mardi 28 décembre 2021
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 450868 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2021:450868.20211228 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SARL DIDIER-PINET |
Vu la procédure suivante :
M. B E et Mme C F ont demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 27 mars 2017 par lequel le maire de Peyriac-de-Mer (Aude) a délivré à la société civile de construction-vente Ecrin du Doul un permis de construire pour l'édification de onze logements individuels et de deux logements collectifs, ensemble les décisions implicites de rejet résultant du silence gardé par le maire sur leur recours gracieux tendant au retrait de cet arrêté.
Par un jugement avant dire droit n° 1704221, 1704490, 1704556 du 9 novembre 2018, le tribunal administratif de Montpellier a sursis à statuer, sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, sur la légalité de l'arrêté du 27 mars 2017 et des décisions de rejet de leur recours gracieux et a invité les parties à justifier, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement, de l'éventuelle délivrance d'un permis de construire modificatif permettant d'assurer la conformité du projet aux dispositions méconnues du code de l'urbanisme et du règlement du plan local d'urbanisme de la commune.
Par le jugement mettant fin à l'instance n° 1704221, 1704490, 1704556 du
24 mai 2019, le tribunal a rejeté la demande des requérants.
Par un arrêt n° 19MA03356 du 19 janvier 2021, la cour administrative d'appel de Marseille a, sur appel de M. E et Mme F, réformé ce jugement et annulé l'arrêté attaqué en ce qu'il autorise une superficie insuffisante d'aire de stationnement, rejeté le surplus des conclusions tendant à l'annulation des jugements des 9 novembre 2018 et 24 mai 2019 du tribunal administratif de Montpellier et des permis de construire initial et modificatifs délivrés les 27 mars 2017, 7 novembre 2018 et 13 février 2019 à la société Ecrin du Doul.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés le 19 mars, le 21 et le 23 juin 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. E et Mme F demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Peyriac-de-Mer la somme de
4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. François Weil, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Didier-Pinet, avocat de M. E et de Mme F ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'ils attaquent, M. E et Mme F soutiennent que la cour administrative d'appel de Marseille a :
- dénaturé les pièces du dossier en retenant, pour écarter le moyen tiré de la méconnaissance par l'arrêté attaqué des dispositions des articles L. 121-13 du code de l'urbanisme et UB1 du règlement local d'urbanisme de la commune de Peyriac-de-Mer, que le projet autorisé ne conduisait pas à étendre ou à renforcer de manière significative l'urbanisation du quartier ni à en modifier de façon importante les caractéristiques par une augmentation sensible de la densité des constructions ;
- dénaturé les pièces du dossier en retenant, pour écarter le moyen tiré de la méconnaissance par l'arrêté attaqué des dispositions de l'article UB13 du règlement local d'urbanisme de la commune de Peyriac-de-Mer, qu'il ressortait du plan de masse et du plan de stationnement que la surface d'espaces libres et le nombre d'arbres à haute tige prévus figuraient dans le dossier de demande de permis de construire ;
- dénaturé les pièces du dossier en retenant, pour écarter le moyen tiré de la méconnaissance par l'arrêté attaqué des dispositions de l'article UB1 du règlement local d'urbanisme de la commune de Peyriac-de-Mer, que le ruisseau de La Bade était canalisé depuis toujours sous l'entier terrain d'assiette du projet ;
- dénaturé les pièces du dossier en écartant le moyen tiré de la méconnaissance par l'arrêté attaqué des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme au motif que le risque d'inondation du terrain d'assiette n'était pas établi ;
- dénaturé les pièces du dossier en écartant le moyen tiré de la méconnaissance par l'arrêté attaqué des dispositions de l'article UB6 du règlement local d'urbanisme de la commune de Peyriac-de-Mer.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de M. E et de Mme F n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B E et à Mme C F.
Copie en sera adressée à la commune de Peyriac-de-Mer et à la SCCV Ecrin du Doul.
Délibéré à l'issue de la séance du 9 décembre 2021 où siégeaient : M. Nicolas Boulouis, président de chambre, présidant ; M. Jean-Yves Ollier, conseiller d'Etat et
M. François Weil, conseiller d'Etat-rapporteur.
Rendu le 28 décembre 2021.
Le Président :
Signé : M. Nicolas Boulouis
Le rapporteur :
Signé : M. François Weil
La secrétaire :
Signé : Mme D A
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026