LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-23VE01795

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-23VE01795

jeudi 21 décembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-23VE01795
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème Chambre
Avocat requérantABEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C B a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 20 février 2023 par lequel le préfet des Yvelines a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination à destination duquel il était susceptible d'être renvoyé d'office.

Par un jugement n° 2302357 du 27 juillet 2023, le tribunal administratif de Versailles a annulé cet arrêté, a enjoint au préfet des Yvelines ou au préfet territorialement compétent, de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention " salarié " dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour et, enfin, a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Procédures devant la cour :

I°) Par une requête, enregistrée sous le n° 23VE01795 le 2 août 2023, le préfet des Yvelines demande à la cour d'annuler ce jugement et de rejeter la demande présentée par M. B devant le tribunal administratif de Versailles.

Il soutient que :

- M. B ne remplissait pas les conditions pour obtenir un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, dès lors qu'il n'avait produit ni certificat médical d'aptitude, ni contrat de travail visé par les services de la main-d'œuvre étrangère ;

- il a travaillé pendant près de quatre ans comme plombier sous couvert d'une fausse carte d'identité française, ce qui constitue une fraude ; il a été formé dans son pays d'origine, où il a travaillé comme plombier avant de rejoindre la France ; il ne justifie d'aucun lien personnel sur le territoire ; il ne peut ainsi se prévaloir de circonstances exceptionnelles justifiant la délivrance d'un titre de séjour et exigeant qu'il fasse usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, contrairement à ce qu'ont estimé les premiers juges.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2023, M. B, représenté par Me Abel, avocat, conclut au rejet de la requête, à la confirmation du jugement et à ce que soit mise à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- il n'a utilisé une carte d'identité frauduleuse que pour travailler et subvenir à ses besoins ; cela ne constitue pas une menace à l'ordre public ; le préfet a été déloyal en lui demandant de remettre cette carte et en lui promettant qu'il n'y aurait pas de conséquences, alors que l'arrêté litige est fondé principalement sur ce motif ;

- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie d'une présence de huit ans et d'un travail sous contrat à durée indéterminée depuis 2018 ;

- elle viole son droit à mener une vie privée et familiale normale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire est entachée, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de cette décision sur sa vie personnelle ;

- les décisions portant délai de départ volontaire et fixant le pays de destination sont entachées, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire.

II°) Par une requête, enregistrée sous le n° 23VE01797 le 2 août 2023, le préfet des Yvelines demande à la cour de prononcer le sursis à exécution du jugement n° 2302357 du 27 juillet 2023 du tribunal administratif de Versailles.

Il soutient, par les mêmes moyens que ceux développés sous la requête n° 23VE01795, que M. B ne pouvait pas se voir délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien et qu'il n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Les dispositions de l'article R. 811-15 du code de justice administrative trouvent à s'appliquer au regard de l'existence d'un moyen propre à justifier l'infirmation de la solution retenue par les premiers juges, ainsi que le rejet des conclusions à fin d'annulation.

La requête a été communiquée à M. B qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Liogier a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, ressortissant tunisien né le 16 juillet 1992, a fait l'objet d'un arrêté du 20 février 2023, par lequel le préfet des Yvelines lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il était susceptible d'être reconduit. Le préfet fait appel du jugement du 27 juillet 2023 par lequel le tribunal administratif de Versailles a annulé cet arrêté, lui a enjoint de lui délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention " salarié " dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour et, enfin, a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur la jonction :

2. Les requêtes mentionnées ci-dessus n° 23VE01795 et n° 23VE01797 sont dirigées contre le même jugement et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour qu'elles fassent l'objet d'un même arrêt.

