jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE01749 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | LE BAUT;SANCHEZ |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. J et Mme L K, M. F et Mme I E, M. U R, M. M et Mme H P, M. C S, Mme G O, M. et Mme C B, Mme N T, M. et Mme V A, et Mme Q D ont demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 9 mars 2022 par lequel le maire de la commune des Essarts-le-Roi a délivré à la SA Domnis un permis de construire en vue de la réalisation de 22 logements sociaux pour une surface de plancher totale de 1 391,20 mètres carrés et les décisions du 24 mai 2022 par lesquels leurs recours gracieux formés contre cet arrêté ont été rejetés et de mettre à la charge de la commune des Essarts-le-Roi la somme de 5 000 euros à leur verser au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2205896 du 27 juin 2023, le tribunal administratif de Versailles a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 juillet 2023 et 26 mars 2024, M. et Mme K et autres, représentés par Me Pitti-Ferrandi, avocat, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, cet arrêté du 9 mars 2022 du maire de la commune des Essarts-le-roi et les décisions portant rejet de leurs recours gracieux du 24 mai 2022 ;
3°) de mettre à la charge de la commune des Essarts-le-Roi et à la SA Domnis une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les premiers juges ont commis une erreur d'appréciation en écartant le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 1 AU1.3 du règlement du plan local d'urbanisme en ce que les dispositions ne relevaient pas du champ d'application du permis de construire mais celui du permis d'aménager ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article 1 AU1.3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le dossier du permis de construire ne comporte aucun élément permettant d'identifier l'existence d'une mutualisation des accès ;
- les premiers juges ont également commis une erreur d'appréciation en considérant que le projet s'intégrait de manière harmonieuse dans son environnement ;
- le projet porte une atteinte considérable à l'intérêt et au caractère des lieux dans lesquels il s'insère en méconnaissance des dispositions de l'article 1 AU1.11 de ce règlement ;
- les premiers juges ont entaché leur jugement d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation en considérant que l'article 1 AU1.11 de ce règlement n'imposait pas une végétalisation intégrale des toitures terrasses ;
- ils ont également entaché leur jugement d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation en considérant que les clôtures seraient végétalisées conformément à l'article 1 AU1.11 de ce règlement, alors que le pétitionnaire ne prévoit l'utilisation que d'une seule espèce végétale ;
- ils ont enfin entaché leur jugement d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation en considérant que le projet était compatible avec l'OAP n° 3 " Site Château d'eau " ;
- l'appel incident formé par la société SA Domnis doit être rejeté.
Par deux mémoires, enregistrés les 11 octobre 2023 et 5 juin 2024, la SA Domnis, représentée par Me Belet-Cessac, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 6 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête d'appel est irrecevable ;
- l'intervention de l'association " Jade " est irrecevable ; elle n'a pas présenté un mémoire distinct pour intervenir dans la procédure ; elle avait la qualité de partie en première instance et ainsi la qualité de faire appel ; elle ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- les requérants ne justifient pas de l'occupation régulière de leurs propriétés en méconnaissance de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme ;
- ils ne justifient pas d'un intérêt à agir en méconnaissance de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- M. R ne justifie pas lui avoir notifié le recours gracieux préalablement à l'exercice du recours contentieux, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- c'est à bon droit que les premiers juges ont écarté le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 1 AU1.3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le dossier de demande de permis de construire comporte l'ensemble des pièces nécessaire ;
- le projet ne porte pas atteinte à l'article 1Ui 11 du PLU ;
- il n'est pas incompatible avec l'OAP n° 3 " Site Château d'eau ".
Par un mémoire en défense, enregistré, le 29 janvier 2024, la commune des Essarts-le-Roi, représentée par Me Le Baut, avocat conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 2 400 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'intervention de l'association " Jade " est irrecevable ;
- c'est à bon droit que les premiers juges ont considéré que le projet n'était pas incompatible avec l'OAP n° 3 " Site Château d'eau " ;
- le projet ne porte pas atteinte à l'article 1AUi 11 du règlement du PLU.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pilven,
- les conclusions de Mme Villette, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Morel substituant Me Pitti-Ferrandi pour M. et Mme K et autres, de Me Le Baut pour la commune des Essarts-le-Roi et de Me Baudinaud pour la société Domnis.
