mercredi 28 février 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-23VE01948 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DE COMBLES DE NAYVES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. E D a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 2 avril 2021 du maire de la commune de Corbeil-Essonnes prononçant son licenciement.
Par un jugement n° 2104525 du 16 juin 2023, le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 14 août 2023, M. E D, représenté par Me Pierre de Combles de Nayves Selarl, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, cet arrêté ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.
Il soutient que :
Sur la régularité du jugement :
- le jugement est insuffisamment motivé ;
Sur le bien-fondé du jugement :
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure, puisque la procédure de licenciement n'a pas été respectée ; aucun compte-rendu de l'entretien préalable à son licenciement ne lui a été communiqué ; la décision licenciement a déjà été prise préalablement à cet entretien ; enfin, le déroulé de cette procédure a porté atteinte au respect des droits de la défense ;
- il n'a jamais été informé de la possibilité de consulter son dossier individuel, ou de la possibilité de demander qu'une copie lui soit communiquée ; cela porte atteinte aux droits de la défense, il en a même été privé puisque le dossier finalement communiqué est incomplet ;
- la décision de licenciement ne pouvait se fonder ni sur l'usurpation de la qualité de directeur des sports et de la jeunesse, ni sur les faits de violence commis contre M. A B, ni, enfin, sur le " refus de restituer le matériel " ; elle est entachée d'erreurs de fait ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale ;
- le code de justice administrative
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. D, d'abord recruté par la commune de Corbeil-Essonnes par un contrat à durée déterminée d'un an, à compter du 27 décembre 2010, en tant qu'animateur territorial, a ensuite été recruté en tant qu'attaché territorial, par un contrat à durée déterminée de trois ans, à compter du 1er septembre 2011, renouvelé pour la même durée. Il a, enfin, été recruté en tant que directeur des services de la jeunesse et des sports par contrat à durée indéterminée, à compter du 1er septembre 2017. Après une altercation avec le directeur général des services de la commune pour laquelle il a été placé en garde à vue, il a été suspendu de ses fonctions par arrêté du 3 mai 2018, à compter du 7 mai 2018. Il a ensuite été réintégré dans ses fonctions à compter du 1er avril 2020. Par un arrêté du 16 septembre 2020, il a fait l'objet d'une nouvelle suspension. Après avis favorable rendu par la commission consultative paritaire, siégeant en conseil de discipline, le 26 mars 2021, sur son licenciement, il a été licencié de ses fonctions par un arrêté du 2 avril 2021 du maire de la commune de Corbeil-Essonnes, dont il a demandé l'annulation au tribunal administratif de Versailles. M. D relève appel du jugement du 16 juin 2023 par lequel le tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande.
Sur la régularité du jugement :
3. Aux termes de l'article L. 9 du code de justice administrative : " Les jugements sont motivés. ".
4. Le tribunal a pris en considération l'ensemble des éléments soumis à son appréciation et a répondu par un jugement qui est suffisamment motivé à l'ensemble des moyens soulevés dans la demande, s'agissant de l'irrégularité de la procédure de licenciement, et plus précisément de la possibilité de consulter son dossier, ainsi que de se voir communiquer une copie de celui-ci. Il a également répondu au moyen tiré des erreurs de fait dont serait entachée la décision en litige et de ce que certains faits reprochés à M. D ne seraient pas établis. Par suite, les moyens tirés de ce que le jugement serait insuffisamment motivé et de cette prétendue omission doivent être écartés.
