résulté, pour l'agent, de cette pathologie.

15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.

Sur les frais d'instance :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Châtillon, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Châtillon tendant à l'application de ces dispositions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Châtillon tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et à la commune de Châtillon.

Délibéré après l'audience du 5 mai 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Signerin-Icre, présidente de chambre,

M. Camenen, président-assesseur,

Mme Bahaj, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2025.

La rapporteure,

C. Bahaj

La présidente,

C. Signerin-Icre

La greffière,

V. Malagoli

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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