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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-23VE02195

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-23VE02195

mercredi 30 avril 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-23VE02195
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantBAHIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A C a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 30 mai 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Par un jugement no 2305647 du 28 août 2023, la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Versailles l'a admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a rejeté le surplus de sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 26 septembre 2023, M. C, représenté par Me Bahic, demande à la cour :

1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler ce jugement ;

3°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2023 du préfet de Seine-et-Marne ;

4°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir ;

5°) de mettre à la charge de l'État, le versement à Me Bahic de la somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle et, en cas de refus d'admission définitive à l'aide juridictionnelle, de verser cette somme à M. C.

Il soutient que :

- la magistrate désignée n'a pas répondu aux moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, soulevé à l'encontre des décisions l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ; elle n'a pas davantage visé la production du mémoire complémentaire enregistré le 7 août 2023 et communiqué, qui contenait ces moyens nouveaux ;

-

la décision l'obligeant à quitter le territoire français est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;

- la décision porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- le préfet a porté atteinte à l'intérêt supérieur de sa fille et de l'enfant à naître, en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la décision lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;

- la décision porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

Par une décision du 23 janvier 2024, M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. de Miguel, rapporteur,

- et les observations de Me Bahic, représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né le 2 juillet 1992, est entré irrégulièrement en France en 2021, selon ses déclarations. A la suite de son interpellation par les services de police le 29 mai 2023, le préfet de Seine-et-Marne a édicté à son encontre le 30 mai 2023, un arrêté lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. M. C relève appel du jugement du 28 août 2023 par lequel la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Par une décision du 23 janvier 2024, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Versailles a accordé à M. C le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur la régularité du jugement :

3. M. C a soulevé devant le premier juge, dans son mémoire en réplique enregistré le 7 août 2023 et communiqué le 8 août suivant, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ainsi qu'à l'encontre de celle lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Il ressort de la lecture du jugement attaqué que la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif a omis de viser et de répondre à ces moyens, qui n'étaient pas inopérants. Dès lors, le jugement ne peut qu'être annulé, dans cette mesure, en raison de cette irrégularité. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre moyen relatif à sa régularité, il doit être annulé.

4. Il y a lieu, dans ces conditions, pour la cour de statuer, par la voie de l'évocation, sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français et de statuer par l'effet dévolutif de l'appel sur les autres conclusions de la requête.

Sur la légalité de l'arrêté contesté :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier de première instance que la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée a été signée par Mme D B, adjointe au chef du bureau de l'éloignement qui bénéficiait d'une délégation de signature du préfet de la Seine-et-Marne en vertu d'un arrêté n° 23/BC/046 du 27 avril 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 28 avril 2023. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision en litige aurait été prise par une autorité incompétente manque en fait.

6. En deuxième lieu, la décision contestée précise les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, notamment les conditions d'entrée et de séjour de l'intéressé en France, sa situation personnelle et familiale en indiquant qu'il déclare vivre en concubinage avec une compatriote en situation régulière, avec laquelle il a eu un enfant et qu'il ne justifie pas d'une communauté de vie avec sa conjointe. La décision rappelle également les motifs de son interpellation par les services de police le 29 mai 2023. Dans ces conditions, la décision est suffisamment motivée et M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Seine-et-Marne, qui n'avait pas à présenter une description exhaustive de la situation de l'intéressé, n'a pas procédé à un examen sérieux et complet de sa situation. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de sa situation doivent être écartés.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

8. Il ressort des pièces du dossier que l'entrée de M. C sur le territoire français, en 2021 selon ses déclarations, est récente à la date de l'arrêté contesté, l'intéressé s'étant maintenu irrégulièrement sur le territoire français sans régulariser sa situation. M. C se prévaut d'une relation de concubinage avec une compatriote, en situation régulière avec laquelle il a eu deux enfants, nés en janvier 2022 et décembre 2023 et qui est mère de deux autres enfants français issus d'une précédente relation. Toutefois, les pièces produites au dossier, notamment les actes de naissance des enfants, quatre photos ainsi que deux certificats de présence aux consultations de suivi de la grossesse et une consultation pédiatrique, ne permettent pas de justifier de la réalité d'une communauté de vie familiale stable et ancienne, notamment en l'absence de domiciliation commune et de tout document de nature à démontrer l'intensité et la stabilité des relations entretenues avec ses enfants. De plus, M. C ne justifie d'aucune ressource ni emploi et a été interpellé par les services de police pour infraction de vente de vêtements et de chaussures contrefaites. Enfin, l'intéressé, qui ne justifie d'aucun lien personnel ou amical intense noué en France, ne démontre pas être dépourvu de toutes attaches dans son pays d'origine, où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de vingt-neuf ans. Dans ces conditions, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, ni porté atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent être écartés. Pour les mêmes motifs de fait, la décision contestée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, il ressort de la décision contestée qu'elle comporte les considérations de droit et de fait propres à la situation personnelle du requérant et qui en constituent le fondement.

10. En deuxième lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français étant écartés, M. C n'est pas fondé à soutenir que le refus de délai de départ volontaire devrait être annulé par voie de conséquence de l'annulation de la mesure d'éloignement.

11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : /() / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; /()/ 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français /()/ 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale (). ".

12. Il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal d'audition du 30 mai 2023, que le requérant déclare être entré sur le territoire français irrégulièrement en 2021, s'y est maintenu sans régulariser sa situation et a expressément fait part de son intention de ne pas exécuter l'arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire qui pourrait être émis à son encontre. Au surplus, l'intéressé ne justifie pas d'une résidence effective et ne peut donc faire valoir qu'il présente des garanties de représentation suffisantes. Dans ces conditions, le préfet était dès lors légalement fondé à lui refuser un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'une erreur d'appréciation doit être écarté.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ doivent être rejetées.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit que le moyen tiré de l'illégalité de la décision interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français (). ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

16. Il incombe à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

17. D'une part, la décision en cause précise les conditions d'entrée et de séjour en France de M. C, mentionne les éléments de fait relatifs à sa situation personnelle et familiale, en relevant qu'il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière. Elle énonce également que, compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce, une interdiction de retour d'un an ne porte pas une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale. La décision mentionne ainsi les considérations de fait sur lesquelles elle se fonde. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit, dès lors, être écarté.

18. D'autre part, dans les circonstances rappelées ci-dessus, compte tenu notamment de son arrivée récente datant de moins de deux ans à la date de l'arrêté contesté et à l'absence de vie commune établie, et sans qu'y fasse obstacle l'absence de condamnation pénale et l'absence de mesure d'éloignement antérieure, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas fait une inexacte application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni porté une atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants. La décision n'est pas davantage entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle et familiale de l'intéressé.

19. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé, d'une part, à demander l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français pendant un an et, d'autre part, à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande. Ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent dès lors qu'être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. C tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire.

Article 2 : Le jugement n° 2305647 du 28 août 2023 de la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Versailles est annulé en tant qu'il rejette les conclusions de la demande de M. C tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français.

Article 3 : La demande de M. C présentée devant le tribunal administratif de Versailles, tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français, et le surplus de ses conclusions d'appel sont rejetés.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. A C et au ministre d'État, ministre de l'intérieur. Copie en sera délivrée au préfet de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 1er avril 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Danielian, présidente,

M. de Miguel, premier conseiller.

Mme Liogier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2025.

Le rapporteur,

F-X de MiguelLa présidente,

I. Danielian

La greffière,

T. Tollim

La République mande et ordonne au ministre d'État, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

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