LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° 453109

Conseil d'État — Décision N° 453109

vendredi 22 avril 2022

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier453109
ECLIECLI:FR:CECHS:2022:453109.20220422
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation8ème chambre jugeant seule
Avocat requérantTHOUVENIN, COUDRAY, GREVY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. C D a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du 29 juillet 2016 par laquelle le président du Centre national d'art et de culture (CNAC) Georges Pompidou a prononcé son avancement en tant que cette mesure n'a pris effet que le 1er janvier 2016, de condamner le CNAC Georges Pompidou à lui verser la somme de 125 000 euros, assortie des intérêts et de leur capitalisation, en réparation des préjudices subis du fait de fautes commises dans la gestion de sa carrière, et d'enjoindre au président de ce centre de prononcer son avancement au sein du groupe IV à compter du 2 mai 2002, ou à titre subsidiaire, du 1er janvier 2014, ou à défaut de réexaminer cette date d'effet dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Par un jugement n° 1613730 du 10 octobre 2018, ce tribunal a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 18PA03891 du 30 mars 2021, la cour administrative d'appel de Paris, après avoir annulé ce jugement et statuant par la voie de l'évocation, a condamné le CNAC Georges Pompidou à verser à M. D la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice qu'il a subi du fait de l'absence d'entretien annuel à compter de l'année 2012 et rejeté le surplus des conclusions des parties.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 31 mai et 31 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. D demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler l'article 4 de cet arrêt ;

2°) réglant l'affaire au fond dans cette mesure, de faire droit à son appel ;

3°) de mettre à la charge du Centre national d'art et de culture Georges Pompidou la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code du travail ;

- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 82-451 du 28 mai 1982 ;

- le décret n° 82-453 du 28 mai 1982 ;

- le décret n° 84-38 du 18 janvier 1984 ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le décret n° 92-1351 du 24 décembre 1992 ;

- le statut du personnel contractuel du Centre national d'art et de culture Georges

Pompidou ;

- le code de justice administrative ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Alexandre Lapierre, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Romain Victor, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Thouvenin, Coudray, Grevy, avocat de M. D ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'article 4 de l'arrêt qu'il attaque, M. D soutient que la cour administrative d'appel de Paris :

- s'est méprise sur la portée de ses écritures d'appel et a commis une erreur de droit en jugeant qu'il n'invoquait aucune circonstance de droit qui aurait imposé au Centre national d'art et de culture Georges Pompidou de régulariser sa situation en prononçant sa promotion avec effet rétroactif à une date antérieure au 1er janvier 2016 ;

- a commis une erreur de droit en se fondant, pour apprécier la nature et le niveau de ses fonctions, sur la seule mention de ses missions en tant que chargé de production micro-informatique relevant du groupe III du statut du personnel contractuel de l'établissement public ;

- a dénaturé les pièces du dossier en estimant que les fonctions qu'il a effectivement exercées n'étaient pas assimilables à celles de chef de projet relevant du groupe IV de ce statut ;

- par voie de conséquence, a inexactement qualifié les faits en jugeant que la responsabilité de l'administration ne pouvait être engagée à raison de l'illégalité de la décision du 29 juillet 2016, de l'absence de reconnaissance de ses compétences, du caractère tardif de sa promotion au groupe IV du statut, du défaut d'établissement de fiches de poste et d'avenants à son contrat correspondant à la réalité des missions exercés, ainsi que de l'absence de prise en compte de sa charge de travail effective pour déterminer son temps de travail et sa rémunération ;

- l'a insuffisamment motivé, faute de répondre au moyen tiré de ce que le délai de la prescription quadriennale des créances sur les personnes publiques avait été interrompu par l'action qu'il avait introduite devant le tribunal des affaires de sécurité sociale en vue de faire reconnaître le caractère d'accident de travail de sa tentative de suicide ;

- l'a entaché de dénaturation en évaluant à 2 000 euros le montant du préjudice qu'il a subi du fait de l'absence d'entretiens professionnels annuels à compter de l'année 2012 ;

- a commis une erreur de droit et dénaturé les faits et les pièces du dossier en estimant que les agissements qu'il a mis en cause n'étaient pas, par leur accumulation et leur convergence, de nature à caractériser l'existence d'un harcèlement moral ;

- a commis une erreur de droit et dénaturé les faits et les pièces du dossier en jugeant que le Centre national d'art et de culture Georges Pompidou n'avait pas manqué à ses obligations en matière de protection de la santé de ses agents.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. D n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. C D.

Copie en sera adressée au Centre national d'art et de culture Georges Pompidou.

Délibéré à l'issue de la séance du 17 mars 2022 où siégeaient : M. Pierre Collin, président de chambre, présidant ; M. Mathieu Herondart, conseiller d'Etat et M. Alexandre Lapierre, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.

Rendu le 22 avril 2022.

Le président :

Signé : M. Pierre Collin

Le rapporteur :

Signé : M. Alexandre Lapierre

La secrétaire :

Signé : Mme B A

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions