mercredi 8 octobre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-24VE02406 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SANGUE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d’annuler la décision du 5 août 2022 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d’accueil dont il bénéficiait, d’enjoindre à l’OFII, à titre principal, de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de mettre à la charge de l’État au profit de son conseil la somme de 1 200 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à son profit en cas de rejet de sa demande d’admission à l’aide juridictionnelle.
Par une ordonnance n° 2212911 du 9 août 2024, le président de la 2ème chambre du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 13 août 2024, M. A..., représenté par Me Sangue, demande à la cour :
1°) d’annuler cette ordonnance ;
2°) d’annuler cette décision ;
3°) d’enjoindre à l’OFII de rétablir ses conditions matérielles d’accueil ou, à titre subsidiaire, à réexaminer sa situation administrative ;
4°) de mettre à la charge de l’OFII le versement d’une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
le premier juge a commis une erreur de droit en considérant que sa demande était irrecevable dès son introduction dès lors qu’elle avait perdu son objet compte tenu de la décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides du 10 août 2022 lui accordant le statut de réfugié ; cette décision est en effet postérieure à sa demande tendant au rétablissement des conditions d’accueil et la décision attaquée ;
cette décision a été prise par une personne n’ayant pas compétence ;
elle a été prise en violation de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
elle souffre d’un défaut d’examen ;
l’OFII a commis une erreur manifeste d’appréciation et une erreur de droit ;
la décision a été prise en violation de la directive 2013/33/UE du parlement et du conseil du 26 juin 2013.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Etienvre,
- et les conclusions de Mme Florent, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions aux fins d’annulation :
1. Il est constant qu’avant même l’introduction, le 21 septembre 2022, de la demande de M. A... devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, l’intéressé avait obtenu la reconnaissance par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 10 août 2022, du statut de réfugié. Il s’ensuit que sa demande était dès son introduction dépourvue d’objet. M. A... n’est donc pas fondé à soutenir que l’ordonnance est entachée d’irrégularité en rejetant sa demande d’annulation comme irrecevable alors même que la décision de l’OFII dont il demande l’annulation est antérieure à la décision de l’OFPRA.
Sur les conclusions aux fins d’injonction :
2. Le présent arrêt de rejet n’impliquant aucune mesure d’exécution, les conclusions aux fins d’injonction de M. A... ne peuvent qu’être rejetées.
Sur les conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l’OFII, qui n’est pas la partie perdante, le versement de la somme que M. A... demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B... A... et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.
Délibéré après l’audience du 23 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président de chambre,
M. Pilven, président-assesseur,
M. Clot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2025.
Le président-assesseur,
J-E. Pilven
Le président-rapporteur,
F. Etienvre
La greffière,
S. Diabouga
La République mande et ordonne au ministre d’État, ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026