jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-24VE00504 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 30 mai 2023 rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination, lui interdisant le retour sur le territoire français pendant une année, l'informant de son signalement dans le système d'information Schengen et d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Par un jugement n° 2309478 du 8 février 2024, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 22 février 2024, Mme A, représenté par Me Nunes, avocat, demande à la cour :
1°)de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
2°)d'annuler ce jugement ;
3°)d'annuler cet arrêté ;
4°)d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°)de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Nunes de la somme de 2 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement attaqué n'a pas répondu aux moyens tirés de l'absence de motivation de l'interdiction de retour, de la décision fixant le pays de destination, du signalement dans le système d'information Schengen, du refus de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de saisine de la commission du titre de séjour, de l'absence d'appréciation au regard des données propres du dossier et de ce que le collège des médecins de l'OFII n'a pas fait état des pièces sur lesquelles il s'est fondé ; les dispositions des articles L. 9 et R. 741-2 du code de justice administrative ont été méconnues ;
- l'interdiction de retour n'a pas été motivée au regard des quatre critères imposés par la loi ;
- la décision fixant le pays de destination n'a pas été motivée ;
- le refus d'admission exceptionnelle au séjour n'a pas été motivé ;
- l'autorité administrative devait se prononcer au regard des données propres à la situation ;
- le préfet s'est cru lié à tort par l'avis du collège des médecins de l'OFII ;
- cet avis ne fait pas état des pièces médicales sur lesquelles il se fonde en violation de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- en omettant de saisir la commission du titre de séjour, il a méconnu les dispositions des articles L. 432-13 à L. 432-15 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle n'a pas pu faire valoir les motifs s'opposant à son éloignement en violation de l'article 13 du pacte international relatif aux droits civils et politiques ;
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du même code ;
- il porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale protégée par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- son signalement dans le système d'information Schengen constitue une décision inadaptée et disproportionnée au regard de l'article 21 du règlement n° 1987/2006 du 20 décembre 2006 ;
- l'interdiction de retour d'un an méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article 6.4° de la directive n° 2008/115/CE, de la circulaire du 24 novembre 2009 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le pacte international relatif aux droits civils et politiques ;
- la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Par une décision en date du 2 mai 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Versailles, a désigné M. Camenen, président assesseur de la 5ème chambre, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent () peuvent (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. A, ressortissante marocaine née le 1er janvier 1954, relève appel du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 8 février 2024 rejetant sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 30 mai 2023 rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination, lui interdisant le retour sur le territoire français pendant une année et l'informant de son signalement dans le système d'information Schengen.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, visée ci-dessus : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président. ".
4. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il y a lieu de prononcer l'admission de Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application de l'article 20 précité de la loi du 10 juillet 1991.
Sur la régularité du jugement attaqué :
5. Dans son point 6, le jugement attaqué précise notamment que l'arrêté contesté " mentionne les motifs pour lesquels le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ". Il a ainsi suffisamment répondu aux moyens tirés de l'absence de motivation de l'interdiction de retour et de la décision fixant le pays destination.
6. En outre, dans son point 14, il indique qu'il ne " ressort pas des pièces du dossier que Mme A aurait sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou que le préfet aurait, de lui-même, examiné sa situation sur leurs fondements ". Ainsi, les moyens tirés de l'absence de motivation du refus d'admission exceptionnelle au séjour, du refus de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour conformément aux dispositions des articles L. 432-13 à 15 et L. 435-1 du même code, étant inopérants, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le jugement attaqué devait y répondre expressément.
7. Le jugement attaqué retient dans son point 13 que le signalement dans le système d'information Schengen ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et ne fait pas grief. Ainsi, il n'était pas tenu de répondre au moyen tiré de l'absence de motivation de ce signalement.
8. Il a suffisamment répondu au moyen tiré de l'absence d'appréciation de la situation par rapport aux données propres du dossier dans son point 7.
9. Enfin, le jugement attaqué cite notamment dans son point 8 les dispositions de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que l'avis du collège des médecins de l'OFII est régulier à cet égard. Aucune disposition ni aucun principe n'imposant au collège des médecins de mentionner dans son avis les pièces médicales sur lesquelles il se fonde, Mme A ne pouvait utilement invoquer un tel vice.
10. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 9 et R. 741-2 du code de justice administrative doivent être écartés.
Au fond :
11. En premier lieu, aux termes des articles 2 et 3 de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 1er mai 2023 portant délégation de signature à M. C et publié au recueil des actes de la préfecture, ce dernier était compétent pour signer les décisions contenues de l'arrêté contesté, y compris lorsque l'étranger réside à Nanterre, comme Mme A. Le moyen d'incompétence doit être écarté.
12. En deuxième lieu, l'arrêté contesté rappelle les quatre critères prévus par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa motivation révèle qu'il a pris en compte ces quatre critères. En l'absence de mesure d'éloignement antérieure ou de trouble à l'ordre public, le préfet n'était pas tenu de motiver spécialement sa décision sur ces deux points.
13. En troisième lieu, en indiquant que Mme A n'établit pas être exposée à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme en cas de retour dans son pays d'origine, l'arrêté contesté a suffisamment motivé la décision fixant le pays destination.
14. En quatrième lieu, il résulte de ce qui précède que Mme A n'ayant pas demandé son admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'ayant pas demandé un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'était pas tenu d'examiner sa demande sur ces fondements, de motiver son refus en conséquence et de saisir pour avis la commission du titre de séjour. Les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions, de l'article 6.4° de la directive n° 2008/115/CE, de la circulaire du 24 novembre 2009 et de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, sont inopérants et doivent être écartés.
15. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a pris ses décisions au vu de la situation propre de Mme A.
16. En sixième lieu, si l'arrêté contesté cite le sens de l'avis du collège des médecins de l'OFII, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait cru lié à tort par cet avis.
17. En septième lieu, aucun principe ni aucune disposition, en particulier celles de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé, ne faisait obligation au collège des médecins de l'OFII n'indiquer dans son avis les pièces médicales il s'est fondé.
18. En huitième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A n'aurait pu apporter, à l'occasion du dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, toutes les précisions qu'elle aurait jugé utile, ni qu'elle aurait été empêchée de faire valoir toute observation complémentaire utile au cours de l'instruction de cette demande. Ainsi et en tout état de cause, elle doit être regardée comme ayant eu la possibilité de faire valoir les raisons militant contre son éloignement conformément aux stipulations de l'article 13 du pacte international relatif aux droits civils et politiques.
19. En neuvième lieu, si l'état de santé de Mme A nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il n'est pas établi, en particulier le certificat du 6 octobre 2022 rédigé en termes très généraux, qu'elle ne peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Ainsi, l'arrêté contesté n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
20. En dixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sureté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
21. Mme A fait valoir qu'elle réside en France depuis 2007, qu'elle assure une aide quotidienne auprès de sa mère handicapée de nationalité française, qu'elle a bénéficié de titres de séjour depuis 2012 et que ses frères et sœurs résident régulièrement en France ou en Italie. Toutefois, les pièces du dossier ne permettent pas d'établir le caractère indispensable de sa présence aux côtés de sa mère âgée. Mme A est célibataire et a vécu dans son pays d'origine au moins jusqu'à l'âge de cinquante-trois ans. Les pièces du dossier ne permettent pas non plus d'établir que Mme A a noué des liens stables et suffisamment intenses en France. Dans ces conditions, l'arrêté contesté n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Mme A n'est pas davantage fondée à soutenir que l'arrêté contesté serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle telle que précédemment décrite.
22. En onzième lieu, si Mme A n'a pas fait l'objet antérieurement d'une mesure d'éloignement et si son comportement ne trouble pas l'ordre public, elle ne justifie résider en France qu'à compter de 2012 et n'établit pas, ainsi qu'il a été dit, de liens suffisamment anciens, stables et intenses en France. Ainsi, en lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une période d'une année, le préfet n'a pas méconnu les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
23. Enfin, aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen () ".
24. L'information faite à Mme A qu'elle ferait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée devant le juge de l'excès de pouvoir.
25. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Par suite, elle doit être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Mme A est admise à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A. Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Versailles, le 13 juin 2024.
Le président assesseur de la 5ème chambre,
Gildas Camenen
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026