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AccueilJurisprudence administrativeN° 450182

Conseil d'État — Décision N° 450182

vendredi 25 février 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier450182
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:450182.20220225
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation5ème chambre jugeant seule
Avocat requérantLE PRADO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme A B a demandé au tribunal administratif de Montreuil de condamner l'Etat à lui verser la somme de 55 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en l'absence de proposition de logement par l'Etat dans les délais impartis à la suite de la décision du 13 janvier 2016 de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis, et de prononcer la liquidation de l'astreinte fixée par un jugement du 16 décembre 2016 de ce tribunal. Par un jugement n° 1905823 du 17 novembre 2020, le tribunal administratif a rejeté sa demande.

Par une ordonnance n° 20PA04200 du 25 février 2021, le président de la cour administrative d'appel de Paris a transmis au Conseil d'Etat la requête de Mme B, enregistré au greffe de la cour administrative d'appel le 23 décembre 2020.

Par ce pourvoi et un nouveau mémoire, enregistré le 12 juillet 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Ségolène Cavaliere, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de Mme Cécile Barrois de Sarigny, rapporteure publique.

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Le Prado - Gilbert, avocat de Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation du jugement du tribunal administratif de Montreuil qu'elle attaque, Mme B soutient qu'il est entaché :

- d'irrégularité en ce qu'il rejette comme irrecevables ses conclusions tendant à la liquidation de l'astreinte, sans l'avoir invitée au préalable à les régulariser par la production d'une requête distincte ;

- d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit en ce qu'il estime que son loyer de n'est pas inadapté à ses capacités financières ;

- de dénaturation des faits en ce qu'il estime que son logement n'est pas sur-occupé et sa surface pas inadaptée.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de Mme B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée à la ministre de la transition écologique. 450182

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