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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-23VE01699

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-23VE01699

jeudi 29 février 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-23VE01699
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Avocat requérantAMSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société nationale des chemins de fer français (SNCF) Réseau a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise de condamner la société Compagnie générale d'environnement de Cergy-Pontoise (CGECP) à régler, à titre provisionnel, la somme de 23 214, 63 euros au titre des redevances d'occupation du domaine public, sauf à parfaire, augmentée des intérêts de droit.

Par une ordonnance n° 2301006 du 6 juillet 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné la société CGECP à verser à la SNCF Réseau une provision de 23 214,63 euros au titre des redevances et indemnités d'occupation du domaine public, de l'indexation, des frais d'établissement et de gestion du dossier, du dépôt de garantie ainsi que de la refacturation des impôts, des taxes et charges, assortie des intérêts au taux légal à compter du 23 décembre 2022.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, deux mémoires et des pièces complémentaires, enregistrés les 21 juillet 2023, 30 octobre 2023, 11 janvier 2024 et 21 février 2024, la société CGECP, représentée Me Frêche et Me de Moustier, avocats, demande à la Cour :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) de rejeter la demande de provision présentée par la SNCF Réseau ;

3°) de mettre à la charge de la SNCF Réseau la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'ordonnance est irrégulière en ce que le juge des référés ne lui a fixé aucun délai de réponse lors de la notification de la requête de la SNCF Réseau ;

- elle s'est déjà acquittée de plusieurs sommes auprès de la SNCF Réseau de sorte que l'obligation dont elle se prévaut apparaît sérieusement contestable.

Par trois mémoires en défense, enregistrés le 24 octobre 2023, le 20 décembre 2023 et le 2 février 2024, la SNCF Réseau, représentée par Me Amson, avocat, demande à la cour :

1°) de réformer l'ordonnance de première instance en condamnant la société CGECP à lui verser une provision de 20 003,4 euros, augmentée des intérêts de droit ;

2°) par la voie de l'appel incident, de condamner la société CGECP aux entiers dépens de l'instance, en incluant notamment le coût du commandement de payer délivré le 23 décembre 2022, soit 219,96 euros ;

3°) et de mettre à la charge de la société CGECP la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'examen du relevé de compte locataire actualisé montre effectivement qu'une somme de 2 022,82 euros a été réglée par la société CGECP postérieurement au dépôt de sa requête introductive d'instance ;

- le règlement de la période d'occupation du domaine public ferroviaire allant du 1er mai 2016 au 30 avril 2017 a effectivement été réclamée à deux reprises, de sorte qu'elle a émis un avoir d'un montant de 1 188,41 euros au bénéfice de la société CGECP ;

- les autres moyens soulevés par la société CGECP ne sont pas fondés.

Par une lettre du 15 février 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt à intervenir est susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées par la SNCF Réseau en appel relatives à la condamnation de la société CGECP aux entiers dépens "en incluant notamment le coût du commandement de payer délivré le 23 décembre 2022, soit la somme de 219,96 euros", au motif qu'elles sont nouvelles en appel.

Par un mémoire enregistré le 20 février 2023, la SNCF Réseau a présenté des observations en réponse à ce moyen relevé d'office.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président de la Cour a désigné M. A, premier vice-président, comme juge des référés en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 5 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 février 2024, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. La SNCF Réseau a, par trois conventions datées du 23 décembre 1995, autorisé la société CGECP à occuper plusieurs dépendances du domaine public ferroviaire pour établir des canalisations d'eau aérienne surchauffée à 185 degrés, situées sur le territoire de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise). La SNCF Réseau a adressé à la société CGECP un commandement de payer la somme de 24 265, 20 euros au titre des redevances impayées le 23 décembre 2022. La société CGECP fait appel de l'ordonnance du 6 juillet 2023 par laquelle le tribunal administratif de Cergy-Pontoise l'a condamnée à verser à la SNCF Réseau une provision de 23 214,63 euros au titre des redevances et indemnités d'occupation du domaine public, de l'indexation, des frais d'établissement et de gestion du dossier, du dépôt de garantie, ainsi que de la refacturation des impôts, des taxes et charges, assortie des intérêts au taux légal à compter du 23 décembre 2022.

Sur la régularité de l'ordonnance attaquée :

2. Aux termes de l'article R. 541-2 du code de justice administrative : " Notification de la requête présentée au juge des référés est immédiatement faite au défendeur éventuel, avec fixation d'un délai de réponse ".

3. Si le juge des référés n'est pas tenu de compléter l'instruction écrite par la tenue d'une audience, il doit s'assurer du caractère contradictoire de la procédure. Ainsi, les exigences de la contradiction sont méconnues dès lors que, d'une part, l'indication portée dans la communication de la requête ne permet pas au défendeur, en l'absence de date déterminée, de connaître le délai dans lequel il est autorisé à produire d'éventuelles observations et que, d'autre part, en l'absence d'audience, il n'a pas été mis en mesure d'exposer éventuellement celles-ci avant que le juge ne statue.