Sur la requête n° 23VE01795 :

3. Aux termes de l'article 3 de l'article franco-tunisien : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an et renouvelable et portant la mention " salarié " ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ". Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte mais est simplement relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée, et il fixe ainsi, notamment, les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien, au sens de l'article 11 de cet accord. Toutefois, si l'accord franco-tunisien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

4. Pour annuler l'arrêté du 20 février 2023, les premiers juges ont considéré que le préfet des Yvelines avait commis une erreur manifeste d'appréciation dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, en refusant de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention " salarié " compte tenu de la durée de son séjour en France et de son intégration sociale et professionnelle,

5. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B déclare être arrivé en France au début de l'année 2015, mais n'en justifie, de façon suffisamment probante, qu'à compter de l'été 2015, soit une présence d'un peu moins de huit ans à la date de la décision attaquée. S'il est constant qu'il a travaillé comme plombier pour une première société, de janvier 2018 à mars 2021, puis auprès d'une seconde société dans le cadre d'un autre contrat à durée indéterminée, il a toutefois exercé ces emplois moins de quatre ans à la date de la décision attaquée, sans autorisation de travail et grâce à une fausse carte d'identité française qu'il avait achetée, faits pour lesquels il est poursuivi pénalement. Dans ces conditions, le préfet des Yvelines est fondé à soutenir que c'est à tort que, pour annuler son arrêté, le tribunal administratif de Versailles s'est fondé sur le moyen tiré de ce qu'en refusant à M. B une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", il aurait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation.

6. Il appartient à la cour, saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par M. B devant le tribunal administratif et en appel.

7. En premier lieu, par un arrêté n° 78-2023-01-30-00001 du 30 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs, le préfet des Yvelines a donné délégation à M. A D, directeur des migrations, pour signer tous arrêtés en toutes matières ressortissant à ses attributions. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte ne peut qu'être écarté.

8. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise les textes législatifs et conventionnels dont il est fait application et expose les motifs qui le fondent et les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. B, le préfet n'étant pas tenu de détailler l'ensemble des éléments ayant été portés à sa connaissance. M. B pouvait ainsi utilement présenter ses observations et le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, qui ne dépend pas du bien-fondé des motifs retenus, doit être écarté.

9. En troisième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 3. du présent arrêt, l'accord franco-tunisien traitant déjà des cas de délivrance d'un titre de séjour au titre d'une activité salariée, M. B ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au titre de son activité salariée et ce moyen doit être écarté.

10. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. B est célibataire, sans charge de famille et l'ensemble de ses attaches familiales se situent dans son pays d'origine. S'il fait valoir qu'il a d'importantes attaches amicales en France, il n'en justifie pas, en se limitant à produire trois attestations de connaissances, rédigées dans des termes peu circonstanciés, voire identiques. En conséquence, et eu égard aux autres motifs exposés au point 5, en édictant l'arrêté attaqué, le préfet des Yvelines n'a pas porté atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B de façon disproportionnée au regard des buts poursuivis par cet arrêté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, l'arrêté litigieux n'est entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation.

12. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que l'arrêté attaqué en tant qu'il refuse de délivrer un titre de séjour à M. B n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français n'est pas fondé et doit être écarté. En conséquence, le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français à l'encontre des décisions portant délai de départ volontaire et fixation du pays de destination ne peut également qu'être écarté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que le préfet des Yvelines est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Versailles a annulé son arrêté du 20 février 2023, lui a enjoint de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention " salarié " dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour et, enfin, a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'État, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. B la somme qu'il réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

Sur la requête n° 23VE01797 :

15. La cour statuant par le présent arrêt sur les conclusions de la requête n° 23VE01795 du préfet des Yvelines tendant à l'annulation du jugement attaqué, les conclusions de sa requête n° 23VE01797 tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de ce même jugement sont privées d'objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.

DÉCIDE :

Article 1er : Le jugement n° 2302357 du 27 juillet 2023 du tribunal administratif de Versailles est annulé.

Article 2 : La demande présentée par M. B devant le tribunal administratif de Versailles est rejetée.

Article 3 : Les conclusions présentées en appel par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête n° 23VE01797 du préfet des Yvelines.

Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à M. C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée au préfet des Yvelines.

Délibéré après l'audience du 11 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Besson-Ledey, présidente,

Mme Danielian, présidente assesseure,

Mme Liogier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.

La rapporteure,

C. LiogierLa présidente,

L. Besson-Ledey

La greffière,

A. Audrain-Foulon

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Le greffier,

N°23VE01795 - 23VE01797

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions