jeudi 30 décembre 2021
| Juridiction | Conseil d'État |
| Section | Section du Contentieux |
| N° Dossier | 453601 |
| ECLI | ECLI:FR:CECHS:2021:453601.20211230 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre jugeant seule |
| Avocat requérant | SCP BAUER-VIOLAS, FESCHOTTE-DESBOIS, SEBAGH |
Vu la procédure suivante :
M. et Mme A C ont demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler la décision implicite par laquelle le maire de Prades-d'Aubrac (Aveyron) a rejeté leur demande d'attribution de terres agricoles situées, dans cette commune, au sein de la section de commune de Born, présentée sur le fondement de l'article L. 2411-10 du code général des collectivités territoriales, et d'enjoindre à la commune de leur attribuer les terres sollicitées ou de réexaminer leur demande. Par un jugement n ° 1304589 du 9 mars 2016, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leur demande.
Par un arrêt n° 16BX01600 du 22 juin 2018, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel que M. et Mme C ont formé contre ce jugement.
Par une décision n° 423455 du 25 juin 2020, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté par M. et Mme C, a annulé cet arrêt et renvoyé l'affaire devant la cour administrative d'appel de Bordeaux.
Par un arrêt n° 20BX02037 du 13 avril 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux, d'une part, a annulé le jugement du tribunal administratif de Toulouse du 9 mars 2016 et la décision implicite par laquelle le maire de Prades d'Aubrac a rejeté la demande de M. et Mme C d'attribution de terres agricoles situées, dans cette commune, au sein de la section de Born et, d'autre part, a enjoint au maire de Prades-d'Aubrac de procéder au réexamen de la demande présentée par ces derniers dans le délai de trois mois à compter de la notification de son arrêt.
Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat les 14 juin et 14 septembre 2021, la commune de Prades-d'Aubrac et la section de Born demandent au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler cet arrêt ;
2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter l'appel de M. et Mme C ;
3°) de mettre à la charge de M. et Mme C la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Laurent-Xavier Simonel, conseiller d'Etat en service extraordinaire,
- les conclusions de Mme Marie-Gabrielle Merloz, rapporteure publique ;
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Célice, Texidor, Perier, avocat de la commune de Prades-d'Aubrac et de section de commune de Born ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".
2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elles attaquent, la commune de Prades-d'Aubrac et la section de Born soutiennent que la cour administrative d'appel de Bordeaux :
- a méconnu les règles d'administration de la preuve et commis une erreur de droit en ne se bornant pas à rechercher les limites de la section de Born telles qu'elles résultent uniquement de son acte constitutif datant du 19 octobre 1564 ;
- a commis une erreur de droit en reconnaissant l'autorité de la chose jugée à un arrêt du 5 août 1845 de la cour d'appel de Montpellier ;
- a dénaturé les pièces du dossier qui lui été soumis en incluant le hameau de Belnom dans les limites de la section de Born contrairement aux énonciations de l'acte constitutif de cette section de commune et l'a insuffisamment motivé en ne citant pas les énonciations déterminantes de cet acte constitutif ;
- l'a insuffisamment motivé et a dénaturé les pièces du dossier en interprétant l'acte constitutif de la section de commune de Born en fonction d'un plan cadastral de la commune d'Aurelle qui ne porte pas sur la délimitation des sections de commune ;
- l'a insuffisamment motivé, a dénaturé les pièces du dossier et a commis une erreur de droit en se fondant sur des actes du XIIIème siècle pour juger que les habitants du hameau de Belnom avaient acquis des droits sur les parcelles en litige avant 1564 sans rechercher si ces actes avaient pu conférer à ces habitants des droits à titre perpétuel ;
- l'a insuffisamment motivé et a dénaturé les pièces du dossier en ne répondant pas à leur argumentation qui dénonçait la confusion entretenue par M. et Mme C dans la détermination des limites et biens respectifs des sections de commune en présence et démontrait que les habitants du hameau de Belnom ne relèvent pas de la section de Born mais d'une section différente susceptible de disposer de droits sur la forêt domaniale de la montagne de Tournecoupe et Treize vents mais non sur les pâtures du fond de cette montagne ;
- a inexactement qualifié les faits en reconnaissant à M. et Mme C la qualité d'ayants droit prioritaires de la section de Born.
3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.
D E C I D E :
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Article 1er : Le pourvoi de la commune de Prades-d'Aubrac et de la section de commune de Born n'est pas admis.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à la commune de Prades-d'Aubrac et à la section de commune de Born.
Copie en sera adressée à M. et Mme C.
Délibéré à l'issue de la séance du 2 décembre 2021 où siégeaient : M. Guillaume Goulard, président de chambre, présidant ; M. Christian Fournier, conseiller d'Etat et M. Laurent-Xavier Simonel, conseiller d'Etat en service extraordinaire-rapporteur.
Rendu le 30 décembre 2021.
Le Président :
Signé : M. Guillaume Goulard
Le rapporteur :
Signé : M. Laurent-Xavier Simonel
La secrétaire :
Signé : Mme B D
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026