4. Il résulte de l'instruction que la requête introductive d'instance de SNCF Réseau a été notifiée à la société CGECP le 1er février 2023 et que le greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise l'a invitée à présenter ses observations " dans les meilleurs délais ". Dès lors, et nonobstant le fait que l'ordonnance attaquée ait été rendue le 6 juillet 2023, soit cinq mois après la notification de la requête introductive d'instance, la société CGECP n'a pas été préalablement informée du délai dont elle disposait effectivement pour produire ses observations et, en l'absence d'audience, elle n'a pas été mise en mesure d'exposer éventuellement celles-ci avant que le juge ne statue. L'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise est pour ce motif irrégulière. Par suite, elle doit être annulée.

5. Il y a lieu de statuer, par la voie de l'évocation, sur la demande de provision présentée par la SNCF Réseau devant le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

Sur la demande de provision :

6. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".

7. Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui paraît revêtir un caractère de certitude suffisant.

8. Aux termes de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L.1 donne lieu au paiement d'une redevance () ".

9. En premier lieu, si la SNCF Réseau fait valoir que la société CGECP s'est acquittée, au titre de la première convention, d'une somme de 2 022,82 euros, elle affirme que celle-ci lui est toujours redevable d'une somme d'un montant total de 3 218,86 euros pour son occupation du domaine public ferroviaire au titre des périodes allant du 1er mai 2013 au 30 avril 2016 et du 1er mai 2016 au 30 avril 2019. Il résulte de l'instruction que, contrairement à ce que soutient la société CGECP, elle ne justifie pas du paiement de cette somme, ni par la production d'un relevé de compte bancaire du mois de février 2023, qui ne mentionne aucune des sommes correspondantes, ni par celle d'éléments comptables internes à la société, dont la valeur probante est insuffisante. Par suite, la créance d'un montant de 3 218,86 euros dont est redevable la société CGECP au titre de l'application de cette convention n'est pas sérieusement contestable.

10. En deuxième lieu, la SNCF Réseau affirme que la société CGECP ne s'est pas acquittée d'une somme de 2 561,77 euros au titre de la deuxième convention, pour son occupation du domaine public ferroviaire au titre de la période allant du 1er mai 2016 au 30 avril 2019. Pour établir ce paiement, la société CGECP produit, un relevé bancaire du mois de septembre 2017, une attestation de deux virements SEPA réalisés le 12 septembre 2017 et un tableau comptable qu'elle a elle-même réalisé. Toutefois, en se bornant à soutenir que le montant de cette créance se déduit d'une somme de 9 203,33 euros qu'elle a versée à la SNCF Réseau le 12 septembre 2017 correspondant au paiement de deux factures, celle dont le paiement est réclamé par la SNCF Réseau, d'un montant de 2 561,77 euros (facture n° 04390/00001/0014418/16002719), et une autre, d'un montant de 6 641,56 euros (facture n° 1700318), qu'elle aurait déjà réglée mais dont elle ne produit pas la copie, que cette même somme fait partie d'un virement plus global d'un montant de 140 742,09 euros et, enfin, que les liens entre ces différentes sommes ressortent d'un document comptable dont elle est la seule auteure, la société CGECP ne conteste pas sérieusement la créance invoquée par la SNCF Réseau. Par suite, cette créance d'un montant de 2 561,77 euros dont est redevable la société CGECP au titre de l'application de la deuxième convention n'est pas sérieusement contestable.

11. En troisième lieu, s'agissant de la créance relative aux redevances impayées au titre de la troisième convention du 22 décembre 1985, initialement fixée à la somme totale de 7 219,13 euros, la SNCF Réseau reconnaît qu'une partie de cette somme a déjà été payée par la société CGECP à hauteur de 1 188,41 euros. Si la société requérante conteste, dans son dernier mémoire, le calcul du montant de l'avoir d'un montant de 1 188,41 euros qui lui a été accordé par la SNCF Réseau au motif qu'il serait " peu clair " et ne " semble pas avoir pour effet de compenser l'intégralité de la facture en doublon ", elle n'assortit ses allégations d'aucun élément permettant d'en apprécier le bien-fondé Par ailleurs, si elle soutient que la SNCF Réseau aurait renoncé à une partie de la créance restante pour un montant de 3 653,91 euros, il résulte de l'instruction qu'elle se borne à produire un échange de mail avec la société Nexity, agence de location-gérance, dont il résulte que la " facture de 2014 à 2017 [aurait] été annulée ", sans établir par un acte quelconque la volonté du propriétaire de renoncer, sans équivoque, à cette créance. La société CGECP produit cependant une attestation établissant l'existence d'un virement SEPA réalisé le 12 septembre 2017 pour un montant de 3 565,22 euros se rapportant à cette créance. Dans ces conditions, le montant de l'obligation non sérieusement contestable dont peut se prévaloir la SNCF Réseau au titre de l'application de la troisième convention doit être fixé à la somme de 2 465,5 euros.

12. En quatrième lieu, la SNCF Réseau soutient que la société CGECP est débitrice d'une somme de 8 192,03 euros au titre de redevances impayées postérieurement au 1er février 2022 et dont elle est redevable, au titre des trois conventions, pour la période allant du 1er mai 2022 au 30 avril 2025. Il résulte de l'instruction que la concession de service public relative au traitement et à la valorisation des déchets de l'agglomération de Cergy-Pontoise, dont la société CGECP était titulaire, a été confiée au sociétés Paprec France et Inova Operations par la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise (CACP) à compter du 1er février 2022. En outre, elle fait valoir sans être contestée que ces nouveaux concessionnaires ont repris la gestion et l'exploitation des canalisations, objet des trois conventions d'occupation du domaine public ferroviaire, à compter du 1er février 2022, de sorte qu'elle ne peut plus être regardée comme occupant ce domaine à compter de cette date. Par ailleurs, la société requérante produit, d'une part, un courrier du 19 novembre 2021 de la CACP, qui renvoie à un courrier antérieur du 14 septembre 2021 par lequel elle a informé le gérant de la SAS Generis, dont la société CGECP est une filiale, de son choix de ne pas la reconduire comme concessionnaire et, d'autre part, un courrier du 25 mars 2022 par lequel la société Veolia a informé la société Nexity Property Management, mandataire de la SNCF Réseau, du changement de titulaire du marché à compter du 1er février 2022. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'article 6 des trois conventions qu'elle a signées avec la SNCF Réseau dispose que " le permissionnaire pourra renoncer à toute époque à la présente convention, à charge pour lui d'en aviser la SNCF trois mois à l'avance par lettre recommandée ". Or, la société CGECP, qui n'établit pas avoir cessé son occupation du domaine public ferroviaire à compter du 1er février 2022, était en capacité d'informer directement la SNCF Réseau du changement de titulaire au moins trois mois avant la fin de la concession. Et la communication de cette information par la société Veolia, au demeurant postérieure au 1er février 2022, n'a pas eu pour effet de la libérer de ses obligations contractuelles. Au surplus, elle n'établit pas l'existence d'un lien de causalité entre le changement de titulaire de la concession de service public relative au traitement et à la valorisation des déchets de l'agglomération de Cergy-Pontoise et l'occupation du domaine public ferroviaire au titre des trois conventions du 23 décembre 1995 conclus avec la SNCF Réseau. Par suite, la créance d'un montant de 8 192,03 euros dont est redevable la société CGECP au titre de l'occupation du domaine public ferroviaire pour la période postérieure au 1er février 2022 n'est pas sérieusement contestable.

13. Il résulte de tout ce qui précède que le montant de l'obligation non sérieusement contestable de la société CGECP s'élève à la somme totale de 16 438,16 euros.

Sur les intérêts moratoires :

14. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires dus en application de l'article 1153 du code civil courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.

15. La SNCF Réseau a droit aux intérêts au taux légal sur les sommes que la société CGECP est condamnées à lui verser, à compter du 23 décembre 2022, date de réception de sa demande indemnitaire préalable.

Sur les frais liés au litige :

16. En premier lieu, aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".

17. Il résulte de l'instruction que le commandement de payer adressé par la SNCF Réseau à la société CGECP le 23 décembre 2022 lui a coûté la somme de 219,96 euros. Ainsi, et alors que la SNCF Réseau ne fait état d'aucun autre dépens, il y a lieu de mettre cette somme à la charge de la société CGECP, qui est la partie perdante.

18. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la société CGECP soit mise à la charge de la SNCF Réseau, qui n'est pas la partie perdante. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société CGECP la somme de 1 500 euros à verser à la SNCF Réseau au titre des frais exposés par celle-ci et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : L'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise n° 2301006 du 6 juillet 2023 est annulée.

Article 2 : La société Compagnie générale d'environnement de Cergy-Pontoise (CGECP) est condamnée à verser à la SNCF Réseau une provision totale de 16 438,16 euros au titre des redevances et indemnités d'occupation du domaine public, de l'indexation, des frais d'établissement et de gestion du dossier, du dépôt de garantie ainsi que de la refacturation des impôts, des taxes et charges. Cette somme portera intérêt au taux légal à compter du 23 décembre 2022.

Article 3 : Les dépens, fixés à la somme totale de 219,96 euros, sont mis à la charge de la société Compagnie générale d'environnement.

Article 4 : La société Compagnie générale d'environnement de Cergy-Pontoise versera à SNCF Réseau la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la SNCF Réseau est rejeté.

Article 6 : Le présent arrêt sera notifié à l'établissement public SNCF Réseau et à la société Compagnie générale d'environnement Cergy-Pontoise.

Fait à Versailles, le 29 février 2024.

Le premier vice-président de la Cour,

président de la 2ème chambre,

B. A

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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