5. En outre, hormis dans le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s'imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d'une irrégularité, il appartient au juge d'appel, non d'apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s'est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis, mais de se prononcer directement sur les moyens dirigés contre la décision administrative contestée dont il est saisi dans le cadre de l'effet dévolutif de l'appel. M. D ne peut donc utilement se prévaloir de l'erreur de fait, ou de l'erreur d'appréciation qu'auraient commises les premiers juges pour demander l'annulation du jugement attaqué.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 42 du décret du 15 février 1988 susvisé : " Le licenciement ne peut intervenir qu'à l'issue d'un entretien préalable. La convocation à l'entretien préalable est effectuée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet de la convocation. () Au cours de l'entretien préalable, l'autorité territoriale indique à l'agent le ou les motifs du licenciement () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. D a été convoqué à un entretien préalable à son licenciement par un courrier daté du 18 février 2021, intitulé " Convocation à un entretien préalable à une sanction disciplinaire ". Ce courrier indique qu'il est envisagé de le licencier pour motifs disciplinaires et précise, de surcroit, que les motifs qui pourraient justifier une telle sanction sont exposés dans le rapport de saisine de la commission consultative paritaire. Ce rapport, ainsi que l'ensemble des pièces qui composent son dossier individuel, ont été transmis, spontanément à l'appelant, en pièce jointe à ce courrier, et il ne ressort d'aucune des pièces produites par l'appelant qu'il aurait formé une réclamation précisant que le dossier n'aurait pas été joint à ce courrier ou qu'il aurait été incomplet. Le dossier disciplinaire dont M. D a pu prendre connaissance est d'ailleurs évoqué dans son mémoire en défense transmis au conseil de discipline. Ensuite, si aucun compte-rendu n'a été rédigé lors de l'entretien préalable, l'attestation de M. C, adjoint au maire ayant assisté à l'entretien préalable, permet de constater que M. D s'est vu exposer, au cours de cet entretien les griefs reprochés qui justifient le déclenchement de cette procédure disciplinaire, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant de rédiger un compte-rendu à l'issue de cet entretien préalable. Enfin, aucun élément au dossier ne permet d'établir que la décision de licenciement aurait été prise avant l'entretien préalable, alors que l'arrêté en cause et motivé en fait et en droit et a été adopté après un examen sérieux des particularités de sa situation, postérieurement à ce dernier, et après l'avis du conseil de discipline. Par suite, le vice de procédure tiré de la méconnaissance de droits de la défense doit être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, dans sa version alors applicable : " () Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'administration doit informer le fonctionnaire de son droit à communication du dossier () ". Aux termes de l'article 37 du décret du 15 février 1988 susvisé : " L'agent contractuel à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'autorité territoriale doit informer l'intéressé de son droit à communication du dossier ".
9. Il ressort du courrier du 18 février 2021, convoquant M. D à l'entretien préalable, que la commune lui a transmis spontanément le rapport de saisine de la commission consultative paritaire, ainsi que l'ensemble de son dossier individuel, ce qu'il a reconnu non seulement dans la requête soumise aux premiers juges puis dans la requête d'appel, mais aussi dans le mémoire en défense transmis au conseil de discipline. S'il allègue néanmoins que son dossier administratif était incomplet, il n'établit pas que des éléments utiles à sa défense ou dont il n'avait pas connaissance par les autres pièces versées au dossier ne lui ont pas été communiqués et ne démontre pas plus, au demeurant, qu'il aurait demandé en vain la communication de documents qui aurait été utiles à sa défense. Par suite, le moyen manque en fait.
10. En troisième lieu, d'une part, si M. D soutient que des pièces versées à son dossier individuel ont été falsifiées, il ne l'établit pas par les pièces qu'il produit, en particulier par la lettre adressée au procureur de la République le 20 mars 2021 dans laquelle il l'informe de son souhait de déposer une plainte pour dissimulation, falsification et usage de faux de documents administratifs, s'agissant notamment de son évaluation en 2017 et ne donne aucun élément d'information en appel sur les suites données à cette plainte. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport disciplinaire à l'attention du conseil de discipline, qu'est seulement cité un extrait de son évaluation pour l'année 2017, qui lui est favorable. D'autre part, s'il avance que le dossier qui lui a été transmis est incomplet et contient des éléments falsifiés, ce qui aurait eu pour conséquence d'entrainer le conseil de discipline à faire une mauvaise appréciation de sa situation personnelle, il ne démontre pas, ni ne précise dans la requête d'appel, en quoi les pièces manquantes, ou les pièces falsifiées, dont l'extrait cité dans le rapport de saisine du conseil de discipline est favorable à l'intéressé, auraient pu avoir une influence sur l'avis du conseil de discipline. Dès lors, les vices invoqués affectant la légalité externe de l'arrêté doivent être écartés.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, applicable au requérant par l'intermédiaire de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 dans sa version alors applicable : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
12. M. D soutient de nouveau en appel, tout d'abord, que l'arrêté attaqué se fonde sur un grief, mentionné dans le rapport de saisine du conseil de discipline, selon lequel il aurait saisi indûment la fédération française de boxe dans le but de dénoncer des faits de violence d'un agent de la commune, également boxeur. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et des motifs qui fondent l'arrêté attaqué, par ailleurs suffisamment motivé en fait, que ce grief n'a pas été retenu, conformément à l'avis rendu par le conseil de discipline. Ensuite, s'il ressort de l'arrêté attaqué qu'il a été reproché à M. D d'avoir usurpé la qualité de directeur de la jeunesse et des sports de la commune, alors qu'il était suspendu à titre conservatoire de ses fonctions depuis plus d'un an, pour bénéficier, de la part du prestataire de la commune, de forfaits de ski pour lui et sa famille, lors d'un séjour jeunesse organisé par la commune dans la station de ski de Morzine, du 9 au 15 février 2020, deux courriers de l'association Regards, datés des 27 mai et 5 août 2020, en charge de l'organisation du séjour, faisant état du fait que M. D s'est rendu à Morzine " pour rencontrer le groupe " et y a séjourné " trois jours pour s'assurer du bon déroulement du séjour ", et lui a demandé de lui fournir des forfaits de ski, cette usurpation n'est pas suffisamment établie par les pièces produites par la commune, alors que le requérant produit un courrier antérieur au séjour dans lequel il informe le directeur de cabinet du maire de Corbeil-Essonnes qu'il est susceptible de s'y rendre, mais en tant qu'adjoint au maire de la commune de Saintry, commune avec laquelle le séjour était organisé en partenariat. La charge de la preuve incombant à la commune, ce grief doit dès lors être considéré comme non matériellement établi.
