mardi 11 octobre 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 443971 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:443971.20221011 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | Z |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | LE PRADO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 10 septembre 2020 et le 2 janvier 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A B demande au Conseil d'Etat à titre principal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir les deux décisions du 8 septembre 2020 par lesquelles le président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation a opposé un refus à sa demande tendant à la désignation d'un membre de l'ordre en vue de l'assister à titre gracieux dans le cadre du pourvoi n° 440089 qu'il a formé contre l'ordonnance n° 2001446/6-1 du 17 février 2020 du président de la 6ème section du tribunal administratif de Paris, ainsi que la décision implicite ayant rejeté son recours gracieux ;
2°) " d'inscrire de faux l'ordonnance du président de la 6è section du tribunal administratif de Paris du 17 février 2020, la décision du président du bureau d'aide juridictionnelle établi près le Conseil d'Etat du 28 avril 2020 et la décision du président de la section du contentieux du Conseil d'Etat du 7 juillet 2020 " ;
3°) de transmettre sa requête au ministère public ;
4°) de mettre solidairement à la charge du président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, le versement d'une somme de 10 000 euros à titre de provision, pour couvrir ses frais d'instance ;
5°) de mettre solidairement à la charge du président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B demande au Conseil d'Etat à titre subsidiaire :
6°) de mettre solidairement à la charge du président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation et de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
7°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 500 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi du fait de l'irrégularité de la procédure ayant conduit à la non-admission de son pourvoi n° 440089 par une ordonnance du président de la 5ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat du 28 décembre 2020].
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 avril 2021, l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation conclut au rejet de la requête comme partiellement irrecevable et pour le surplus, non fondée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. B demande en premier lieu l'annulation des deux décisions du 8 septembre 2020 par lesquelles le président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation a opposé un refus à sa demande tendant à la désignation d'un membre de l'ordre en vue de l'assister à titre gracieux dans le cadre du pourvoi n° 440089 qu'il a formé contre l'ordonnance n° 2001446/6-1 du 17 février 2020 du président de la 6ème section du tribunal administratif de Paris, ainsi que la décision implicite ayant rejeté son recours gracieux. Or, par une ordonnance n° 440089 du 28 décembre 2020, le président de la 5ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a refusé d'admettre ce pourvoi. Au surplus, par une ordonnance n° 448327 en date du 8 mars 2022, le président de la 6ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté le recours en rectification d'erreur matérielle formé contre l'ordonnance du 28 décembre 2020. Dans ces conditions, les premières conclusions de la requête de M. B, qui n'ont pas d'autre objet que de permettre qu'il soit ordonné au président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation de désigner un avocat au Conseil d'Etat dans l'instance n° 440089, ont désormais perdu leur objet.
2. Les autres conclusions présentées par M. B ne peuvent qu'être rejetées, soit qu'elles ne puissent être utilement être présentées au juge administratif, telles celles analysées au 2° et 3° ci-dessus, soit qu'elles soient, en tout état de cause, non fondées, telles celles, analysées au 4° à 7° ci-dessus, qu'il a présentées en vue du versement d'une provision, de dommages-intérêts ou encore de sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par M. B est rejeté.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. A B et au président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation.
Fait à Paris, le 11 octobre 202Signé : Maud Vialettes
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Edwige Pluche
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026