jeudi 7 novembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE01168 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | TOUJAS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, d'une part, d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an et, d'autre part, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou la mention " salarié " dans un délai d'un mois ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le même délai et de le munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour et de travail.
Par un jugement n° 2212250 du 10 mai 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, après avoir admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle, a annulé l'arrêté du 27 juillet 2021 du préfet des Hauts-de-Seine, a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois, a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à son conseil sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, et a rejeté le surplus de sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 31 mai 2023, le préfet des Hauts-de-Seine demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de rejeter les conclusions présentées par M. A devant le tribunal ;
3°) de mettre à la charge de M. A la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- c'est à tort que les premiers juges ont accueilli le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C n'était pas absente ou empêchée lors de la signature de l'arrêté contesté ;
- les autres moyens invoqués par M. A sont infondés pour les motifs exposés dans son mémoire en défense de première instance.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 8 août 2023 et 29 août 2024, M. A, représenté par Me Toujas, avocate, demande à la cour :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de rejeter la requête du préfet des Hauts-de-Seine ;
3°) de confirmer le jugement du tribunal administratif du 10 mai 2023 ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative ou, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à lui verser cette somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- c'est à bon droit que les premiers juges ont estimé que l'arrêté en litige avait été signé par une autorité incompétente, faute pour le préfet d'avoir justifié de l'empêchement de l'autorité ayant délégué sa signature à l'auteur de l'acte ;
- il entend conserver l'entier bénéfice de ses écritures de première instance.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Danielian a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant sénégalais né le 15 décembre 2002, est entré en France en novembre 2018, selon ses déclarations. Par une ordonnance du 6 mars 2019 du juge des enfants du tribunal judiciaire de Nanterre, il a été confié à l'aide sociale à l'enfance puis a bénéficié à l'acquisition de sa majorité du dispositif " contrat jeune majeur ". Il a sollicité le 28 avril 2021 son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 27 juillet 2021, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Le préfet des Hauts-de-Seine fait appel du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 10 mai 2023, ayant annulé l'arrêté en litige, lui ayant enjoint de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois, et ayant mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à son conseil sous réserve de l'admission définitive de M. A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 susvisé : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre M. A à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur le moyen d'annulation retenu par le tribunal :
4. L'arrêté contesté a été signé par Mme E, cheffe du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement, qui disposait d'une délégation de signature consentie par un arrêté n° 2021-044 du préfet des Hauts-de-Seine du 25 juin 2021, régulièrement publié le 29 juin 2021 au recueil des actes administratifs, lui donnant compétence pour signer les décisions de refus de délivrance de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français assortie d'un délai de départ volontaire et d'interdiction de retour sur le territoire français en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, directrice des migrations et de l'intégration. S'il est constant que Mme C était présente le 27 juillet 2021, dès lors qu'elle a signé le courrier daté de ce jour notifiant l'arrêté contesté, cette seule circonstance n'est pas de nature à démontrer que celle-ci n'aurait pas été empêchée lors de la signature de cet arrêté. Par suite, le préfet des Hauts-de-Seine est fondé à soutenir que c'est à tort que les premiers juges ont estimé, pour annuler cet arrêté, que sa signataire n'était pas compétente.
