jeudi 9 janvier 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE01007 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2022 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il a sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office à l'expiration de ce délai.
Par un jugement n° 2300392 du 11 avril 2023, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 14 mai et 4 août 2023, M. A, représenté par Me Vi Van, avocate, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2022 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il a sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office à l'expiration de ce délai ;
3°) d'enjoindre au préfet compétent de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de l'arrêt à intervenir et de le munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les premiers juges ont commis une erreur de fait en indiquant qu'il n'était pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays ;
- les premiers juges ont insuffisamment motivé leur jugement et n'ont pas sérieusement examiné sa situation en se limitant à citer son contrat de travail alors qu'il fournissait de nombreuses pièces attestant de son activité professionnelle ;
- l'arrêté litigieux est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il indique qu'il n'est pas dépourvu d'attaches à l'étranger alors qu'aucun membre de sa famille ne réside plus en Algérie ; il est insuffisamment motivé dès lors qu'il ne cite pas la convention internationale des droits de l'enfant et n'évoque que partiellement son activité professionnelle ; il n'évoque aucun fait lié à sa situation personnelle s'agissant du pays de destination ; il révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- l'arrêté méconnaît les stipulations de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien et les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il travaille depuis quatre ans et remplit toutes les conditions pour se voir délivrer une carte de séjour " salarié " ; l'arrêté est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions et du pouvoir général d'appréciation du préfet ;
- l'arrêté méconnaît les stipulations du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et viole son droit à mener une vie privée et familiale normale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il vit en France depuis plus de quatre ans et y exerce une activité professionnelle ; son épouse et ses enfants, scolarisés, résident sur le territoire ; il n'a plus aucune attache en Algérie ; pour les mêmes raisons, l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'arrêté méconnaît l'intérêt supérieur de ses enfants, au sens du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ; il est également entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces stipulations ;
- l'arrêté en tant qu'il lui fait obligation de quitter le territoire est entaché, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- l'arrêté en tant qu'il fixe le pays de destination est entaché, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 novembre 2024, le préfet des Yvelines conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Liogier,
- et les observations de Me Vi Van, représentant M. A, présent.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant algérien né le 1er octobre 1981, a fait l'objet d'un arrêté du 21 décembre 2022 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il a sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office à l'expiration de ce délai. Il fait appel du jugement du 11 avril 2023 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la régularité du jugement :
2. D'une part, si M. A reproche aux premiers juges d'avoir commis une erreur de fait, en indiquant qu'il n'était pas dépourvu d'attaches dans son pays et d'avoir insuffisamment examiné sa situation, ces moyens ont trait au bien-fondé du jugement et sont sans incidence sur sa régularité.
3. D'autre part, les premiers juges ont détaillé, au point 5 du jugement, par une motivation suffisante, les raisons pour lesquelles ils écartaient les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'erreur manifeste d'appréciation. La circonstance qu'ils aient, à tort, mentionné que M. A ne produisait que son contrat de travail pour justifier de son insertion professionnelle, relève du bien-fondé du jugement et n'a pas d'incidence sur sa régularité.
4. Par suite, les moyens tirés de l'irrégularité du jugement attaqué ne peuvent qu'être écartés.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
5. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les textes législatifs et conventionnels dont il est fait application, y compris la convention internationale des droits de l'enfant, et expose les motifs qui le fondent, à savoir, notamment, l'absence de visa de long séjour du requérant, la situation irrégulière de son épouse, leur nationalité commune et l'insuffisance de son insertion professionnelle. Contrairement à ce que M. A soutient, s'agissant de sa situation professionnelle, l'arrêté mentionne bien son contrat de travail, ses bulletins de paie et la demande d'autorisation de travail de son employeur, ne révélant ainsi aucun défaut d'examen sur ce point. En ce qui concerne la fixation du pays de destination, le préfet a visé l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a mentionné que M. A était de nationalité algérienne et a mentionné qu'il pourrait être reconduit d'office, le cas échéant, à destination du pays dont il possède la nationalité ou de tout autre pays où il est légalement admissible. M. A pouvait ainsi comprendre l'ensemble des dispositions de l'arrêté et présenter utilement ses observations. En conséquence, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen doivent être écartés.
6. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet n'a commis aucune erreur de fait en mentionnant dans l'arrêté litigieux qu'il n'était pas dépourvu d'attaches à l'étranger dès lors qu'il est constant que les attaches familiales de M. A résident aux États-Unis.
7. En troisième lieu, aux termes du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien visé ci- dessus : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " ". Selon le deuxième alinéa de l'article 9 du même accord : " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (), les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ".
8. M. A ne justifie ni d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, ni du visa de long séjour exigé par les stipulations précitées. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'il remplissait les conditions pour bénéficier de plein droit d'un certificat de résidence sur le fondement du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien.
9. En quatrième lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit qu'une carte de séjour temporaire peut être délivrée à l'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels, dès lors que cet article relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas des modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
10. M. A se prévaut de son insertion professionnelle et de la présence en France de son épouse et de ses deux enfants qui sont scolarisés. Toutefois, M. A est entré sur le territoire avec sa famille le 20 juin 2018, soit quatre ans et demi seulement avant la date de l'arrêté attaqué. S'il ressort des pièces du dossier qu'il exerce depuis juillet 2018 un emploi de couvreur plaquiste sous contrat à durée indéterminée à temps plein, la durée dans cet emploi reste insuffisante pour constituer un motif exceptionnel justifiant la délivrance d'un titre de séjour. Par ailleurs, son épouse, qui est de nationalité algérienne, est en situation irrégulière et le préfet fait valoir, sans être contredit, qu'elle a déjà fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 28 août 2019, qu'elle n'a pas exécutée. En outre, M. A ne fait valoir aucune circonstance particulière qui l'empêcherait de retourner dans son pays d'origine avec son épouse et ses deux enfants, nés en Algérie, pour y poursuivre leur vie familiale, alors qu'ils y ont résidé jusqu'en 2018. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Yvelines aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en rejetant sa demande de titre de séjour dans le cadre de son pouvoir de régularisation, au motif qu'il ne justifiait d'aucune considération humanitaire ou de motif exceptionnel.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de son arrêté sur la situation personnelle de M. A.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1 - Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
14. Comme indiqué au point 10, M. A ne fait état d'aucun obstacle à la poursuite de sa vie familiale dans son pays d'origine avec les membres de sa famille. Ainsi, dès lors que l'arrêté attaqué n'a pas pour effet de séparer le requérant de ses enfants, quand bien même ceux-ci auraient fait des efforts pour s'intégrer en France, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté litigieux aurait méconnu les stipulations précitées de la convention relative aux droits de l'enfant.
15. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que l'arrêté attaqué en tant qu'il refuse de délivrer un titre de séjour à M. A n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté. De même, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité, non fondée, de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la fixation du pays de renvoi doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 17 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Besson-Ledey, présidente,
M. de Miguel, premier conseiller,
Mme Liogier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 janvier 2025.
La rapporteure,
C. LiogierLa présidente,
L. Besson-Ledey
La greffière,
A. Audrain-Foulon
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026