vendredi 4 février 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 448333 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:448333.20220204 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | CABINET BRIARD |
Vu la procédure suivante :
L'association Thiérache à contrevent et d'autres requérants ont demandé au tribunal administratif d'Amiens d'annuler les arrêtés du 6 mars 2015 par lesquels le préfet de la région Picardie a délivré à la société Les Royeux Energies et à la société Le Haut-Bosquet Energies l'autorisation d'exploiter un parc de six éoliennes et deux postes de livraison situé sur le territoire des communes d'Haution, La Vallée au Blé et Voulpaix. Par un jugement n° 1502659 du 30 juin 2016, le tribunal administratif d'Amiens a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 16DA01704 du 4 octobre 2018, la cour administrative d'appel de Douai, après avoir écarté l'ensemble des moyens autres que celui tiré de l'irrégularité de l'avis de l'autorité environnementale, a invité les parties à lui faire part de leurs observations sur la mise en œuvre de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 181-18 du code de l'environnement.
Par un arrêt n° 16DA01704 du 7 février 2019, la cour administrative d'appel de Douai a sursis à statuer sur la légalité des arrêtés préfectoraux du 6 mars 2015 jusqu'à l'expiration d'un délai de dix mois pour permettre, le cas échéant, la régularisation de ces arrêtés.
Par un nouvel arrêt n° 16DA01704 du 3 novembre 2020, la cour administrative de Douai a rejeté la requête de l'association Thiérache à contrevent et autres.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 4 janvier et 6 avril 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Thiérache à contrevent, M. C M, M. D M, Mme N F, M. H K, Mme E K, M. J L et M. A B demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler l'arrêt du 3 novembre 2020 ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat et des sociétés Les Royeux Energies et Le Haut-Bosquet Energies la somme de 6 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Pauline Hot, auditrice,
- les conclusions de M. Stéphane Hoynck, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, au cabinet Munier-Apaire, avocat de l'association Thiérache à contrevent et autres ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 13 janvier 2022, présentée par l'association Thiérache à contrevent et autres ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Douai qu'ils attaquent, l'association Thiérache à contrevent et autres soutiennent que cet arrêt est entaché :
- d'une insuffisance de motivation, d'une erreur de droit et d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge qu'il ne résulte pas des pièces du dossier que l'implantation d'autres parcs éoliens à proximité du projet litigieux serait constitutive d'un changement significatif des circonstances de fait exigeant d'apporter des compléments au dossier soumis à l'enquête publique ou de saisir une nouvelle fois la commission départementale de la nature, des paysages et des sites ;
- d'une méprise sur la portée de leurs écritures en ce qu'il relève qu'il n'était pas contesté qu'une note de synthèse d'actualisation du projet avait été transmise à l'autorité environnementale ;
- d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il estime que l'étude qu'ils avaient produite ne suffisait pas à démontrer des changements significatifs en matière d'avifaune justifiant de compléter le dossier soumis à l'autorité environnementale ;
- d'une omission de répondre au moyen tiré de l'irrégularité de la saisine de l'autorité environnementale ;
- d'une erreur de droit en ce qu'il juge qu'aucune disposition du code de l'environnement n'impose de soumettre à l'autorité environnementale les éléments complémentaires produits par le pétitionnaire à la suite de son avis ;
- d'une erreur de droit et d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il écarte le moyen tiré du caractère insuffisant de l'information du public au regard des articles L. 123-14 et R. 123-13 du code de l'environnement ;
- d'une erreur de droit et d'une dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que les observations des pétitionnaires postérieures à l'enquête publique n'étaient pas susceptibles d'avoir une incidence sur l'information du public, sans rechercher si elles avaient pu avoir une influence sur la décision de l'autorité administrative.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de l'association Thiérache à contrevent et autres n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à l'association Thiérache à contrevent, première dénommée pour l'ensemble des requérants.
Copie en sera adressée à la ministre de la transition écologique, à la société Les Royeux Energies et à la société Le Haut-Bosquet Energies.
Délibéré à l'issue de la séance du 13 janvier 2022 où siégeaient : Mme G P, assesseure, présidant ; M. Cyril Roger-Lacan, conseiller d'Etat et Mme Pauline Hot, auditrice-rapporteure.
Rendu le 4 février 2022.
La présidente :
Signé : Mme G P
La rapporteure :
Signé : Mme Pauline Hot
La secrétaire :
Signé : Mme I O448333
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026