mercredi 6 avril 2022
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 452675 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2022:452675.20220406 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | THOUVENIN, COUDRAY, GREVY |
Vu la procédure suivante :
M. A C a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 20 novembre 2014 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé la société BVA à procéder à son licenciement pour faute, ainsi que la décision du 8 juillet 2015 par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours hiérarchique contre cette décision. Par un jugement nos 1505879, 1506927 du 7 décembre 2017, le tribunal administratif a rejeté les demandes de M. C.
Par un arrêt n° 18VE00172 du 18 mars 2021, la cour administrative d'appel de Versailles, d'une part, a annulé le jugement du tribunal administratif en tant qu'il porte sur la décision de la ministre du travail du 8 juillet 2015 ainsi que cette décision, et, d'autre part, a rejeté l'appel de M. C en tant qu'il portait sur la décision de l'inspectrice du travail du 20 novembre 2014.
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 18 mai et 18 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. C demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à ses conclusions d'appel ;
3°) de mettre solidairement à la charge de l'Etat et de la société BVA la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Laurent Cabrera, conseiller d'Etat,
- les conclusions de M. Frédéric Dieu, rapporteur public ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Thouvenin, Coudray, Grevy, avocat de M. C ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles qu'il attaque, M. C soutient qu'il est entaché :
- d'erreur de droit et d'insuffisance de motivation en ce qu'il juge que le refus qu'il a opposé au changement de ses conditions de travail était fautif, sans rechercher si la modification de son lieu de travail, qui avait pour effet de l'isoler de sa communauté de travail et de rendre plus difficile l'exécution de ses fonctions représentatives, était de nature à justifier son refus ;
- d'erreur de droit en ce qu'il écarte le moyen tiré de ce que l'autorité de chose jugée dont était revêtu l'arrêt de la cour d'appel de Versailles du 1er octobre 2014 faisait obstacle à ce que l'inspecteur du travail autorise un projet de licenciement fondé sur son refus de modification de son lieu de travail ;
- d'inexacte qualification juridique des faits en ce qu'il juge que son refus de rejoindre l'affectation d'enquêteur téléphonique sur le site de Montrouge caractérisait une faute d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement, alors qu'un tel poste était incompatible avec la classification sur laquelle il aurait dû être reclassé en exécution de l'arrêt de la cour d'appel de Versailles du 1er octobre 2014 ;
- de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'il juge que l'ensemble des éléments qu'il avait invoqués n'étaient pas de nature à démontrer le caractère discriminatoire du projet de licenciement de la société BVA.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le pourvoi de M. C n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A C.
Copie en sera adressée à la société BVA ainsi qu'à la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion.
Délibéré à l'issue de la séance du 24 février 2022 où siégeaient : Mme Fabienne Lambolez, conseillère d'Etat, présidant ; Mme Carine Soulay, conseillère d'Etat et M. Laurent Cabrera, conseiller d'Etat-rapporteur.
Rendu le 6 avril 2022.
La présidente :
Signé : Mme Fabienne Lambolez
Le rapporteur :
Signé : M. Laurent Cabrera
La secrétaire :
Signé : Mme A B03PE91N3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026