Une note en délibéré, enregistrée le 19 juin 2024, a été produite pour la société Domnis.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 9 mars 2022, le maire de la commune des Essarts-le-Roi a délivré un permis de construire en vue de l'édification de 22 logements à la SA Domnis. M. J et Mme L K ainsi que d'autres riverains du projet ont formé des recours gracieux contre cet arrêté. Par des décisions du 24 mai 2022, le maire des Essarts-le-Roi a rejeté l'ensemble des recours gracieux. Ils relèvent appel du jugement du 27 juin 2023 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté leurs demandes d'annulation de l'arrêté du 9 mars 2022 et des décisions du 24 mai 2022.
Sur l'intervention de l'association JADE :
2. Aux termes de l'article R. 632-1 du code de justice administrative : " L'intervention est formée par mémoire distinct ().
3. L'intervention de l'association JADE, au soutien de la requête, n'a pas présentée par mémoire distinct et doit donc être écartée comme irrecevable.
Sur la régularité du jugement attaqué :
4. Hormis le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s'imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d'une irrégularité, il appartient au juge d'appel, non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis, mais de se prononcer directement sur les moyens dirigés contre la décision administrative contestée dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. M. et Mme K et autres ne peuvent donc utilement se prévaloir d'erreurs de droit ou d'appréciation qu'auraient commises les premiers juges pour demander l'annulation du jugement attaqué.
Sur le bien-fondé du jugement attaqué :
En ce qui concerne la méconnaissance du règlement de la zone 1Aui du plan local d'urbanisme :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 1AUi 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune des Essarts le Roi, relatif aux conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et d'accès aux voies ouvertes au public : " 3.2. Conditions d'accès aux voies / Pour les constructions situées en premier rang, par rapport à la voie principale de desserte, tout accès à une voie publique ou privée doit avoir une largeur minimale de 2,50m. / Pour les constructions situées au-delà du premier rang, par rapport à la voie principale de desserte, tout accès à une voie publique ou privée doit avoir une largeur minimale de 3,50m. / Lorsqu'un terrain est riverain de deux ou plusieurs voies, l'accès, sur celle(s) de ces voies, qui peut présenter une gêne pour la circulation peut être interdit / Dans tous les cas, la mutualisation des accès devra être recherchée "
6. Les requérants soutiennent que le dossier de demande de permis de construire ne comporte aucune mutualisation des accès entre les différentes parcelles du lotissement. Toutefois, les prescriptions précitées n'ont pas vocation à s'appliquer aux modalités d'organisation du lotissement mais au seul accès au terrain. En l'espèce, le projet litigieux comporte un seul accès, prévu pour l'ensemble du lotissement, qui se prolonge pour desservir un parking sous-terrain. Par ailleurs, si les requérants se prévalent de la modification du plan local d'urbanisme initiée en juin 2022, cette modification est postérieure à la demande de permis de construire formée par la société Domnis, de sorte que ce moyen est inopérant. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le permis de construire méconnaît les dispositions précitées, ni que le dossier joint au permis de construire serait incomplet sur ce point.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 1AUi.11 du règlement du PLU relatif à l'aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords : " 11.1. Dispositions générales / Les travaux d'extension et de réhabilitation devront se faire dans le respect des matériaux utilisés et du style de l'époque de la construction principale. / Il sera demandé une réfection des bâtiments anciens à l'identique pour éviter l'apparition de matériaux inadaptés ou d'éléments standards incompatibles avec l'architecture traditionnelle locale ou avec les matériaux anciens de construction et qui auraient pour finalité de dénaturer leur aspect typique. / Les architectures étrangères à la région ou empreintes aux architectures extra régionales sont interdites, et à plus forte raison extra nationales. / Le permis de construire pourra être refusé ou n'être accordé que sous réserve du respect de prescriptions spéciales, si