13. En revanche, si M. D soutient en appel que les faits de violence commis contre le directeur général des services, M. B, n'ont pas été définitivement jugés, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été condamné par le tribunal correctionnel d'Evry pour des faits de violence sur personne chargée d'une mission de service public ayant entraîné 10 jours d'ITT et à 1 000 euros d'amende, pour l'avoir au moins giflé. S'il n'est pas contesté que le requérant a interjeté appel de ce jugement, il ressort des éléments circonstanciés versés au débat que le 2 mai 2018, le requérant s'est rendu au centre administratif afin d'évoquer le budget alloué à son service, accompagné d'une quinzaine d'agents, pour y rencontrer le directeur général des services qu'il a ensuite giflé, comme l'ont constaté non seulement le conseil de discipline, dans son avis du 26 mars 2021, mais aussi le tribunal correctionnel d'Evry. Il ressort aussi des pièces du dossier et il n'est pas contesté que le requérant avait déjà menacé le directeur général des services par courriel, en octobre 2017, dans un contexte de relations tendues entre eux. Par suite, nonobstant le fait que le jugement du tribunal correctionnel d'Evry aurait été frappé d'appel, ce grief doit être considéré comme matériellement établi. Si le requérant allègue encore en appel que le grief tiré du retard fautif à restituer son véhicule de fonction, sa carte essence, son badge, ses clefs professionnelles et son téléphone portable professionnel, témoignerait de la volonté du maire d'humilier " un agent emblématique de la précédente équipe municipale ", il ne conteste pas ainsi le retard reproché, alors qu'il est constant que par arrêté du 18 septembre 2020 le suspendant de ses fonctions à la suite des signalements de l'association Regards, il lui a été ordonné de restituer ces biens au plus tard le 18 décembre 2020 puis, en l'absence de restitution, qu'il a été mis en demeure d'y déférer avant le 29 janvier 2021.
14. En l'espèce, l'arrêté attaqué du 2 avril 2021 reproche à M. D, pour justifier la sanction de licenciement, les faits de violence commis à l'encontre de M. B, et, dans un troisième temps, le retard fautif à restituer son véhicule de fonction, sa carte essence, son badge, ses clefs professionnelles et son téléphone portable professionnel. En dehors de l'usurpation de la qualité de directeur de la jeunesse et des sports de la commune, la matérialité des faits relevés par l'arrêté attaqué, ainsi que par le conseil de discipline, pour justifier le licenciement de M. D est suffisamment établie par les pièces concordantes du dossier, le requérant étant seulement fondé à soutenir que le grief tenant au fait qu'il aurait usurpé la qualité de directeur de la jeunesse et des sports est entaché d'une erreur de fait. Les autres griefs qui fondent la décision en litige étant établis et constitutifs de fautes de nature à justifier une sanction disciplinaire, il résulte de l'instruction que le maire de la commune aurait pris la même décision en se fondant sur ces seuls griefs. Les moyens tirés des erreurs de fait commises par la commune pour prononcer le licenciement de M. E D, déjà soulevés en première instance et à l'appui desquels il ne présente en appel aucun élément de fait ou de droit nouveau, doivent dès lors être écartés.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. E D est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation doivent être rejetées, en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précité. Il en va de même, par voie de conséquence, de l'ensemble de ses conclusions présentées à titre accessoire, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E D et à la commune de Corbeil-Essonnes.
Fait à Versailles, le 28 février 2024,
Le président de la 6ème chambre,
Paul-Louis ALBERTINI
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026