mercredi 22 décembre 2021
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 448595 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2021:448595.20211222 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER |
Vu la procédure suivante :
MM. Robert et Jean-Pierre Bergès ont demandé au tribunal administratif de Toulouse, d'une part, d'annuler la décision du 29 décembre 2015, confirmée le 19 janvier 2016, par laquelle l'établissement public Voies navigables de France (VNF) a refusé de renouveler la convention conclue avec eux le 12 novembre 1997 et, d'autre part, de condamner cet établissement public à leur verser diverses sommes en réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis de ce fait.
Par un jugement nos 1600724, 1602032 du 23 avril 2018, ce tribunal a rejeté ces demandes.
Par un arrêt n° 18BX02374 du 12 novembre 2020, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel formé contre ce jugement par MM. Bergès.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 12 janvier et 12 avril 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, MM. Bergès demandent au Conseil d'État :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à leur appel ;
3°) de mettre à la charge de VNF la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Jean-Marc Vié, maître des requêtes,
- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Célice, Texidor, Perier, avocat de MM. Berges ;
Vu la note en délibéré, enregistrée le 8 décembre 2021, présentée par MM. Bergès ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, MM. Bergès soutiennent que la cour administrative d'appel de Bordeaux :
- l'a entaché d'insuffisance de motivation, de dénaturation des pièces du dossier, d'erreur de droit et d'erreur de qualification juridique des faits en jugeant que VNF n'avait commis aucune faute en refusant, par sa décision du 29 décembre 2015, le renouvellement de la convention d'occupation du domaine public fluvial du 12 novembre 1997 ;
- a commis une erreur de droit en jugeant que le refus de renouveler la convention domaniale en litige n'avait pas à être motivé ;
- a procédé à une substitution de motifs dans des conditions irrégulières ;
- l'a entaché de dénaturation en estimant que la convention avait été conclue à titre gratuit ;
- l'a insuffisamment motivé et a commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits en jugeant légal le refus de renouveler la convention en litige, sans prendre en compte les contraintes particulières de l'occupant, ni les droits qu'il tenait du contrat ;
- a omis de vérifier si le refus de renouvellement était justifié au regard des stipulations du 2ème alinéa de l'article 2 de la convention du 12 novembre 1997 ;
- l'a entaché d'insuffisance de motivation, de dénaturation des pièces du dossier, d'erreur de droit et d'erreur de qualification juridique des faits en jugeant que la responsabilité contractuelle sans faute de VNF n'était pas engagée à leur égard du fait de la conclusion de la convention de superposition d'affectations du 8 janvier 2004 ;
- a omis de statuer sur l'argumentation tirée de l'engagement de la responsabilité de VNF à raison de la faute résultant de la conclusion de cette convention de superposition ;
- a dénaturé et inexactement qualifié les faits en écartant le caractère probant des attestations d'exploitants forestiers selon lesquelles l'aménagement de la voie verte faisait obstacle au passage d'engins agroforestiers ;
- s'est fondée sur le motif inopérant, et au demeurant inexact, tiré de ce qu'ils n'établissaient pas s'être rapprochés du département de Lot-et-Garonne pour examiner les conditions de mise en œuvre de leur autorisation compte tenu de l'existence de la voie verte ;
- a omis de statuer sur la question de l'atteinte portée par le projet de voie verte au droit réel dont ils étaient titulaires sur les plantations ;
- l'a entaché d'insuffisance de motivation, d'erreur de droit et d'erreur de qualification juridique des faits en écartant la responsabilité quasi-contractuelle de VNF du fait d'un enrichissement sans cause ;
- a commis une erreur de droit et inexactement qualifié les faits en écartant par principe l'application du régime de l'enrichissement sans cause ;
- l'a insuffisamment motivé, a commis une erreur de droit et a inexactement qualifié les faits en se fondant, pour écarter tout enrichissement sans cause de VNF à leur détriment, sur ce qu'ils n'auraient pas été propriétaires des peupliers ;
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de MM. Bergès n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à MM. Robert et Jean-Pierre Bergès.
Copie en sera adressée à l'établissement public Voies navigables de France et au département de Lot-et-Garonne.
Délibéré à l'issue de la séance du 2 décembre 2021 où siégeaient : M. Pierre Collin, président de chambre, présidant ; M. Hervé Cassagnabère, conseiller d'Etat et M. D A, maître des requêtes-rapporteur.
Rendu le 22 décembre 2021.
Le président :
Signé : M. Pierre Collin
Le rapporteur :
Signé : M. Jean-Marc Vié
La secrétaire :
Signé : Mme C B
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026