les constructions par leur situation, leur architecture, leur aspect extérieur ou leurs dimensions sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants. / Les créations architecturales contemporaines sont autorisées sous réserve que le parti d'aménagement soit assumé et qu'il s'insère dans son environnement par l'utilisation de formes et/ou de matériaux s'inspirant de l'architecture régionale (). / 11.3. Toitures / Les toitures constituent la cinquième façade de la construction : elles doivent donc avant tout assurer un bon couronnement de la construction et être en harmonie avec les constructions voisines de par leurs formes, leurs couleurs ou leurs matériaux. Elles font partie intégrante du projet architectural. L'utilisation de l'ardoise et de la tuile doit être privilégiée. () Toutefois, les toitures terrasses sont autorisées à condition d'être végétalisées. / Par ailleurs, la pente peut être ramenée à 30° pour les constructions non destinées à l'habitat (). / 11.6. Clôtures / En bordure des emprises publiques : / Les clôtures devront être composées de végétaux d'essences variées et locales, favorables au déplacement des espèces "
8. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est situé en zone AU, identifiée comme zone d'urbanisation future destinée prioritairement à l'habitat, sur laquelle se sont implantées, ces dernières années, des constructions nouvelles, composées majoritairement de maisons individuelles, d'une architecture contemporaine de type R+1. En l'espèce, le projet litigieux, eu égard notamment à son aspect extérieur, s'insère dans le paysage urbain qui l'entoure. Si les requérants soutiennent que les dimensions du projet sont en rupture avec le côté pavillonnaire du secteur, les différents logements du lotissement présentent toutefois une configuration qui est voisine de celle des constructions situées à proximité. Par ailleurs, le projet litigieux n'a pas vocation à s'insérer directement dans cette zone pavillonnaire, ni d'ailleurs comme le soutiennent les requérants en lisière de la zone agricole, mais le long des axes structurant la voirie. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le permis de construire en litige méconnaît les dispositions précitées de l'article 1AUi 11.1 du règlement du PLU sur ce point.
9. Par ailleurs, les requérants ne peuvent utilement soutenir qu'en ne prévoyant qu'une végétalisation partielle des toitures terrasses, le projet litigieux méconnaît l'article 1 Aui 11.3 du règlement du PLU dès lors que cet article ne tend pas à imposer une végétalisation intégrale de ces toitures terrasses, qui en l'espèce, ont vocation également à être utiliser pour accéder aux logements situés au R+1. Par suite, ce moyen doit être écarté.
10. Enfin, il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire qu'il est prévu l'implantation de clôtures végétalisées sous la forme d'une haie composée de strates arbustives et arborées de charmilles mais aussi, comme le précise la note sur la réalisation des haies comprise dans la notice architecturale du permis de construire, d'autres espèces comme le laurier tin, le noisetier commun, le cornouiller mâle, le houx, le fusain d'Europe, le viorne lantane ou le troène commun. Dès lors, la clôture végétalisée, composée de ces différentes espèces, ne méconnaît pas les dispositions précitées de l'article 1AUi 11.6 du règlement du PLU. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance des orientations d'aménagement et de programmation du plan local d'urbanisme :
11. Une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs.
12. En premier lieu, aux termes de l'OAP n° 3 : " Secteur d'habitat / Des constructions destinées à l'habitat devront être crées afin de participer au renouvellement de l'offre de logements sur la commune. / Une densité de l'ordre de 25 logements à l'hectare sera recherchée. / En outre, afin de favoriser la mixité sociale, les opérations de plus de 10 logements devront comporter au moins 20 % de logements sociaux "
13. Si les requérants soutiennent qu'en prévoyant la réalisation de 22 logements sur une parcelle de 3 891 mètres carrés le projet litigieux serait incompatible avec l'objet fixé par l'OAP n° 3 précitée, l'appréciation de ces dispositions ne doit toutefois pas se faire au seul niveau de la parcelle d'assiette du projet, mais doit être envisagée sur l'ensemble de la zone. Par suite, le projet ne saurait être regardé comme étant incompatible avec cette orientation.