5. Toutefois, il appartient à la cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par M. A devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
Sur les autres moyens invoqués par M. A :
6. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
7. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou de " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
8. Pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. A, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur l'absence de caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, sur la circonstance que l'intéressé ne justifiait pas du suivi d'une formation professionnelle qualifiante depuis au moins six mois et qu'il ne démontrait pas avoir rompu les liens avec sa famille demeurée dans son pays d'origine.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de dix-sept ans et l'âge de dix-huit ans, à la suite d'une ordonnance de placement du juge des enfants du D judiciaire de Nanterre du 6 mars 2019. L'intéressé a, dès son arrivée en France, été scolarisé en classe UPE2A (module d'Alphabétisation et de Pré-professionnalisation) à Clichy, afin de suivre des cours de français, préalable indispensable à l'accomplissement d'une formation qualifiante. Il justifie ensuite d'une inscription au centre de formation " ISS Formation " pour une formation en alternance dans le domaine du nettoyage " Agent de propreté et d'hygiène ", dans le cadre de laquelle il a signé un contrat d'apprentissage d'une durée de 24 mois avec la société INT SERVICES à compter du 9 novembre 2020. Contrairement à ce qu'a estimé le préfet, il ressort des pièces du dossier, notamment du courriel du département et de la plaquette descriptive de la formation, que cet organisme de formation, qui a conclu un partenariat avec le département des Yvelines, dispense des formations qualifiantes de niveau 3, en alternance, dans le secteur du nettoyage, débouchant sur un titre professionnel homologué d' " Agent d'entretien et d'hygiène " correspondant à un certificat d'aptitude professionnelle (CAP). Ce faisant, et nonobstant l'absence de bulletins scolaires en cours d'année, M. A justifie, notamment par une attestation d'assiduité de son professeur, des fiches de paye et un certificat de travail du 1er décembre 2020 au 2 juillet 2021, avoir suivi pendant au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si l'organisme de formation auprès duquel il était inscrit à compter du 9 novembre 2020, et par l'intermédiaire duquel il avait conclu un contrat d'apprentissage, a dû interrompre son activité en juillet 2021 à la suite d'un contrôle de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités des Yvelines ayant conduit cette direction à s'opposer à l'emploi par cet organisme d'apprentis en raison de manquements aux dispositions du code du travail, cette circonstance indépendante de la volonté de M. A, orienté vers cet organisme par sa structure d'accueil, l'Association Le Lien, ne saurait suffire, dans les circonstances de l'espèce, à remettre en cause le caractère réel et sérieux du suivi de ses études. La structure accueillant M. A a ainsi attesté, le 12 juillet 2022, que l'intéressé s'est immédiatement mobilisé pour chercher un nouvel organisme de formation, dans lequel il a pu être inscrit toujours dans une formation d'agent de propreté et d'hygiène à compter du mois de septembre 2021, après avoir signé dès le 28 juin 2021 un nouveau contrat d'apprentissage avec la société 2FCNET pour une durée de 24 mois. Dans son rapport social établi le 4 février 2021, la structure ayant pris en charge M. A depuis son arrivée en France relève que ce dernier, volontaire, sérieux et consciencieux, s'est investi dans l'accompagnement éducatif qui lui a été proposé, suit sa formation avec sérieux et participe activement à la réalisation de son projet professionnel. Enfin, si le préfet a relevé que l'intéressé avait maintenu des contacts avec sa sœur, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que M. A aurait conservé des liens forts et intenses tels qu'ils feraient obstacle à la délivrance d'un titre de séjour, d'autant qu'il a déclaré, dès son arrivée en France, avoir subi des maltraitances de la part du mari de sa sœur. Dans les circonstances particulières de l'espèce, et alors au surplus qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait pris en compte l'avis favorable de la structure d'accueil sur l'insertion de l'intéressé dans la société française, M. A est fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine a méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a commis à cet égard une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité et, par suite, à demander l'annulation du refus de titre de séjour que lui a opposé le préfet mais également, par voie de conséquence, des autres décisions contestées, prises à son encontre.
10. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens, que le préfet des Hauts-de-Seine n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé son arrêté du 27 juillet 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Le présent arrêt, eu égard à ses motifs, implique nécessairement la délivrance à M. A d'une carte de séjour portant la mention " salarié ". Il y a lieu d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le préfet demande au titre des frais d'instance.
13. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Toujas, avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Toujas d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête du préfet des Hauts-de-Seine est rejetée.
Article 3 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt.
Article 4 : Le jugement n° 2212250 du 10 mai 2023 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise est réformé en ce qu'il a de contraire au présent arrêt.
Article 5 : L'État versera à Me Toujas, avocate de M. A, une somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de celui-ci à l'aide juridictionnelle et sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 6 : Le présent arrêt sera notifié au ministre de l'intérieur, au préfet des Hauts-de-Seine, à M. B A et à Me Toujas.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Besson-Ledey, présidente de chambre,
Mme Danielian, présidente-assesseure,
Mme Liogier, première conseillère
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 7 novembre 2024.
La rapporteure,
I. DanielianLa présidente,
L. Besson-LedeyLa greffière,
A. Audrain-FoulonLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,
N°23VE01168
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026