vendredi 25 février 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 437381 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:437381.20220225 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP FOUSSARD, FROGER |
Vu la procédure suivante :
M. C D a demandé à la commission du contentieux du stationnement payant d'annuler partiellement le titre exécutoire émis le 7 août 2018 par l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) en vue du recouvrement du forfait de post-stationnement mis à sa charge le 14 avril 2018 par la commune de Nancy en tant qu'il porte sur la majoration dont il est assorti. Par une décision n° 18033366 du 4 novembre 2019, la commission du contentieux du stationnement payant a fait droit à sa demande.
Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un nouveau mémoire, enregistrés les 6 janvier, 6 avril et 4 juin 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Nancy demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cette décision ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter la demande de M. D.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Pearl Nguyên Duy, maître des requêtes,
- les conclusions de Mme Cécile Barrois de Sarigny, rapporteure publique.
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Foussard, Froger, avocat de la commune de Nancy.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que la commune de Nancy a mis le 14 avril 2018 à la charge de M. D un forfait de post-stationnement d'un montant de 10 euros. L'Agence nationale de traitement informatisé des infractions (ANTAI) a émis le 7 août 2018 à son encontre un titre exécutoire en vue du recouvrement de cette somme, assortie d'une majoration de 50 euros. M. D, qui s'était acquitté du forfait de post-stationnement, a demandé à la Commission du contentieux du stationnement payant (CCSP) d'annuler ce titre exécutoire en tant seulement qu'il met une majoration à sa charge. Par une décision n° 18033366 du 4 novembre 2019, le magistrat désigné par le président de la CCSP a fait droit à sa demande. La commune de Nancy demande l'annulation de cette ordonnance. Eu égard aux moyens qu'elle invoque, elle doit être regardée comme n'en demandant l'annulation qu'en tant qu'elle prononce la décharge de la somme due par M. D.
2. Aux termes des dispositions du IV de l'article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales : " Le forfait de post-stationnement doit être réglé en totalité dans les trois mois suivant la notification de l'avis de paiement prévu au II du présent article. / A défaut, le forfait de post-stationnement est considéré impayé et fait l'objet d'une majoration dont le produit est affecté à l'Etat. " Il résulte de ces dispositions que l'ordonnance attaquée qui décharge M. D de l'obligation d'acquitter la majoration du forfait de post-stationnement affectée à l'Etat, ne fait pas grief à la commune de Nancy. Celle-ci n'est, par suite, faute d'intérêt pour agir, pas recevable à demander l'annulation de l'ordonnance qu'elle attaque en tant qu'elle prononce une décharge.
3. Il résulte de ce qui précède que le pourvoi de la commune de Nancy doit être rejeté.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Nancy est rejeté.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Nancy et à M. C D.
Délibéré à l'issue de la séance du 8 février 2022 où siégeaient : M. Jean-Philippe Mochon, assesseur, présidant ; M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat et Mme Pearl Nguyên Duy, maître des requêtes-rapporteure.
Rendu le 25 février 2022.
Le président :
Signé : M. F B
La rapporteure :
Signé : Mme Pearl Nguyên Duy
La secrétaire :
Signé : Mme E A437381
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026