14. En deuxième lieu, aux terme de l'OAP n° 3 " Pour les petits collectifs, les formes architecturales seront à imaginer, voire innovantes, de manière à optimiser le foncier tout en respectant l'approche qualitative d'entrée de ville et le traitement des transitions entre l'urbanisation et la lisière agricole, comme par exemple : / L'implantation des constructions sous forme de courée de ferme, en " L " ou en " U ", sera recherchée afin de constituer des cœurs d'îlots verts au sein même des espaces bâtis. Néanmoins, la nécessité de limiter les ombres portées entre les bâtiments devra être prise en compte / Par ailleurs, compte-tenu de la situation en entrée de ville, une attention particulière devra être portée sur l'insertion paysagère des constructions, notamment en lisière de la zone agricole "
15. Il ressort des pièces des plans de masse joints au dossier de permis de construire attaqué que, contrairement à ce que soutiennent les requérants, et alors qu'il s'agit que d'une simple recommandation, le projet litigieux prévoit une implantation des logements sous la forme d'une succession de constructions en U, constituant des décrochés qui atténuent la masse du bâtiment. Par suite, le projet autorisé n'est pas incompatible avec les mentions de l'OAP n°3 mentionnées au point précédent.
16. En dernier lieu, aux termes de l'OAP n° 3 : " Les formes de constructions favorables à l'utilisation des énergies renouvelables et aux économies d'énergie seront privilégiées. / L'orientation du bâti devra être déterminée pour optimiser l'exposition des bâtiments à la lumière naturelle et aux expositions sud. / Pour favoriser les économies d'énergie, la volumétrie et la typologie des bâtiments favoriseront des formes compactes et simples. / La création de logements traversant, à minima bi-orientés, devra être recherchée. / Les façades principales des maisons individuelles ou groupées devront être de préférence orientées vers le sud ".
17. Si les requérants font grief au projet autorisé de ne contenir aucun élément relatif à l'utilisation des énergie renouvelables, l'objet fixé par l'OAP n° 3 quant aux énergies renouvelables est toutefois relatif aux formes des constructions. En l'espèce, le projet prévoit, contrairement à ce que soutiennent les requérants, une orientation principalement Sud-Est/Sud-Ouest des façades, ouverture vers l'extérieur des bâtiments, permettant l'implantation de panneaux solaires. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet autorisé serait incompatible avec les mentions de l'OAP n°3 mentionnées au point précédent.
18. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune des Essarts-le-Roi et la SA Domnis, que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que les premiers juges ont rejeté sa demande tendant à annuler le permis de construire délivré le 9 mars 2022 par le maire de la commune des Essarts-le-Roi à la SA Domnis, et les décisions du 24 mai 2022 par lesquelles leurs recours gracieux ont été rejetés.
19. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par M. et Mme K et autres tendant à l'annulation du jugement n° 2205896 du tribunal administratif de Versailles du 27 juin 2023.
Sur les frais liés au litige :
20. La commune des Essarts-le-Roi et la SA Domnis n'étant pas les parties perdantes, les conclusions de M. et Mme K et autres tendant à ce qu'une somme soit mise à leur charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre une somme de 1 500 euros à la charge de M. et Mme K et autres à verser à la commune des Essart-le-Roi et à la SA Domnis au titre des mêmes dispositions.
DÉCIDE :
Article 1er : L'intervention de l'association JADE n'est pas admise.
Article 2 : La requête présentée par M. et Mme K et autres est rejetée.
Article 3 : Les requérants verseront une somme de 1 500 euros à la commune des Essarts-le-Roi et une somme de 1 500 euros à la SA Domnis au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. J et Mme L K, en leur qualité de représentant unique, à la commune des Essarts-le-Roi et à la SA Domnis.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Albertini, président de chambre,
M. Pilven, président-assesseur,
Mme Florent, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.
Le rapporteur,
J-E PILVENLe président,
P.-L. ALBERTINILa greffière,
F. PETIT-GALLAND
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
La greffière,00
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026