LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 451892

Conseil d'État — Décision N° 451892

jeudi 14 avril 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier451892
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:451892.20220414
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP GUÉRIN - GOUGEON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

La Mutualité Française de Loire et Haute-Loire - Services de soins et d'accompagnement mutualistes (MFL SSAM) a demandé au tribunal administratif de Lyon, d'une part, d'annuler les titres exécutoires n° 1527 (9 mai 2018), n° 5365 (20 décembre 2017), n° 1522 (17 mai 2017), n° 4703 (7 décembre 2016), n° 2722 (3 août 2016), n° 845 (27 mai 2015), n° 4620 (17 décembre 2014), n° 2971 (3 septembre 2014), n° 4072 (27 novembre 2013), n° 4811 (24 décembre 2014), n° 1877 (16 juin 2014), et n° 846 (27 mai 2015), émis à son encontre par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne pour un montant total de 103 115,23 euros, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux, et, d'autre part, de la décharger du paiement des sommes correspondantes. Par une ordonnance n° 1808829 du 22 novembre 2019, prise sur le fondement du 6° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Lyon a fait droit à cette demande.

Par une ordonnance n° 20LY00272 du 20 avril 2021, enregistrée le même jour au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le président de la cour administrative d'appel de Lyon a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 21 janvier 2020 au greffe de cette cour, présentée par le CHU de Saint-Etienne.

Par ce pourvoi et par un nouveau mémoire, enregistré le 27 juillet 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le CHU de Saint-Etienne demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler l'ordonnance du 22 novembre 2019 ;

2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter la demande de première instance de la MFL SSAM ;

3°) de mettre à la charge de la MFL SSAM la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Agnès Pic, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de Mme Marie Sirinelli, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Spinosi, avocat du centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne et à la SCP Guérin, Gougeon, avocat de la société Mutualite Francaise Loire et Haute Loire-Services de soins et d'accompagnement mutualistes ;

Considérant ce qui suit :

1. La Mutualité Française de Loire et Haute-Loire - Services de soins et d'accompagnement mutualistes (MFL SSAM) a demandé au tribunal administratif de Lyon l'annulation des titres exécutoires n° 1527 (9 mai 2018), n° 5365 (20 décembre 2017), n° 1522 (17 mai 2017), n° 4703 (7 décembre 2016), n° 2722 (3 août 2016), n° 845 (27 mai 2015), n° 4620 (17 décembre 2014), n° 2971 (3 septembre 2014), n° 4072 (27 novembre 2013), n° 4811 (24 décembre 2014), n° 1877 (16 juin 2014), et n° 846 (27 mai 2015) émis par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne pour le recouvrement des frais inhérents à la gestion des internes mis à la disposition de la clinique mutualiste.

2. La présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Lyon a fait droit à cette demande aux motifs que le transport sanitaire, dont le CHU de Saint-Etienne demandait le paiement, a été effectué par la structure mobile d'urgence et de réanimation relevant de cet établissement, à partir de la MFL SSAM sans retour dans cet établissement dans le délai de quarante-huit heures et dans le cadre de la mission de service public d'aide médicale d'urgence dont il est chargé en application des dispositions des articles L. 6112-1, L. 6311-1 et R. 6123-1 du code de la santé publique. La présidente de la 1ère chambre du tribunal n'a, ce faisant, pas statué sur le litige dont elle était saisi, qui portait, comme il a été dit, sur la participation de la MFL SSAM aux frais de gestion des internes dépendant du CHU de Saint-Etienne mis à sa disposition en application d'une convention signée le 3 juillet 2013. Le CHU de Saint-Etienne est, par suite, fondé à demander l'annulation, pour ce motif, de son ordonnance, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre moyen du pourvoi.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la MFL SSAM une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge du CHU de Saint-Etienne qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : L'ordonnance du 22 novembre 2019 de la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Lyon est annulée.

Article 2 : L'affaire est renvoyée au tribunal administratif de Lyon.

Article 3 : Les conclusions présentées par les parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente décision sera notifiée au centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne et à la Mutualité Française de Loire et Haute-Loire - Services de soins et d'accompagnement mutualistes.

Délibéré à l'issue de la séance du 24 mars 2022 où siégeaient : Mme Gaëlle Dumortier, présidente de chambre, présidant ; M. Damien Botteghi, conseiller d'Etat et Mme Agnès Pic, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteure.

Rendu le 14 avril 2022.

La présidente :

Signé : Mme Gaëlle Dumortier

La rapporteure :

Signé : Mme Agnès Pic

La secrétaire :

Signé : Mme A B

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026